« Israélisation » de la sécurité publique à Nice

Alors que beaucoup de nos responsables politiques militent pour s’inspirer du « modèle israélien » en matière de sécurité, Christian Estrosi, grand ami de l’entité sioniste criminelle, est passé à l’acte.

En effet, le président délégué de la région PACA a décidé d’appliquer la politique sécuritaire israélienne à la ville de Nice, dont il est le maire.

La capitale économique et culturelle de la Côte d’Azur, victime d’un attentat terroriste au camion fou, le 14 juillet 2016 dernier, teste actuellement une nouvelle application israélienne, permettant de filmer, localiser et signaler des délits en temps réel.

L’application, « Reporty », développée par la start-up dirigée par l’ancien Premier ministre et criminel de guerre sioniste Ehud Barak, permet également de passer un appel vidéo aux forces de l’ordre.

« Chacun d’entre nous doit devenir un citoyen engagé acteur de sa propre sécurité et donc de la sécurité collective », a déclaré Christian Estrosi, incitant ainsi les citoyens à se dénoncer mutuellement.

Une délation institutionnalisée et encouragée par le maire qui risque certainement de provoquer des débordements et que dénonce l’opposition municipale contre « une démarche contestable sur le fond et inadmissible sur la forme (…) qui ressemble à l’organisation d’un processus de délation généralisée ».

Protestations également de la part des forces de l’ordre, qui estiment que la sécurité doit rester entre les mains de professionnels, comme le confie Cédric Michel, président du Syndicat de défense des policiers municipaux en affirmant qu’ « il n’est jamais bon de déléguer un service public de sécurité à des citoyens. Nous estimons que la constatation des infractions doit uniquement relever de la police et que la sécurité doit rester entre les mains de professionnels ».

Cédric Michel s’inquiète également sur « la part d’utilisateurs qui vont découvrir des incivilités de manière inopinée et la part de ceux qui, au contraire, vont traquer le délit ou l’incident et donc s’exposer de façon dangereuse ».

Christian Estrosi lui, ne cache pas son enthousiasme, ce qui n’est guère étonnant, sachant qu’il serait à l’origine de ce projet, qu’il aurait ramené dans ses bagages lors d’un de ses multiples pèlerinages auprès de ses maîtres sionistes.

La ville de Nice, dont la police municipale est la première de France en termes d’effectifs, est quadrillée par 1.950 caméras de vidéosurveillance, soit 27 au kilomètre carré. Un record dans l’Hexagone. Pourtant, l’initiative de son maire est mûrement réfléchie. En février 2016, déjà, il avait fait un déplacement en Palestine occupée et rencontré le PDG de la société de sécurité « Eagle Security and Defense », et ex-directeur du Conseil de sécurité national israélien.

Quelques mois plus tard, en septembre, il annonçait qu’un « bureau de sécurité israélien » étudiait des aménagements visant à renforcer la sécurité de la ville, et notamment de la promenade des Anglais.

L’idée d’une association des citoyens dans le domaine de la sécurité avait, semble-t-il déjà germé. « Nous sommes confrontés à une guerre qui nous est faite à l’israélienne, et ne pas mener nous-mêmes cette guerre à l’israélienne, c’est-à-dire nous appuyer à la fois sur toutes les administrations, toutes les collectivités, et aussi les populations – car en Israël les populations, par des campagnes d’information et de communication, sont associées –, c’est une erreur », assurait le maire de Nice.

À l’heure actuelle, « Reporty » est testé par 2 000 personnes, des agents de la ville de Nice, des comités de quartier ou encore, des membres du réseau « Voisins vigilants ». La mairie a précisé qu’ils avaient reçu un manuel de déontologie en même temps que l’application, et a annoncé qu’un bilan serait fait au bout de deux mois.

Ainsi, peu à peu, l’idée de la méthode sécuritaire israélienne fait son chemin dans les esprits de nos politiques, et, après les applications informatiques de ce genre, quelles seront les prochaines étapes ? Bombardements au phosphore blanc sur les quartiers difficiles ? Destruction des habitations dans lesquelles vivent les parents de délinquants ? Arrestations et tortures des personnes soupçonnées de sympathies pro-palestiniennes ?

Le Parti Anti Sioniste juge inquiétante cette initiative mise ne place dans la ville de Nice. Elle transforme les citoyens en agents de délation mais également en agents de renseignements à plein temps, dans la mesure où cette application installée sur un téléphone peut potentiellement maintenir le microphone activé avec la caméra et ainsi émettre à l’insu de son utilisateur toutes sortes d’informations. Des informations mises à la disposition de l’entité sioniste criminelle, qui saura certainement en faire bon usage…

D’autre part, il est également scandaleux que l’on se tourne vers une entreprise étrangère, de surcroît celle d’une entité coloniale, pour obtenir une application visant à assurer la sécurité publique, et dont la technologie est largement à la portée de multiples sociétés françaises.

Visiblement, Mr Estrosi préfère donner du travail aux start-up israéliennes. Notons ici le patriotisme à géométrie variable de ce farouche défenseur de l’identité française.

Il serait d’ailleurs judicieux pour les pouvoirs publics d’y regarder de plus près quant aux modalités d’obtention de ce contrat par la société « Reporty », quand on sait que le maire de Nice a dans le passé fait l’objet de multiples plaintes et procédures judiciaires dans des affaires de détournements de fonds publics ou d’escroqueries.

Son voyage en entité sioniste au mois de décembre dernier avait déjà créé la polémique, car celui qui était alors président de la région Paca, avait annoncé avant son départ, un don de 50 000 euros de la collectivité niçoise au Fonds national juif dans le but de reboiser l’entité sioniste, alors que l’été précèdent, les feux de forêts avaient ravagé la côte d’azur !
À quand une application dénonçant les responsables politiques qui font passer l’intérêt d’Israël avant celui de la France ?

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