L’Iran porte plainte contre les États-Unis devant la Cour internationale de Justice

Le 16 juillet 2018, l’Iran a porté plainte contre les États-Unis devant la Cour internationale de Justice, exigeant le déblocage de ses fonds gelés par les USA, après leur décision de saisir 2 milliards de dollars pour dédommager les familles de victimes d’attentats imputés à Téhéran, c’est ce qu’a indiqué la Cour internationale de Justice.

Dans l’instance introduite, mardi devant la plus haute juridiction de l’ONU, Téhéran soutient que « l’Iran et les sociétés publiques iraniennes jouissent de l’immunité de juridiction à l’égard des tribunaux des Etats-Unis d’Amérique. »

Cette Cour est l’organe judiciaire interne des Nations Unies apte à trancher les différends entre les États membres.

Rappelons que, le 20 avril dernier, la Cour suprême américaine avait décidé de saisir de près de 2 milliards de dollars des fonds iraniens, actuellement gelés à New York et correspondant à des obligations dans lesquelles la banque centrale d’Iran avait investi.

Cette décision américaine, qualifiée de « vol manifeste » par le président iranien Hassan Rohani est intervenue dans un contexte sensible de rapprochement entre les diplomaties iranienne et américaine, plusieurs mois après la signature à Vienne de l’accord historique sur le nucléaire iranien.

L’Iran, accuse les Etats-Unis de « violations du traité d’Amitié de 1955 » a, officiellement porté plainte devant la Cour internationale et le président Hassan Rohani, cité par les médias iraniens a déclaré :

« nous poursuivrons notre plainte jusqu’à parvenir à un résultat. »

Et, il a ajouté :

« Les tribunaux américains ont, illégalement décidé que ces fonds devaient être remis aux Américains et aux familles des victimes tués au Liban. Ce que les Américains faisaient au Liban n’est pas clair, ni en quoi cette affaire concerne-t-elle l’Iran. »

Selon la justice américaine, cette somme est réclamée par un millier de victimes et familles de victimes d’attentats fomentés ou soutenus par Téhéran. Parmi eux figurent les proches des 241 soldats américains tués le 23 octobre 1983 dans 2 attentats suicide qui avaient frappé les contingents américain et français de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth.

Téhéran exige, également que «  pour avoir enfreint leurs obligations juridiques internationales, les Etats-Unis d’Amérique soient tenus de réparer, intégralement le préjudice ainsi causé à l’Iran, pour un montant à déterminer par la Cour à un stade ultérieur de l’instance. »

Il estime, aussi que les sanctions prises à son encontre par Washington après son retrait de l’accord 5+1 (JCPoA) contreviennent aux articles IV) 1, VII 1), VIII 1), VIII 2), IX 2) et X 1) du Traité bilatéral sur l’Amitié, les Relations économiques et les Droits consulaires du 15 août 1955.

L’Iran entend riposter à la réimposition des sanctions économiques américaines. Donald Trump avait décidé, en mai de se retirer de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

Il est consternant de voir à quel point la politique extérieure suivie par l’ actuel locataire de la Maison Blanche est agressive, belliqueuse et inamicale !!! En effet, n’écoutant que sa voix et prenant ses désirs pour des réalités, il excelle dans le durcissement des relations avec les autres pays à commencer par ses propres voisins.

Nous nous demandons pour quelle (s) raison (s) Washington témoigne autant d’inimitié à l’encontre de l’Iran, pays souverain, qui œuvre pour le bien-être de son peuple et qui essaie, par maints moyens de venir en aide à autrui. La réponse se devine vu le total assujettissement de l’administration Trump à l’entité criminelle d’Israël pour qui la République Islamique d’Iran est un ennemi juré qui se refuse à courber l’échine.

 

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