Le Hamas verrouille Gaza après l’assassinat de l’un de ses commandants

hamas-gazaMazen Faqha, l’un des commandants militaires du Hamas,  âgé de 38 ans, a été abattu de quatre balles tirées à bout portant dans la tête, près de son domicile, vendredi dans la bande de Gaza.

Le Hamas a, de ce fait, fermé dimanche l’unique point de passage entre celle-ci et le reste des Territoires occupés. Il accuse l’entité sioniste d’être à l’origine de cet assassinat lâche et abject laissant entendre que ce crime avait été perpétré par « des collaborateurs » en lien  avec le Mossad, selon le procureur général de Gaza, Ismaïl Jaber.

Un communiqué du Hamas cité par l’agence Reuters a indiqué que :

« Le Hamas considère Israël et ses alliés coupables de ce crime… Israël sait que le sang versé par nos combattants ne restera pas sans réponse. Le Hamas sait comment réagir.»

Selon des médecins, qui ont examiné le corps du défunt martyr, les balles qui ont tué Mazen Faqha ont été tirées « à bout portant dans la tête et le haut du corps » avec un pistolet « muni d’un silencieux », d’après des sources des services de sécurité gazaouis.

Dans le cadre de l’enquête « ouverte en urgence », le ministère de l’Intérieur à Gaza a précisé avoir fermé le point de passage d’Erez pour une durée indéterminée, afin d’empêcher une éventuelle exfiltration des présumés assassins.

Des responsables gazaouis ont déclaré que des membres des services de sécurité avaient été déployés, dimanche, le long des frontières de la bande de Gaza, bordée par l’occupation israélienne et l’Egypte ainsi que les sorties en mer qui étaient également interdites.

Il est à savoir que le martyr Faqha qui était l’un des commandants de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzeddine al-Qassam, a dirigé les cellules chargées d’effectuer des opérations de résistance contre l’occupation israélienne.

Selon le Hamas,  M. Faqha chapeautait des cellules des brigades Ezzedine al-Qassam, dans le nord de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis un demi-siècle par l’armée israélienne et dont étaient originaires de nombreux kamikazes de la deuxième Intifada.

Au début de ce soulèvement, qui dura cinq ans (de 2000 à 2005), Mazen Faqha a joué « un rôle clé dans la préparation et la mise en oeuvre » de deux attaques majeures contre  l’entité sioniste, assure le Hamas.

Le premier : un attentat-suicide ayant fait 19 morts, dans un bus, le 18 juin 2002, dans le quartier de colonisation de Gilo à Jérusalem.

Le second : un autre attentat-suicide ayant fait 9 morts, dans le bus 361 à Safed, le 4 août 2002 dans le nord de la Palestine occupée, en réponse à l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh, commandant de la branche armée du Hamas.

Le Hamas rapporte que Mazen Faqha avait été arrêté, en août 2002 par l’occupation israélienne avant d’être jugé et condamné à neuf peines de perpétuité assorties de cinquante années de prison !

Il avait déjà été incarcéré, à plusieurs reprises par l’Autorité palestinienne pour possession d’armes et d’explosifs. Il fut libéré en 2011, dans le cadre de l’échange d’un millier de prisonniers palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu durant cinq ans par le Hamas. L’occupant sioniste lui interdit alors de revenir en Cisjordanie et le transfère à Gaza, qui était sous blocus israélien depuis dix ans.

Selon la chaîne satellitaire arabe al Mayadeen, les médias israéliens ont commenté cet assassinat en révélant qu’il portait la signature du Mossad.

Le quotidien israélien Maariv avait publié l’an dernier un article dans lequel il indiquait une liste de résistants palestiniens à abattre et où figurait le nom du martyr Faqha.

L’épouse du martyr, madame Nahed Assida, a appelé dimanche les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza à répondre à cet assassinat. « Le prix du sang de mon mari se trouve entre vos mains », a-t-elle rappelé lors d’une conférence sur les femmes à Gaza.
Samedi, des milliers de partisans du Hamas avaient crié « Vengeance » et « Mort à Israël » lors des funérailles de Mazen Faqha sur fond de tirs en l’air des combattants du Hamas.

Le Parti Anti Sioniste condamne avec la plus grande fermeté ce crime abject et lâche, qui ne fait que révéler, une fois de plus, la nature criminelle de l’entité sioniste israélienne qui n’existe que pour tuer, répandre le mal et la violence !

Nous présentons nos sincères et profondes condoléances, d’abord à la famille du martyr Faqha. Ensuite, au peuple palestinien qui se voit renforcé et raffermi dans sa lutte juste et courageuse contre ce monstre barbare et sanguinaire qu’est l’entité criminelle d’Israël.

Un peuple qui consent à donner autant de martyrs pour se libérer du joug de l’impérialisme et de l’esclavagisme, ne peut connaître comme issue qu’une liberté brillante et totale.

 

 

Commentaires