Manœuvres russes extraordinaires

Des exercices militaires ont mobilisé des troupes de la Marine et des Forces aérospatiales, pour une durée d’une semaine du 1er au 8 septembre dernier afin de travailler la défense anti-aérienne, anti-navire, mais aussi anti-mines.

« Les zones méditerranéennes où se tiendront les exercices russes impliquant 25 navires et une trentaine d’avions ont été, provisoirement qualifiées de dangereuses pour la navigation et les vols », avait alors communiqué le commandant en chef de la Marine russe, Vladimir Korolev.

Ces manœuvres ont précédé d’autres exercices militaires baptisés Vostok-2018 qui se déroulent du 11 au 15 septembre dans des régions militaires du centre et de l’est de la Russie et réunissent près de 300.000 militaires, 36.000 blindés et plus de 1.000 avions, hélicoptères et drones.

Ces manœuvres constituent les plus importantes de l’histoire de la Russie.

En effet, « C’est l’exercice le plus imposant depuis Zapad 1981 qui s’est déroulé pendant la Guerre froide » avait affirmé, le 28 août dernier, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

La Russie profite de l’occasion pour faire part de son potentiel militaire au monde. De plus, la Chine ainsi que la Mongolie participent à l’exercice.

«La véritable raison des exercices russes en Méditerranée est de porter une frappe préventive contre l’agression en voie de préparation en Syrie. Pour organiser et mener des manœuvres, la Russie doit collaborer avec ses alliés aux niveaux politique et diplomatique.», a estimé le général de brigade syrien, à la retraite Ali Maqsud.

En effet, l’un des objectifs de ces manœuvres est de faire une démonstration de force afin de décourager l’alliance USA/France/Grande-Bretagne de frapper le territoire syrien pour empêcher Damas de remporter la bataille stratégique d’Idlib qui est imminente.

Interrogé sur le coût de telles manœuvres en période de difficultés économiques, le Kremlin souligne la nécessité d’assurer la sécurité de la Russie face à des attitudes qualifiées « d’agressives et hostiles » dans le contexte international actuel.

Alors que les relations entre la Russie et l’Europe sont mal en point et au plus bas avec les Etats-Unis, cette démonstration de force inquiète l’Otan, qui redoute une agression russe depuis plusieurs années.

Et, si Moscou met en avant le caractère défensif de Vostok 2018, c’est aussi l’occasion de montrer son irritation devant le renforcement récent de l’Alliance atlantique dans les Pays baltes, la Pologne et d’autres anciens membres du Pacte de Varsovie.

« Imaginez 36 000 engins militaires se déplaçant en même temps : des chars, des blindés de transport de troupes, des véhicules de combat d’infanterie. Et tout cela, bien sûr, dans des conditions aussi proches d’une situation de combat que possible », s’est enthousiasmé le ministre proche du président Vladimir Poutine, cité par les agences russes.

Moscou s’est, récemment inquiété du renforcement des unités de l’Otan en Europe de l’Est, à la frontière occidentale de la Russie. L’Alliance atlantique justifie cette mesure par la menace que ferait peser l’armée russe sur cette région, après l’annexion de l’Ukraine en 2014 et le soutien apporté par Moscou aux séparatistes ukrainiens pro-russes.

Le porte-parole de l’Otan Dylan White a indiqué que l’Alliance avait été informée, en mai dernier, de la tenue de ces manœuvres auxquelles des attachés militaires des pays de l’Otan ont été invités en tant qu’observateurs, proposition actuellement à l’étude.

 

Le Parti Anti Sioniste s’inquiète de constater que tous les éléments d’un conflit majeur semblent se mettre en place, et qu’il ne manque plus que l’étincelle qui déclenchera la catastrophe.

Les russes à travers ces manœuvres envoient un message fort signifiant qu’ils ne comptent guère se laisser impressionner par l’attitude belliqueuse des puissances occidentales à leur égard.

Pressions économiques, encerclement militaire, menaces de frappes en Syrie, soutient à l’Ukraine, tous ces actes provocateurs n’effrayent en rien l’ours russe qui est prêt à toute éventualité, même la pire.