20 000 sites à risque au Moyen Orient et en Afrique du Nord

Alors que le groupe terroriste du pseudo État islamique mène une campagne de vandalisme et de nettoyage culturel en Syrie et en Irak, un très grand nombre de sites archéologiques se trouve également en danger, aussi bien au Moyen Orient qu’en Afrique du Nord.

En effet, le projet Archéologie en danger au Moyen Orient et en Afrique du Nord (EAMENA) annonce l’effrayant nombre de 20000 sites au total en danger !

Cet organisme a lancé une base de données en ligne, en anglais et en arabe, afin d’attirer l’attention des responsables gouvernementaux des pays touchés et de les appeler à assumer les responsabilités qui leur incombent en prenant d’urgence les mesures de protection adéquates.

Les responsables du EAMENA ont développé une base de données spatiale qui indique le niveau de risque auquel est confronté chaque site archéologique, ainsi que son histoire.

Fondé en 2015, le projet est basé dans les universités d’Oxford, de Leicester et de Durham. Il est soutenu par l’œuvre caritative Arcadia, qui a remis 75 financements depuis 2002, pour un total de 207 millions de dollars, dans le but de « préserver la culture en danger. »

Vue la montée de l’extrémisme, ainsi que celle du pseudo État islamique dans la région moyenne-orientale, le besoin de cette préservation culturelle est devenu indispensable, voire crucial.

Selon un rapport publié en 2014 par un think-tank de droite, l’Institut Gatestone, intitulé « La destruction du Moyen-Orient », «  le patrimoine de plusieurs siècles a été effacé en un peu plus d’un an. » Ce qui pousse à se demander si cette destruction ne répond pas à un programme pré-établi que les incultes terroristes ne font qu’exécuter !

Dans la mesure où de nombreuses régions archéologiques à risque sont situées dans des zones ravagées par les guerres, « le projet utilise des images satellites pour enregistrer rapidement et rendre publiques les informations sur les sites archéologiques et les paysages qui sont menacés. »

Selon le site de l’EAMENA, « même si tous les dégâts et les menaces portés à l’archéologie de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ne peuvent être empêchés, ils peuvent être surveillés et atténués ».

Notons cependant que toutes les menaces ne proviennent pas uniquement des conflit armés. L’une des entrées de la base de données concerne la ville de Jéricho, en Cisjordanie, qui est située par le site dans l’ « État de Palestine ». C’est un site biblique majeur puisque des ruines de l’implantation, qui remontent à 9 000 ans avant le début de notre ère commune, ont été retrouvées pendant des fouilles archéologiques. Malheureusement, ce site est aujourd’hui considéré comme étant dans un état « pauvre». Les « facteurs d’impact potentiel sur les ressources » sont le développement et la construction.

Le Dr Robert Bewley qui dirige le projet EAMENA à l’université d’Oxford a déclaré :

« L’archéologie du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est exceptionnellement riche et variée, et donne un aperçu de certaines des cultures les plus précoces et les plus importantes de l’histoire humaine. »

Et, d’ajouter :

« Ceux qui cherchent à abîmer, délibérément les sites archéologiques attaquent notre héritage culturel commun. »

Avec les outils de cette base de données, le monde pourrait se rapprocher d’une surveillance archéologique.

Rappelons qu’en 2014, après s’être emparé de Mossoul, la deuxième ville irakienne, le pseudo EI avait vandalisé son musée qui renfermait d’inestimables objets des périodes assyrienne et hellénistique. Les groupes terroristes avaient également attaqué des sites, comme les anciennes cités de Hatra et Nimrod, non loin de Mossoul, vantant les destructions dans leurs vidéos.

L’UNESCO a qualifié « la démolition du musée de Mossoul et la destruction des vestiges archéologiques de Ninive (…) comme l’une des attaques les plus barbares contre le patrimoine de l’humanité ». « Ces crimes ne doivent pas rester impunis », selon l’institution.

Nous sommes attristés et consternés devant de telles situations. Vouloir détruire des vestiges appartenant au patrimoine de l’humanité revient à vouloir détruire l’humanité !

Ces méfaits donnent un aperçu sur la nature, obscure et obscurantiste de ces individus incultes.

N’oublions pas de signaler, par la même occasion, la responsabilité des forces, toutes aussi obscures et arrogantes, qui les manipulent, et qui, finalement, sont aussi coupables.

L’humanité se doit de reprendre son destin en main. Les peuples de par le monde se doivent de réagir, d’œuvrer de concert afin de débarrasser notre planète de ces fléaux que sont le sionisme et le wahhabisme!!!

Il y a urgence…

 

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