Une ville américaine interdit à sa police d’être entraînée par l’armée criminelle israélienne

Le Conseil municipal de la ville américaine de Durham, en Caroline du Nord, a voté à l’unanimité pour interdire au service de police de la ville les échanges internationaux  au cours desquels les officiers reçoivent une « formation de type militaire ».

Une motion qui a pour conséquence directe d’interdire la formation et les échanges entre le département de police de Durham et l’armée israélienne.

« Le Conseil s’oppose aux échanges internationaux avec n’importe quel pays ou entité dans lequel les officiers de Durham reçoivent une formation de type militaire puisque ces échanges ne soutiennent pas le type de police que nous voulons ici dans la ville de Durham », peut-on lire dans le texte.

Née d’une pétition créée l’automne dernier par « Jewish Voice for Peace », un groupe qui soutient le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) ciblant l’entité sioniste criminelle, la résolution a réuni plusieurs partenaires sous le slogan « Demilitarize ! from Durham2Palestine ».

Selon la pétition, « l’armée israélienne et la police israélienne ont une longue histoire de violence et de dommages contre le peuple palestinien et les Juifs de couleur. Ils persistent à utiliser des tactiques d’assassinats extrajudiciaires, d’usage de force excessive, de profilage racial et de répression des mouvements pour la justice sociale. Ces tactiques militarisent davantage les forces de police américaines qui s’entraînent en Israël, et cette formation aide la police à terroriser les communautés noires et brunes ici aux États-Unis. De plus, de telles pratiques érodent nos droits constitutionnels à l’application régulière de la loi, à la liberté d’expression et à la liberté de réunion ».

Le texte a appelé la ville à « mettre fin immédiatement à tout partenariat que le département de police de Durham a, ou pourrait conclure, avec l’armée israélienne et/ou la police israélienne ».

Le chef de police C.J. Davis a déclaré « il n’y avait eu aucun effort pendant que j’étais chef de police pour initier ou participer à un échange avec Israël, et je n’ai aucune intention de le faire ». Certains membres du Conseil municipal se sont également demandé pourquoi une telle résolution était nécessaire, étant donné qu’aucun échange de ce genre n’était prévu.

Cependant, on sait que l’ancien chef de la police Jose Lopez a passé une semaine en formation en Israël pendant son mandat, même si ce dernier s’est défendu en affirmant que les formations en question n’impliquaient pas une « militarisation ». L’ancien responsable de police a déclaré que les thèmes portaient sur le leadership, la connaissance du terrorisme, et la gestion des situations de catastrophe de masse. Quand on sait comment les forces armées du régime sioniste criminel « gèrent » ce qu’elles appellent le « terrorisme », comme on peut le voir actuellement sur les écrans télés du monde entier, avec le meurtre de sang-froid de civils non-armés qui manifestent depuis le 30 mars dans le cadre de la « marche du retour », on peut se poser des questions sur le contenu de ces formations…

Ainsi, les militants à l’origine de ce texte de loi affirment que les agences américaines qui s’entraînent avec les forces de sécurité israéliennes ne peuvent que militariser la police US dont la mission est une mission civile et non pas une mission de contrôle de la population.

Noah Rubin-Blose de la section Triangle de « Jewish Voice for Peace » a déclaré après le vote : « Abolir les échanges policiers entre Durham et Israël est un pas vers une véritable sécurité communautaire qui se soucie des besoins des gens et qui n’est pas modelée sur l’occupation et l’apartheid ».

S’appuyant sur des similitudes entre le traitement israélien des Palestiniens et le traitement de la police de Durham des Afro-américains et d’autres minorités, le militant Ajamu Dillahunt qui fait partie du « Black Youth Project » a déclaré que « la force de défense israélienne terrorise le peuple palestinien, tout comme le département de police de Durham qui brutalise et terrorise les communautés noires et de couleur ».

 

Le Parti Anti Sioniste félicite les initiateurs de cette pétition qui a abouti à l’interdiction des échanges entre la police de la ville de Durham et les forces armées criminelles israéliennes.

Nous espérons que d’autres cas suivront, notamment dans notre pays, la France, où les citoyens conscients doivent, de la même manière, mettre la pression sur les personnages politiques, élus, hauts fonctionnaires et autres, afin d’interdire toute coopération avec cette entité sioniste meurtrière et coloniale.

Il est temps de mettre cet état infanticide à la place qu’il mérite: au ban des nations de notre planète.

Tout comme cela avait été fait avec l’Afrique du sud du temps de l’apartheid, il faut impérativement isoler cette entité terroriste et raciste, qui s’écroulera alors comme un château de sable.

Il faut comprendre que toute coopération avec le régime barbare israélien nous rend irrémédiablement complices de ses crimes et tache nos mains du sang de ses victimes innocentes.