Google met l’Intelligence Artificielle au service des drones tueurs de l’armée US

Plusieurs milliers d’employés de Google ont signé une pétition demandant au géant du net de mettre fin à sa collaboration avec le Département américain de la Défense sur l’intelligence artificielle (IA) et la technologie de reconnaissance d’images, en raison d’une utilisation possible pour des frappes de drones.

Selon « the New York Times », une lettre a ainsi été signée par 3.100 salariés, dont des dizaines d’ingénieurs seniors, et envoyée au PDG de Google, Sundar Pichai, Les signataires se déclarent opposés à ce qui est nommé le « Projet Maven », un programme du Pentagone destiné à accélérer l’utilisation des technologies d’IA au sein du Département de la Défense.

« Nous croyons que Google ne devrait pas intervenir dans le business de la guerre » écrivent les salariés dans la pétition.

« Par conséquent, nous demandons que le projet Maven soit annulé, et que Google rédige, publie et applique une politique claire stipulant que ni Google, ni ses sous-traitants ne construiront jamais une technologie de guerre ».

Le géant de la Silicon Valley a répondu dans un communiqué que « ces discussions avec les employés et les experts extérieurs [étaient] extrêmement importantes et bénéfiques » mais il a défendu sa technologie, affirmant qu’elle était utilisée « pour saisir des images et les soumettre à une analyse par un homme afin de sauver des vies et d’éviter à des personnes un travail trop fastidieux ».

La société évoque la possibilité pour ces systèmes de reconnaissance d’augmenter la précision des frappes en excluant les zones où se trouvent des civils, alors que le Pentagone a clairement laissé entendre que l’utilisation du programme dans des zones de guerre commencerait d’ici fin 2018.

Cette indignation, qui prend de plus en plus d’ampleur, met en lumière les liens étroits existant entre les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), ces géants d’internet, et le ministère de la Défense US.

Des liens qui sont un secret de polichinelle, mais qui déplaisent fortement aux employés de ces entreprises, qui ne pensaient pas avoir été recrutés pour servir les intérêts de l’armée impériale américaine. Il existe pourtant de nombreux indices de ces relations étroites, comme la nomination en 2016 d’Éric Schmidt, ancien président de Google, à la tête du comité de conseil du Pentagone en matière d’innovation.

Mais cette collusion avec l’appareil militaro-industriel de l’Empire, et ses agences de renseignements, n’est pas réservée qu’à Google. Elle concerne également les autres firmes du GAFAM.

Ces liens existent d’ailleurs depuis toujours et partout entre les entreprises de technologies de pointe et les agences gouvernementales, mais le projet Maven est d’un enjeu d’une toute autre dimension : avec ce programme, nous entrons dans le domaine de l’IA appliquée à l’univers des « robots-tueurs au pouvoir » et qui sera immédiatement applicable dès que le robot sera opérationnel. Ce projet nous entraîne tout droit dans un processus de remplacement de l’être humain par le robot, qui n’aura pas les éventuelles « faiblesses » psychologiques de l’être humain dans la fonction de tueur.

C’est en ce sens que des experts ont déclaré que cette alliance « douteuse » pourrait entraîner un « désastre pour l’humanité ».

C’est le cas de Noel Sharkey, professeur émérite d’IA à l’Université de Sheffield, qui a déclaré à la chaîne Russe « RT » que les craintes des employés de Google « sont tout à fait justifiées ».

« Le programme Maven est complètement dévolu à introduire l’IA dans les zones conflictuelles actives », ajoutant qu’il est possible que Google puisse montrer une certaine naïveté en acceptant cette définition de l’utilisation de sa technologie.

« Une fois que vous commencez à travailler avec l’armée, vous n’avez aucun contrôle sur l’utilisation de votre produit, et cela devrait suffire pour justifier les plus grandes inquiétudes ». Il a averti que si les drones avaient actuellement des opérateurs humains, qui au moins « observent la cible et tentent de l’identifier avant de décider de l’engager », les choses peuvent prendre une allure radicalement différente si l’IA est utilisée. « Si l’imagerie de Google est très bonne, ils cesseront d’utiliser les opérateurs humains, ils laisseront aux robots toute la responsabilité de la mission, pour trouver leurs cibles et pour les détruire, c’est-à-dire essentiellement tuer des êtres humains, sans le moindre contrôle humain. Ce serait un désastre pour l’humanité ».

Même son de cloche chez le Dr Mark Gubrud, physicien et chercheur en contrôle des armes à l’Université de Caroline du Nord qui déclare que « c’est très encourageant de voir surgir chez les employés de Google un mouvement de préoccupation concernant la contribution de leur entreprise dans la dérive mondiale vers des armes autonomes, des robots tueurs ».

On aura compris que l’enjeu est ici de taille : le cas du projet Maven présente une collaboration directe de Google avec le Pentagone, menant à une situation opérationnelle qui finira par déléguer à ces robots, des pouvoirs de décision, d’action et d’élimination.

 

Le Parti Anti Sioniste dénonce et s’inquiète fortement des liens étroits qui existent entre les grandes firmes technologiques et l’industrie militaire impériale.

Des liens, qui à l’heure du développement de l’Intelligence Artificielle, comportent des risques majeurs, mettant en péril notre planète.

Les scientifiques doivent absolument refuser, à l’image de ces employés éveillés de chez Google, de mettre les fruits de leur cerveau à la disposition des criminels qui sont à la tête de l’empire américano-sioniste.

Ces « docteurs Folamour » de notre temps risquent de dépasser de loin ce que leurs prédécesseurs ont réalisé comme atrocités à Hiroshima ou ailleurs, grâce aux applications militaires de cette nouvelle technologie révolutionnaire qu’est l’Intelligence Artificielle.

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