Le système syrien de défense aérienne a intercepté une attaque de missiles israélienne


Le système de défense anti-aérien Pantsir, déployé dans la périphérie de Damas. (Photo d’archives)

Pour la deuxième fois en l’espace de trois jours, Israël fait profil bas: trois des six missiles tirés cette fois contre Jamraya à l’ouest de Damas ont été interceptés.

Samedi, une autre localité dans la périphérie de la capitale avait été prise pour cible et là aussi, deux des cinq missiles tirés, avaient été détruits.

Alors que le journal israélien Yediot Aharonot présentait dans un récent article « ces tirs de missiles » illégaux comme étant « un carton rouge » brandi à l’adresse de l’Iran, les analystes y voient surtout « une alerte »:

les batteries de défense anti-aériennes Pantsir S1 qui protègent la capitale, fonctionnent visiblement de mieux en mieux au grand dam d’Israël qui devrait sans doute revoir son système de feu.

Car il ne s’agissait pas de n’importe quel missile israélien! Tel-Aviv a utilisé les  » LORA », un système de missiles tactiques sol-sol qui « atteignent leurs cibles à plus de 400 kilomètres, avec une précision de 10 mètres » ! Les israéliens disent que le système peut se camoufler sur des navires commerciaux, et peut tirer jusqu’à 16 missiles avant détection. Or les Pantsir syriens ont eu raison de trois des six LORA.

Rai al-Youm revient d’ailleurs sur cet énorme progrès à portée à la fois politique et militaire qui prouve que « la stratégie de Damas reste toujours la même, et ce, après sept ans de guerre: l’État repoussera toute agression étrangère même s’il vient de sortir de sept années de guerre acharnée contre les terroristes et leurs sponsors.

 

Dans ces attaques hystériques qu’Israël lance contre la Syrie, un point retient particulièrement l’attention:

qu’elles visent ou non les cibles syriennes, iraniennes ou le Hezbollah, aucune partie proche de Tel-Aviv ne réagit : pas un seul mot n’est prononcé par Washington pourtant si prompt à soutenir Israël à chaque fois qu’il commet un crime.

Idem du côté des Européens qui ne soufflent mot comme si de rien n’était. Et à ce silence, il y a une raison: Israël est parfaitement seul dans ce nouvel aventurisme qui vise à provoquer l’Iran et le Hezbollah voire la Russie.

Ni les Américains ni les Européens ne croient au discours maladivement alarmiste de Netanyahu quant à l’existence d’un danger iranien en Syrie, un discours qui, tout compte fait, est tenu dans l’objectif entre autres d’édulcorer les effets des problèmes domestiques de Netanyahu, le corrompu.

Et puis, les Américains et leurs alliés occidentaux n’ont nullement envie d’avoir à faire face à un Hezbollah particulièrement aguerri à la sortie de son expérience guerrière en Syrie.

Les seules parties qui soutiennent à demi-mot Tel Aviv restent les régimes arabes du golfe Persique, eux-mêmes bien empêtrés dans des crises multiples.

S’il y a une chose que les Israéliens ont intérêt à ne pas commettre, c’est de vouloir mettre à l’épreuve la patience de l’axe de la Résistance: après sa victoire quasi acquise en Syrie et en Irak, cet axe, bien revigoré, ne souhaite vraisemblablement pas ouvrir un nouveau front.

En d’autres termes, des « feux d’artifices » que Netanyahu fait tirer au dessus de Damas, ne l’impressionne guère.

Maintenant cela dépend d’Israël: s’il veut réellement aller jusqu’au bout et provoquer une confrontation, qu’il le fasse, au risque évidemment de voir, comme le disait le défunt commandant Al Kuntar (tué en 2015 en Syrie, NDLR), débarquer par centaine les commandos du Hezbollah dans la Galilée. Ce jour là, Israël sera encore plus seul.

Il ne peut compter ni sur les Américains ni sur les Saoudiens, encore moins sur les Russes dont les officiers ont été bien à l’œuvre au QG des unités de la DCA syrienne, ces trois derniers jours.

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