Mur sioniste à la frontière israélo-libanaise : Beyrouth menace Tel-Aviv

Le Conseil supérieur de défense libanais (CSD) a donné, mercredi 7 février, ses directives pour empêcher l’entité sioniste israélienne de construire un mur le long de leur frontière commune et contrer cette  » agression « .

En effet, à la frontière israélo-libanaise, l’État illégitime projette de construire un mur en béton, malgré l’opposition de Beyrouth et de l’ONU, en plus de la clôture de sécurité qui existe déjà.

La construction de ce mur, haut de 7 mètres, a été décidée par les autorités sionistes, terrorisées par les déclarations de Seyed Hassan Nasrallah, qui a averti que lors de la prochaine guerre avec l’entité coloniale, la « Résistance » mènerait des actions offensives en direction de la Galilée.

À la mi-décembre, le président libanais Michel Aoun avait informé les Nations unies que le tracé du mur n’était pas conforme aux frontières reconnues internationalement.

En effet, l’ouvrage doit être construit sur la ligne bleue, délimitée lors du retrait israélien du Liban-Sud, en 2000. Or, le Liban conteste cette ligne et juge qu’elle ampute son territoire de centaines de milliers de mètres carrés.

Les autorités libanaises ont exprimé à plusieurs reprises leur opposition à la construction de ce mur et affirment que 13 points litigieux, sur lesquels « l’entité criminelle » compte édifier ce mur, se trouvent en territoire libanais. Ces 13 points frontaliers sont revendiqués par le Liban depuis 1923, date de la délimitation des frontières entre le Liban et la Palestine par le comité Paulet-Newcombe.

L’édification de cette barrière vise à perturber, selon l’aveu même des autorités sionistes, le flux d’échange commercial vers le sud du Liban et à renforcer par contre le transit de marchandises vers Israël. Avec ce mur, le Liban perdra une partie de ses terres qui renferme dans trois localités différentes des réserves de gaz.

Au début du mois de janvier dernier, des excavatrices et des bulldozers ont été acheminés à la frontière, sous forte escorte militaire israélienne, mais les travaux ont cependant été suspendus.

En effet, selon la chaîne de télévision « Al Mayadeen », l’armée libanaise aurait menacé d’ouvrir le feu si les excavatrices entreprenaient des travaux dans les zones revendiquées par le Liban. Parallèlement, Beyrouth a transmis aux casques bleus de la Finul, déployés le long de la frontière, une mise en garde à la partie israélienne, sur la nécessité de ne pas entreprendre des travaux dans les régions disputées.

Le président libanais Michel Aoun, le Premier ministre Saad Hariri et le président du parlement Nabih Berri ont accusé mardi dernier 6 janvier, l’entité sioniste criminelle de menacer la stabilité de la région en voulant ériger cet édifice le long d’une frontière qui est relativement calme depuis la guerre de 2006.

« Ce mur, s’il est érigé, sera considéré comme étant une agression en territoire libanais et constituera une violation claire de la résolution 1701 du conseil de sécurité de l’ONU », peut-on lire dans le communiqué publié à l’issue de la réunion du CSD.

« Le Conseil supérieur de défense a donné ses instructions pour contrer cette agression et empêcher Israël de construire le mur sur le sol libanais », a déclaré le Secrétaire général du Conseil dans un communiqué.

De son côté, le Hezbollah a prévenu fin janvier qu’il n’hésiterait pas à prendre pour cible l’armée israélienne en cas d’érection de cette barrière.

« Les militaires israéliens seront visés si Tel-Aviv continue ses travaux de construction d’un mur en béton haut de 7 mètres, à la frontière avec le Liban », a averti le Hezbollah dans un ultimatum transmis à l’entité sioniste par l’intermédiaire de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Le Parti Anti Sioniste met en garde l’entité criminelle israélienne contre la construction de ce mur, en totale infraction avec le droit international.

Coutumier du vol de territoires, le régime sioniste ferait mieux de ne pas prendre à la légère les menaces de toutes les parties libanaises, unanimes face à cette provocation.