Fin de la souveraineté aérienne française et européenne

Les opérations aériennes en France et en Europe se feront bientôt dans le cadre d’un réseau global d’informations. Celui-ci permettra le combat « collaboratif », avec le traitement et l’exploitation en temps réel d’une importante masse de données.

En conséquence, les avions et drones des systèmes de combat aérien du futur seront interconnectés et mis en réseau avec des systèmes de commandement de l’OTAN protégés contre d’éventuelles cyber-attaques.

« Pour le système de combat aérien futur que l’armée de l’Air conceptualise, le mot-clef est bien « système ». Car il ne s’agira ni d’un avion piloté, ni d’un drone, mais d’un système de systèmes intégrants, au sein d’un véritable Cloud », a expliqué, en 2015, le Général Denis Mercier, l’actuel Commandant Suprême Allié Transformation (SACT) de l’OTAN, dans les colonnes de la Revue européenne d’études militaires.

Ainsi, l’ex-chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA) a utilisé le mot « Cloud » pour définir ces réseaux d’informations interconnectés.

À l’heure où les opérations militaires se font le plus souvent en coalition, la question qui se pose est de savoir qui aura la clé de ce « Cloud », autrement dit son contrôle ?

Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, y a répondu lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, en estimant que les États-Unis auraient le contrôle de ce Cloud.

Selon lui, le problème se pose déjà. « Quand vous prenez un drone de surveillance Reaper, l’information est détectée, puis va dans un tube virtuel d’ondes et ensuite vers l’opérateur de l’armée de l’Air. Mais ne vous faites aucune illusion, le tube passe d’abord par un centre d’analyse aux États-Unis », a expliqué M. Trappier. « Le F-35, c’est ça aussi. C’est un capteur qui vole, tout est ramené dans un centre d’informations aux États-Unis avant d’être redistribué. Et vous n’avez aucune capacité de vérifier que votre tuyau n’est pas passé par une moulinette américaine qui vous transforme l’information », a-t-il ajouté.

Pour M. Trappier, c’est « cette intégrité des réseaux qu’il va falloir préparer », et cela l’entraîne à poser une autre question : « Comment fait-on le Cloud tout en étant interopérables avec nos amis américains ? ». D’autant plus que l’arrivée du F-35 remet en cause les normes établies au sein de l’OTAN en matière d’interopérabilité, obligeant une « intégration » du réseau otanesque avec le F-35.

Cette forme de chantage provoque la colère du patron de Dassault Aviation qui affirme : « C’est proprement scandaleux que l’OTAN accepte ça. C’est-à-dire que vous êtes Américains ou vous n’êtes pas. Normalement, c’est l’interopérabilité et on est en train de passer à l’uniformisation et à l’intégration dans les armées américaines ».

 

Le Parti Anti Sioniste tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme concernant notre appartenance à l’OTAN qui vassalise notre pays vis-à-vis des USA.

Ce dernier détiendra bientôt les clefs de l’information et bientôt tout l’OTAN deviendra « techniquement » inféodée aux USA, car il est bien connu que dans chaque entreprise de mutualisation, c’est le maître d’œuvre qui contrôle ses partenaires.

Il devient désormais clair que l’idée des Américains est d’intégrer les forces alliées dans leurs propres forces militaires. Si les Européens ne réagissent pas, nous continuerons de glisser d’un statut de pays allié à un statut de pays satellite des États-Unis.

À moins qu’il n’existe encore des dirigeants naïfs, convaincus que l’OTAN est une alliance où les pays européens coopèrent avec les USA en matière de défense.

Il faudra alors leur expliquer qu’un Empire n’a ni amis ni alliés. Il n’a que des vassaux.