Retour sur la déclaration de Trump sur Al-Qods

Mercredi 6 décembre restera comme une date historique :

celle du jour où Donald Trump fut le premier président américain à prendre la décision de déclarer Al Qods, Jérusalem occupée, capitale de l’entité sioniste criminelle et d’y déplacer l’ambassade US.

« Il est temps d’officiellement reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël », a-t-il lancé lors d’une brève allocution depuis la Maison-Blanche.

Cette décision spectaculaire constitue une violation flagrante de la légalité internationale et des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’ONU.

Elle évacue également l’hypocrisie d’un soi-disant processus de paix et trahit l’allégeance de Washington aux intérêts de l’État-colon.

Suite à ce geste, le régime sioniste exulte, à l’image de son Premier ministre et criminel de guerre Benjamin Netanyahu, qui a salué un jour  » historique  » en laissant éclater sa joie sous les caméras du monde entier.

Il est intéressant de nous poser la question du timing et nous demander pourquoi cette décision intervient maintenant ?

Il y a d’abord le fait que la pression du lobby sioniste sur Trump s’est fortement intensifiée ces derniers mois, atteignant son point culminant avec l’inculpation récente de son ancien conseiller Michael Flynn, dans le cadre de l’enquête sur la supposée ingérence de la Russie dans la présidentielle US.

Une inculpation qui faisait planer une épée de Damoclès au-dessus de la tête du président US, qui était le prochain sur la liste. Avec ce gage donné au puissant lobby, Trump a éloigné la menace d’une éventuelle destitution qui s’annonçait pour lui.

L’autre raison qui a poussé les sionistes à précipiter cette annonce est à visée de politique intérieure.
En effet, face aux échecs successifs de ses complots pour imposer son hégémonie aux peuples du Moyen-Orient (Syrie, Kurdistan, Yémen, Liban etc …), l’entité sioniste avait besoin de redorer son blason auprès d’une opinion publique israélienne que l’inquiétude et les doutes commençaient à ronger sérieusement et à qui, il était urgent de redonner confiance.

Un autre objectif de cette décision est de déclencher la colère du monde arabo-musulman, en poussant ses masses populaires à la révolte et à des réactions violentes, qui seront utilisées par l’entité sioniste pour se victimiser et légitimer ses futures interventions contre les peuples du Moyen-Orient.

Enfin, le dernier but de la déclaration de Trump est d’enterrer tout processus de paix. En effet, le geste du président américain est clair dans le sens où il montre à la face du monde que les sionistes ne souhaitent aucunement la paix. Ils veulent une Jérusalem unifiée comme capitale, pour un État dont les Palestiniens seraient exclus.

Le Parti Anti Sioniste condamne avec la plus grande fermeté cette décision, qui est une injustice de plus parmi celles que le peuple palestinien subit depuis près de 70 ans.
Cependant, nous gardons confiance dans la volonté sans faille de la Résistance antisioniste, sous toutes ses formes.

Nous rappelons également à tous les pessimistes, qu’à chaque moment de l’Histoire où une concession a été accordée à l’entité sioniste, cette dernière a crié victoire en pensant se renforcer, alors qu’en réalité elle s’en retrouvait encore plus affaiblie.

Nul doute que comme tous leurs plans récents, qui sont tombés à l’eau les uns après les autres, cette décision se retournera très vite contre les sionistes, qui ne savent plus quoi faire pour ralentir leur chute et éloigner leur inéluctable destin :

la fin imminente de l’entité terroriste israélienne et de son idéologie diabolique.

Quant à l’administration américaine, porte-étendard de cette idéologie, elle démontre par cette décision qu’elle mérite amplement le surnom de « Grand Satan » dont l’avait affublé l’Imam Khomeiny à son époque, et ne fait que renforcer la malédiction qui pèse sur elle.

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