Moscou : rencontre secrète des présidents syrien et russe !

Le président syrien Bachar al-Assad et le président russe Vladimir Poutine (Moscou, le Kremlin, 20/10/2015)
Le président syrien Bachar al-Assad et le président russe Vladimir Poutine (Moscou, le Kremlin, 20/10/2015)

Tandis que la Russie poursuit sa campagne de bombardements en Syrie, le président syrien Bachar al-Assad a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine lors d’une « visite de travail » à Moscou, le 20 octobre 2015.

La rencontre a porté sur la lutte contre le terrorisme et sur la poursuite des frappes russes en Syrie. Le président syrien a remercié son homologue russe pour son intervention militaire, sans laquelle « le terrorisme qui s’est répandu dans la région aurait gagné encore plus de terrain », tandis que le président russe a relevé les réussites de l’armée syrienne au sol, avant de déclarer que « compte-tenu de la dynamique positive obtenue lors des actions militaires, un règlement durable peut être atteint sur la base d’un processus politique avec la participation de toutes les forces politiques, des groupes ethniques et religieux. En fin de compte, le dernier mot doit appartenir au peuple syrien ».

 

La rencontre de messieurs al-Assad et Poutine montre leur détermination à lutter ensemble contre le terrorisme, lutte qui sera décisive pour la suite des événements. La victoire de cette première étape permettra à la Syrie de passer à l’étape de la négociation politique, à savoir réunir autour d’une table tous les Syriens, quelles que soient leurs appartenances politique, religieuse ou ethnique.

 

La visite de Bachar al-Assad en Russie montre aussi que la Russie souhaite peser de tout son poids dans la résolution du conflit syrien, qui dure depuis mars 2011. L’accueil du président syrien à Moscou souligne, par ailleurs, la confiance que témoigne Vladimir Poutine aux dirigeants syriens actuels. Le président russe compte agir dans le sens d’une stabilisation de la position de Bachar al-Assad en Syrie. Il va, en effet, falloir composer avec le président syrien lors des prochaines négociations et lors de la formation d’un gouvernement de transition.

 

La rencontre, tenue secrète jusqu’au lendemain, signe la fin de l’hégémonie américano-sioniste et relègue la diplomatie américaine au second plan de la scène du Moyen-Orient, même si le discours des Etats-Unis a changé. En effet, le départ immédiat de Bachar al-Assad n’est plus la condition pour la poursuite des négociations, il serait même propice aux « risques de revanchisme, de pertes et de vengeance », selon le chef de la diplomatie américaine John Kerry.

En prêtant main forte à Bachar al-Assad, la Russie ébranle l’équilibre stratégique mondial où désormais, les Etats-Unis et leurs alliés sionistes ne détiennent plus le monopole des décisions dans le dossier du Moyen-Orient.

 

Quant à la condamnation de la visite du président syrien à Moscou par les puissances occidentales et à leur tête, les Etats-Unis, elle souligne leur politique incohérente ; d’un côté, ils se disent déterminés à venir à bout du terrorisme et d’un autre côté, ils condamnent l’aide russe apportée à la Syrie qui, dans les faits, est le seul pays à lutter contre le terrorisme. En réalité, les puissances occidentales sionistes sentent proches leur défaite et le déclin de leur influence dans la politique du Moyen-Orient, c’est pourquoi ils tirent leurs dernières cartouches.

 

Le Parti Anti Sioniste encourage les dirigeants syriens et russes à œuvrer de concert pour éradiquer le terrorisme et passer à l’étape suivante, c’est-à-dire au règlement politique du conflit avec la participation de toutes les forces politiques, religieuses et ethniques du pays. Les ennemis de la Syrie ne veulent ni que les négociations aboutissent, ni que le peuple syrien choisisse ses dirigeants !

 

[signature]Signature du président[/signature]

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