Israël s’attaque au Moyen-Orient sur le front du numérique

Panet est un portail internet de divertissement en langue arabe qui propose une sélection de séries, films, dessins animés, recettes de cuisine mais aussi de la musique, des news… Il bénéficie d’une popularité record au Moyen-Orient avec plus de 1 600 000 visiteurs par jour.

Plus de la moitié de ses utilisateurs réside principalement en Jordanie ou en Égypte. L’autre moitié provient de l’entité sioniste criminelle, car ce site est israélien.

Ce portail est l’un des plus fréquentés de l’entité coloniale. Mais la majorité de la population l’ignore car il est entièrement en arabe.

« Panet.co.il » reçoit entre 750.000 et 800.000 visites par jour, ce qui en fait l’un des plus grands sites internet israéliens », proclame fièrement Bassam Jaber, fondateur en 2003 de ce site d’informations et de divertissements destiné à la population arabe israélienne.

Alexa.com, qui observe le trafic des sites internet dans le monde, place Panet au 5ème rang des sites d’information israéliens –y compris ceux spécialisés dans le sport, qui sont les plus visités– et au 25ème rang toutes catégories confondues en Israël (les géants Google, Yahoo! ou YouTube inclus).

« La majorité des visiteurs sont des Arabes israéliens. L’idée était de leur fournir un site qui réponde à leurs préoccupations », explique M. Jaber, en précisant que pour beaucoup d’entre eux, Panet était devenu synonyme d’internet.

« Nous avons des correspondants dans toutes les villes arabes israéliennes », raconte Nouwara Jaber, rédactrice en chef de Panet et belle-fille du fondateur.

« Cela nous permet d’être très rapidement présents sur les informations locales. En outre, les Arabes israéliens n’ont pas leur propre chaîne de télévision. Nous sommes le seul média qui s’adresse à eux », ajoute la jeune femme de 23 ans.

Le Moyen-Orient vit, sans le savoir, à l’e-heure de Tel-Aviv, ou plutôt de Nazareth, car ces innovations sont le fait d’Arabes israéliens, dont la plupart vivent dans cette ville. On y assiste depuis peu à la création en série de start-up spécialisées dans les contenus numériques en langue arabe et à l’attention des pays voisins.

Discrètement bien sûr, car il ne s’agit pas d’être étiqueté « israéliens » par leurs clients. Mais ceci est chose aisée puisque que les internautes ne se préoccupent guère de la provenance du service qu’ils utilisent.

L’attrait pour Internet et les réseaux sociaux a connu une croissance record depuis les « Printemps arabes ». Il y a dix ans, seul 10% de la population des pays arabes surfait sur le Web. Un chiffre qui s’élève aujourd’hui à 50% et pourrait atteindre rapidement 80%. Car le monde arabe est très jeune : environ 63% de ceux qui y vivront en 2020 auront entre 15 et 59 ans. « On espère plus de 500 millions d’internautes d’ici peu “, explique Zuhear Butto président de Ahlannet, une start-up nazaréenne qui vient de créer un réseau social en arabe, dénommé Fostuq.

Plusieurs initiatives ont vu le jour, associant argent privé et public. Al Bawader est un fonds d’investissement créé en 2012 pour financer les start-up arabes, en priorité celles qui proposent des contenus numériques. Il est financé à hauteur de 40% par le gouvernement israélien.

Plusieurs études récentes ont révélé que le maintien des minorités arabes mais aussi religieuses hors du système économique national pourrait être responsable d’une baisse de croissance de 1,3% par an. Du coup, les gouvernants s’en sont émus.

Lors d’une conférence sur l’entrepreneuriat à l’université de Tel-Aviv en octobre dernier, Naftali Bennett, ministre de l’Economie, reconnaissait lui-même : « Les choses sont plus dures pour les jeunes Arabes que pour les jeunes juifs. On ne peut pas le nier, il y a de la discrimination. » Viendrait-il de découvrir cette discrimination ?…

On imagine que les arrière-pensées et les objectifs du gouvernement terroriste et raciste de Tel-Aviv sont bien éloignés de ces bonnes intentions.

Mais l’intérêt pour cette cible de choix, constituée des populations arabophones du Moyen-Orient, vient également de l’étranger. Particulièrement des Anglais, qui comptent bien utiliser les Arabes israéliens comme tête de pont de la haute technologie vers le grand Moyen-Orient.

On se souvient ainsi que lors de la visite en Israël de David Cameron en 2011, un accord avait été conclu avec le premier ministre et criminel de guerre Benyamin Netanyahu pour la création d’un programme pilote de partenariat technologique entre les deux pays. Les priorités de ce « UK Israel Tech Hub », dépendant de l’ambassade d’Angleterre à Tel-Aviv, n’étaient autres que les contenus numériques en arabe.

Cet intérêt ne trompe personne. Il est clair que le but est de travailler les populations arabes de l’intérieur, à travers ce vecteur d’influence qu’est internet, afin d’injecter insidieusement des idées allant dans le sens des intérêts de l’Empire américano-sioniste.

Le Parti Anti Sioniste fait appel à la conscience de ces populations arabo-musulmanes afin qu’elles soient constamment en éveil par rapport aux programmes qu’on leur propose et aux outils utilisés pour les diffuser.

L’entité sioniste utilise tous les moyens afin de soumettre, consciemment ou pas, les esprits, et de les éloigner de la cause sacrée de la Résistance, face à son idéologie macabre.

Cette guerre se mène sur tous les fronts, y compris sur celui du divertissement, et il est impératif de rester éveillé face aux manipulations de l’état terroriste.

L’enjeu du numérique est capital et il est primordial de ne pas le négliger. L’entité sioniste criminelle l’a bien compris. A nous d’être capable d’y faire également face afin de déjouer les pièges tendus par ce régime sans scrupules.

 

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