Gaza, entre crise humanitaire et guerre

Rien ne va plus dans la bande de Gaza, en Palestine occupée, où la population est à bout.

La crise humanitaire qui frappe l’étroite bande surpeuplée, véritable prison à ciel ouvert, rend la situation explosive, au sens propre du terme.

Le contexte est à tel point volcanique que même les geôliers sionistes s’en inquiètent, comme en témoignent les propos récents du chef d’état-major du régime israélien, Gadi Eizenkot, qui a averti durant une réunion du cabinet ministériel dimanche 4 février dernier, que l’entité sioniste criminelle pourrait bientôt affronter une autre guerre avec les mouvements de Résistance basés à Gaza, en raison de la dégradation de la situation humanitaire et économique au sein de l’enclave.

Selon la chaîne de TV « Haacht », les responsables israéliens de la sécurité envisageraient même d’envoyer des produits alimentaires et des médicaments dans la bande de Gaza pour la toute première fois, afin d’empêcher le fait que la situation dramatique ne tourne à la violence.

Le constat mis en avant par Gadi Eizenkot est le même que celui de l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov, qui a prévenu que la bande de Gaza, où vivent deux millions de Palestiniens, était au bord d’un  » effondrement total « , et risquait  » de nouveau d’exploser, de manière encore plus violente et meurtrière que par le passé « .

Le lendemain, sept centres médicaux annonçaient l’interruption de leur service faute de carburant pour alimenter les générateurs.

Décidée par Donald Trump, la suspension de la contribution américaine à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a considérablement assombri l’avenir des Gazaouis. En effet, ces derniers dépendent aux deux tiers de l’assistance étrangère pour leurs besoins, notamment alimentaires, et souffrent régulièrement de coupures d’électricité.

On apprend ainsi que la centrale électrique de la bande de Gaza a cessé de fonctionner jeudi 15 février, faute de carburant. La fermeture de la centrale, qui fournit environ un cinquième de l’électricité de Gaza, va aggraver une situation déjà critique pour les deux millions d’habitants du territoire sous blocus israélien et égyptien.

Rappelons que l’enclave a été victime depuis 2008 de trois guerres meurtrières. Depuis, elle est soumise à un inhumain blocus israélien et à la fermeture quasi permanente de la frontière égyptienne. Il en a découlé une crise humanitaire chronique.

La situation humanitaire est tellement désastreuse que les Gazaouis implorent désormais le Hamas, qui gouverne le territoire, depuis sa victoire aux élections de 2007, de faire la guerre à Israël.

En effet, pour les Gazaouis, entre mourir de faim ou tomber les armes à la main, le choix ne se pose même pas.

Une situation opposée à celle espérée par l’entité criminelle qui frappe régulièrement les infrastructures de l’enclave afin de pousser la rue de Gaza contre la Résistance.

Les occupants sionistes visent les tunnels et chefs militaires, en priorité, mais également les civils, ce qui constitue une reconnaissance de l’endurance du peuple Gazaoui, véritable front intérieur, qui n’a jamais laissé tomber la Résistance, ni dans cet injuste et inhumain blocus, ni durant les guerres et les agressions sionistes qui l’ont frappé.

Le mouvement de résistance du Hamas ainsi que d’autres groupes ont averti les habitants de l’enclave palestinienne de se préparer à une incursion israélienne qui, selon eux, devrait commencer dans les prochains jours. Ainsi, le 7 février dernier, le Hamas a annoncé une mobilisation générale sur fond de manœuvres militaires de l’armée d’occupation sioniste à la frontière de la bande de Gaza.

En effet, d’après le leader du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, l’entité criminelle israélienne utiliserait un exercice militaire de grande envergure prévu dans le sud du pays pour passer à l’action.

Suite à cette évaluation sécuritaire, le Hamas a élevé le niveau d’alerte dans la bande de Gaza et installé des postes de contrôle dans toute l’enclave.

La tension qui prévaut actuellement au nord de la Palestine occupée intervient dans une situation extrêmement tendue dans le Golan occupé, où la DCA de l’armée syrienne a abattu samedi 10 février au matin, un avion israélien de type F16.

Dans ce contexte, le dirigeant du Hamas Oussama Hamdan a affirmé que toute agression israélienne contre la Syrie ou le Liban fera objet de riposte de la part des brigades Ezzeddine Al Qassam, branche armée du mouvement de résistance.

Pour sa part, le porte-parole du bureau médiatique du Jihad islamique palestinien, Daoud Chehab, a affirmé qu’ « Israël et l’hégémonie américaine avaient subi un coup cuisant de la part de la DCA syrienne », et d’ajouter : « le crash de l’avion israélien s’est favorablement répercuté sur le moral du peuple palestinien et des factions de la résistance ».

Mr Chehab a dans ce contexte appelé la résistance à « la mobilisation maximale face aux manœuvres israéliennes ».

Une unification de tous les fronts de la résistance qui, sans nul doute, bouleverse les calculs de l’entité sioniste, qui réfléchira à deux fois avant de lancer une guerre contre n’importe quel front de la Résistance.

Le Parti Anti Sioniste se réjouit de cette unité retrouvée qui porte un coup sérieux à l’arrogance de l’entité coloniale. Elle comprend désormais qu’elle n’est pas à la hauteur pour mener une offensive contre Gaza, ni contre aucun autre front où se trouve la Résistance.

Nous renouvelons également notre admiration et notre solidarité envers le vaillant peuple gazaoui, qui offre jour après jour une véritable leçon de courage et de dignité face à la barbarie sioniste, devant laquelle il refuse de plier, quoiqu’il lui en coûte.

Ce peuple refuse la soumission et l’humiliation. Il est en totale symbiose avec les mouvements de Résistance qui le représentent, et ensemble ils adressent ce message au monde entier : face à l’entité sioniste criminelle, il n’y a que deux choix possibles : la liberté et la justice, ou la mort en martyr…

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