Mobilisation de la résistance syrienne contre la présence américano-sioniste

Après sept ans de guerre, les forces de la résistance populaire syrienne se sont considérablement aguerries aux côtés de l’armée syrienne et de ses alliés, les combattants du Hezbollah.

Désormais, les bases américaines en Syrie, où qu’elles soient, ne resteront pas à l’abri d’une guérilla bien décidée à mettre dehors l’occupant.

Ceci est en parfaite adéquation avec le gouvernement syrien qui, à travers les propos du chef de la diplomatie Walid al-Mouallem, affirme que « la présence des forces américaines, turques et françaises, si elle est avérée, constitue une force d’occupation illégitime ».

C’est dans cet esprit de résistance que le 2 juin dernier, 70 tribus arabes syriennes se sont réunies dans la région Deir Hafer, dans la province est d’Alep, au nord de la Syrie, dans le cadre d’une conférence appelée « les tribus syriennes contre l’ingérence étrangère et américaine »

Originaires de plusieurs provinces syriennes, Alep, Raqqa, Deir Ezzor et Hassaké…

Elles ont convenu de constituer les ‘’Unités de résistance populaire tribale’’ pour lutter contre la présence américaine, turque et française sur le sol syrien, rejetant toute présence de troupes militaires de n’importe quel pays sur leur sol, sans l’aval du gouvernement.

Les participants à la conférence ont, également, réitéré leur soutien au gouvernement central et leur engagement envers l’intégrité territoriale syrienne.

Récemment, le président Al-Assad a déclaré, lors d’une interview télévisée accordée à Russia Today, que son gouvernement appliquerait, d’abord, la méthode de dialogue avec les Forces démocratiques syriennes et leurs alliés des tribus arabes, car il s’agit avant tout de Syriens, mais si le dialogue se montrait voué à l’échec, le gouvernement se servirait alors, de l’option militaire.

Cette rencontre survient quelques jours après les propos du président syrien Bachar al-Assad dans lesquelles il déclarait que le nord syrien devait être libéré de ses trois occupants turcs, français et américains.

« Les unités de la résistance tribale » seront une véritable réserve pour l’armée arabe syrienne dans la défense de la patrie et pour affronter toute présence étrangère sur son sol », souligne le communiqué publié à l’issue de cette réunion.

Le communiqué des tribus syriennes a également dénoncé les positions de certains pays arabes, notamment l’Arabie saoudite qui a répondu favorablement à la demande américaine réclamant l’envoi de militaires et de mercenaires arabes à l’est de l’Euphrate, à Hassaké, Qamishli et Deir ez-Zor.

« Les unités de la résistance tribale attendent impatiemment l’heure où ces troupes entreront sur le sol syrien pour leur donner, ainsi qu’à leurs gouvernements, une leçon qu’ils n’oublieront jamais », mettent en garde les chefs de tribus.

La décision des tribus syriennes rappelle celle de leurs homologues irakiens qui ont joué un rôle décisif contre l’occupation américaine de ce pays, avant l’entrée en action d’Al-Qaïda.
Cette coalition rappelle également celle plus récente des « forces de mobilisation populaires » irakiennes, les « hachd al chaabi » qui ont largement contribué à la défaite des forces terroriste de Daesh and Co. En Irak.

Le Parti Anti Sioniste condamne, avec force la présence illégale des États-Unis, de la France et de la Turquie sur le territoire syrien sachant qu’ils ne bénéficient pas de l’aval de l’État souverain syrien.

Il encourage les tribus syriennes à faire face à l’arrogance occidentalo-sioniste dans toute son horreur et son semblant de « force », cette arrogance qui se permet, en toute impunité de s’ingérer dans les affaires des autres pays.

Le Parti Anti Sioniste appelle, en particulier le gouvernement français à retirer tous ses soldats du territoire syrien souverain, sur lequel ces derniers n’ont rien à y faire.

Bien au contraire, leur présence constitue une force d’occupation illégale et illégitime, et surtout, elle peut engendrer de graves répercussions sur notre propre territoire et dont nos concitoyens pourraient en payer les frais.

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