L’UE donne son feu vert à de nouvelles sanctions contre le Venezuela

Les 28 pays de l’Union européenne ont donné leur feu vert, jeudi 18 janvier, à de nouvelles sanctions contre le Venezuela en réponse à la répression que subirait l’opposition dans ce pays.

Plusieurs sources diplomatiques ont indiqué que ces sanctions visaient 7 hauts responsables proches du président Nicolás Maduro.

Les « mesures restrictives » de l’UE, décidées jeudi au niveau des ambassadeurs, consistent habituellement en un gel des avoirs et une interdiction de visas pour entrer dans l’Union européenne.

Le pays traverse, depuis plusieurs années, une crise économique et politique due à l’embargo qu’il subit.

Le gel des avoirs ou l’interdiction d’acheter de nouvelles obligations émises par le gouvernement du Venezuela ou la compagnie pétrolière nationale PDVSA limitent fortement l’accès aux sources de financement à l’international dont le Venezuela a, pourtant, cruellement besoin pour ses importations. 

Les gouvernements européens, et plus généralement occidentaux, s’immiscent régulièrement dans les affaires du Venezuela, sous prétexte de dénoncer la situation politique du pays. Pour le président, Nicolás Maduro, ces interventions ne sont ni plus ni moins que des ingérences étrangères.

L’été dernier, les États-Unis, suivis par le Canada, avaient imposé des sanctions juridiques et financières contre le chef de l’État vénézuélien allant jusqu’à le qualifier de « dictateur », sous la forme d’un gel de ses avoirs et d’une interdiction à tout ressortissant américain de commercer avec lui.

Rappelons qu’en novembre 2017, l’UE avait déjà décrété à l’encontre de Caracas « un embargo sur les armes et les matériaux connexes susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne ».

Les Européens avaient toutefois temporisé en ce qui concerne l’inscription de personnalités sur leur liste noire, espérant ainsi encourager le gouvernement à mener un vrai dialogue avec l’opposition qui contestent les réformes sociales du gouvernement. L’objectif de ces nouvelles sanctions reste de « soutenir le processus de dialogue. 

Pour le ministère vénézuélien des Affaires étrangères, « l’Union européenne prétend imposer des sanctions illégales, absurdes et inefficaces contre le peuple vénézuélien en violant ouvertement le droit international ».

Caracas voit surtout l’influence américaine dans cette décision qui montre que l’Europe « suit la ligne de conduite agressive de Washington ». Les États-Unis ont infligé cette année plusieurs sanctions financières contre des membres du gouvernement vénézuélien, à commencer par Nicolás Maduro.

Le Parti Anti Sioniste constate, encore une fois, le deux poids deux mesures dont usent les pays de l’UE qui suivent aveuglément la ligne de conduite de Washington.
Ces sanctions sont-elle réellement justifiées?  L’Europe a-t-elle mené des enquêtes fiables et impartiales pour arriver à ces solutions radicales? Ou s’agit-il d’une feuille de route venue d’outre-Atlantique qu’elle doit observer sans broncher ?
Nous sommes en droit de nous demander pourquoi l’UE n’a pas imposé d’embargo ou de sanctions de quelque nature que ce soit à l’entité sioniste d’Israël, qui n’a pas son pareil en matière de répression, de violation des droits de l’homme, d’infanticide, de maltraitance, de torture…
L’étau se resserre et le retour du boomerang risque de faire très mal pour tous ceux qui oppriment leurs semblables en suivant les injonctions du  » Grand Satan  » américain.

 

 

 

 

 

 

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