L’accord nucléaire : une victoire historique

accord-nucleairL’accord historique sur le nucléaire, entre l’Iran et les grandes puissances, est entré en vigueur samedi dernier 16 janvier 2016, entraînant la levée des sanctions économiques qui frappaient la République Islamique.

Ce compromis qui met fin à un contentieux de plus de 13 ans, constitue indéniablement une victoire pour l’Iran et la consacre désormais comme puissance régionale incontournable, au grand dam de ses ennemis sionistes : L’Arabie Saoudite et l’entité israélienne, dont les manœuvres visant à faire capoter les discussions se sont avérées vaines.

Téhéran et sa diplomatie ont mené de main de maître les négociations, dont le cadre et les lignes rouges avaient été fixés en amont par le Guide Suprême Ali Khamenei, garant des principes de la révolution de 1979. Fermeté, sagesse, patience et courage, autant de qualités qui ont permis à la République Islamique de contraindre l’Occident à reconnaître son droit, et à conforter son rôle dans les équations régionales et internationales.

 

Alors que le monde entier s’est félicité de cet accord, voyant ainsi s’éloigner la menace d’une guerre majeure au Moyen-Orient, l’entité sioniste criminelle et son vassal saoudien ont manifesté leur vif mécontentement. Une opposition virulente qui n’est guère étonnante quand on comprend que c’est l’ensemble de l’axe de la résistance qui sort renforcé de ce compromis.

 

En effet, Téhéran ne modifiera pas sa politique régionale, basée sur l’opposition au régime sioniste et à ses suppôts. Cela ne mettra pas pour autant en danger l’accord de Lausanne, puisque les diplomates iraniens ont veillé à séparer le dossier du nucléaire de toute autre question.

Pour calmer le courroux de son allié israélien, Washington a annoncé de nouvelles sanctions, liées au programme de missiles balistiques de l’Iran, mais leur ampleur très limitée démontre le caractère symbolique de cette annonce. L’Allemagne, pour sa part, aura peut-être réussi à faire cesser temporairement les pleurnicheries israéliennes, en livrant à Tel-Aviv un 5ème sous-marin de classe Dolphin à capacité nucléaire et qui sera doté de missiles de croisière à tête nucléaire d’une portée de 1.500 km : le message est clair pour Téhéran qui reste dans la ligne de mire du régime criminel.

La République Islamique ne s’y trompe pas, comme le démontrent les propos du Guide Suprême, qui, tout en exprimant sa satisfaction face à la fin des sanctions, a insisté sur la nécessité de « ne pas relâcher l’attention face à la duperie des États-Unis ».

En effet, la méfiance demeure, car il semble peu probable que Washington ait abandonné sa volonté d’abattre le régime iranien, principal obstacle à sa politique impérialiste moyen-orientale.

Il est indéniable que la fin des sanctions ouvre de nombreuses perspectives pour l’Iran, notamment sur le plan économique, avec le retour des investisseurs étrangers, qui se bousculent pour pénétrer ce marché de 90 millions d’habitants. Par ailleurs, plusieurs dizaines de milliards d’avoirs, bloqués dans les banques occidentales, vont aussi être récupérés.

Mais là aussi la prudence est de mise, les responsables iraniens ayant conscience que la fin de l’embargo ne suffira pas à elle seule à relancer une économie largement affaiblie par la chute des prix des hydrocarbures et les sanctions économiques.

Ainsi l’Imam Khamenei a insisté sur la nécessité de renforcer l’économie iranienne de l’intérieur dite  » de la résistance », affirmant que « la levée des sanctions en soi n’était pas suffisante pour relancer l’économie et régler les problèmes des gens ».

Quoiqu’il en soit, l’Iran revient désormais au premier plan sur la scène mondiale et ouvre une nouvelle page dans ses relations avec les puissances occidentales qui la considèrent avec le respect dû à une nation souveraine, fière et puissante.

 

Le Parti Anti Sioniste salue la mise en application de l’accord sur le nucléaire, fruit de la ténacité de la République Islamique, qui a démontré au monde entier que des années d’embargo, de pressions et de menaces n’ont pu venir à bout de l’esprit de résistance et de dignité qui anime le peuple iranien.

Á l’opposé de l’Islam rétrograde et déviant propagé par le wahhabisme saoudien et véhiculé par Daesh, l’Iran offre au monde le visage d’une religion musulmane emplie de sagesse, et nullement incompatible avec le progrès technologique, tout en restant attaché aux valeurs d’indépendance et de lutte pour la justice.

La République Islamique offre le parfait contre-exemple à son voisin saoudien et montre que la résistance et la dignité, avec les sacrifices que cela implique, sont toujours préférables à la soumission et finissent toujours par faire plier l’arrogance et l’injustice. Elle constitue en cela une source d’espoir et d’admiration pour tous les peuples opprimés.

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