Partition de l’Irak : La France entre en jeu

Jeudi 5 octobre dernier, le président français Emmanuel Macron a proposé, lors d’un point de presse conjoint avec le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi en visite officielle à Paris, une médiation française dans le conflit entre Bagdad et Erbil depuis la tenue du referendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien le 25 septembre dernier.

Cette proposition a cependant été clairement rejetée par Haïder al-Abadi qui s’est déclaré ainsi contre toute ingérence étrangère dans cette affaire.

On rappelle que le référendum sur l’indépendance du Kurdistan autonome irakien, approuvé le 25 septembre, a entraîné une grave crise entre Bagdad et la région kurde, soumise depuis à un isolement économique de la part de l’État central, mais aussi des voisins turc et iranien, opposés à toute velléité d’indépendance kurde.

Officiellement, la France s’est positionnée contre la tenue du référendum et appelée au respect de l’intégrité territoriale irakienne.

En effet, évoquant la crise au Kurdistan, le président français a rappelé que Paris voulait « la stabilité de l’Irak, l’intégrité territoriale de l’Irak et un État fort en Irak ». Mais il a également souligné que la France restait « préoccupée par la situation des Kurdes ». « Nous plaidons pour la reconnaissance du droit des Kurdes dans le cadre de la Constitution irakienne », a ajouté Emmanuel Macron.

Les propos d’Emmanuel Macron rejoignent ceux tenus par les dirigeants des principaux pays occidentaux qui rejettent tous, en apparence, ce référendum.

Or, il est clair que la situation n’est pas aussi simple, et l’on se doute bien que si le président de la région kurde Massoud Barzani a organisé la tenue de ce référendum d’indépendance, c’est qu’il avait reçu des assurances de la part des grandes puissances occidentales qui, ne l’oublions pas, soutiennent financièrement et militairement les combattants kurdes associés à leur pseudo-combat contre les mercenaires de Daesh and Co.

Ainsi, il est fort possible que les pays occidentaux fassent mine, pour le moment, de s’opposer au scrutin, pour ensuite considérer qu’étant mis devant le fait accompli, il n’y ait d’autre choix que d’accepter l’indépendance du Kurdistan sous peine de se retrouver avec une nouvelle guerre dans la région.

Il suffit de voir qui se trouve aux côtés de Barzani pour comprendre que la position de la France va certainement très vite évoluer en faveur de l’indépendance des kurdes et de la création de ce nouvel État du Kurdistan.

En effet, on pouvait voir sur une photo prise à Erbil, le lendemain du scrutin sur l’indépendance du Kurdistan, les inénarrables militants sionistes Bernard-Henry Levy alias BHL, ainsi que Bernard Kouchner, aux côtés du président du gouvernement régional du Kurdistan d’Irak Massoud Barzani, entouré par plusieurs de ses ministres et conseillers, une ancienne ministre croate des affaires étrangères et un ex-diplomate américain.

Quand on connaît l’influence des deux agents sionistes sur la diplomatie française (voir l’affaire libyenne lors de laquelle BHL s’était quasiment substitué au ministre des Affaires étrangères de l’époque Alain Juppé, pour ordonner l’intervention française), on se doute que la reconnaissance par l’Élysée de l’indépendance du Kurdistan ne soit qu’une question de temps.

Quoiqu’il en soit, malgré les prises de position de façade en faveur de l’intégrité territoriale irakienne, il est clair qu’un plan « impérial » de partition de l’Irak est en route, et que la France, en tant que membre de cet empire américano-sioniste est partie prenante de ce projet.

Le Parti Anti Sioniste n’est pas dupe des agissements de notre gouvernement, qui en façade clame son opposition à la création d’un Kurdistan indépendant, alors qu’en sous-main, il soutient la partition de l’Irak, et de la région.

De notre côté, nous continuons à nous opposer à toute tentative de partition régionale et appelons au respect de l’intégrité territoriale irakienne et de tout autre pays.

 

 

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