Tariq Ramadan mis en examen pour viols, et incarcéré

Selon une source judiciaire, l’islamologue et conférencier suisse Tariq Ramadan a été mis en examen à Paris vendredi 2 février au soir, pour « « viol et viol sur personne vulnérable », suite à deux plaintes pour des faits qu’il aurait commis en France en 2009 et 2012.

Après avoir passé deux jours en garde à vue, il a été placé en détention provisoire.

Petit-fils d’Hassan Al-Banna, fondateur de la confrérie égyptienne des Frères musulmans, Tariq Ramadan joui d’une influence certaine et bénéficie d’une large audience dans l’espace musulman francophone.

Cet intellectuel brillant, à la verve éloquente, a longtemps été la fierté de nombreux musulmans, heureux de le voir tenir la dragée haute à tout ce que l’espace médiatique offrait d’islamophobes et de sionistes en tous genres.

Car Tariq Ramadan, en antisioniste convaincu et assumé, a toujours eu à cœur de défendre la cause des palestiniens, occupés et opprimés par l’entité criminelle israélienne.

Les sionistes n’ont jamais pardonné à cette figure charismatique ses prises de position en faveur de la justice pour le peuple de Palestine et de la solution à un seul état.

Ils les lui font payer aujourd’hui, à travers leurs médias aux ordres, qui déversent leur fiel à longueur d’émissions sur celui qui n’est pour le moment condamné d’aucun crime.

Son incarcération n’est pour le moment basée que sur des accusations dont les preuves n’ont pas été fournies, et Tariq Ramadan est présumé innocent jusqu’à preuve du contraire.

Il est clair qu’à travers cet acharnement médiatique et judiciaire, l’objectif est de salir une nouvelle fois l’image de l’Islam, car de nombreux autres cas similaires n’ont pas subi le dixième de ce traitement.

« Un deux poids deux mesures » scandaleux qu’il faut condamner, à commencer par les musulmans qui doivent sortir de leur silence assourdissant concernant cette affaire.

Le Parti Anti Sioniste se joint au Centre Zahra France pour soutenir Tariq Ramadan et demander sa mise en liberté tant que sa culpabilité n’a pas été établi.
Nous condamnons également fermement l’attitude des instances judiciaires qui réservent à l’intellectuel musulman ce traitement particulier, alors qu’aucune preuve solide n’a pour le moment été présentée.

 

Yahia Gouasmi :

Président du Parti Anti Sioniste.

 

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