Une base US aux frontières algériennes

D’après les informations de la revue américaine « The Intercept », faisant suite à celles de l’Agence « Associated Press » quelques semaines plus tôt, l’armée US est en train d’édifier un complexe militaire de grande envergure à Agadez, au Niger, à 300 km des frontières algériennes.

Il s’agit d’une base de drones de 800 hectares qui devrait être opérationnelle en 2019 et dont le coût devrait dépasser le quart de milliard de dollars à son achèvement total en 2024.

Dotée d’une piste de 2km de long et 45 mètres de large, ce site stratégique doit accueillir des drones armés tels que le fameux « MQ-9 Reaper », mais aussi des avions cargo C-17 beaucoup plus lourds pouvant acheminer des matériels militaires ainsi que des avions de transport de troupes.

Il s’agit du plus important complexe militaire que va s’offrir l’armée US à l’étranger, selon les confidences d’un porte-parole de l’US Air Force auprès de « The Intercept » dans son édition datée du 21 août et qui révèle que cette base va éclipser la base aérienne d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis et celle de Phan Rang, au sud du Viêtnam, datant de 1969 et pouvant accueillir au moins 150 avions.

Une base que Washington souhaitait, absolument édifier dans le sud de l’Algérie, à Tamanrasset, pour des raisons stratégiques et logistiques, mais également politiques.

En effet, cela aurait impliqué d’associer Alger de manière plus étroite à la lutte soi-disant anti-terroriste de Washington, qui est n’est en réalité qu’une politique purement impérialiste visant à contrôler et à sécuriser les ressources énergétiques régionales.

Bien heureusement, et toujours fidèle à ses positions historiques de non-ingérence et d’anticolonialisme, l’Algérie, en dépit des fortes pressions US, a réitéré son refus concernant l’implantation de bases militaires étrangères sur son sol. Une évidence tant cela est une question de souveraineté nationale.

Quoiqu’il en soit, l’édification de ce complexe militaire n’est, aucunement une bonne nouvelle pour la liberté des peuples de la région et il participe, encore plus à la militarisation d’un continent qui a beaucoup plus besoin d’aide économique que de la pseudo-protection des troupes US.

L’ « Empire » continue de tisser sa toile en Afrique dont les richesses continuent d’être exploitées et spoliées par des américano-sionistes,jamais rassasiés.

La lutte anti-terroriste a bon dos quand on sait que ces mêmes terroristes sont sponsorisés par les officines occidentales et financés par ses alliés des pétromonarchies du Golfe.

Le Parti Anti Sioniste s’insurge, évidemment contre la politique coloniale de l’administration américaine qui considère le continent africain comme son pré-carré en n’hésitant pas à y semer désordre et chaos pour le bien de ses intérêts propres.

Ses drones tueurs et ses troupes d’assassins ne sont pas les bienvenues et les peuples d’Afrique n’ont, nullement besoin de la protection de ce parrain malfaisant.

Le continent demeure la convoitise clairement affichée des grandes puissances dans le cadre du nouvel ordre mondial qu’elles entendent instaurer : un ordre où les peuples de la planète entière seraient soumis à leur hégémonie.

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