Dictature européenne : coup d’Etat au Portugal !

Dictature européenne : coup d’Etat au Portugal !
Dictature européenne : coup d’Etat au Portugal !

Le Portugal a été la victime, ces derniers jours, d’un coup d’Etat silencieux organisé par des dirigeants pro-Européens de ce pays. Cet événement est particulièrement grave. Il survient alors que nous avons encore en mémoire le coup de force réussi contre le gouvernement grec par la combinaison de pressions politiques venant de l’Euro groupe et de pressions économiques (et financières) en provenance de la Banque Centrale Européenne. Il confirme la nature profondément anti-démocratique l’Union européenne.

 

Pour la première fois depuis la création de l’Union monétaire européenne, un Etat membre a pris la décision explicite d’interdire l’accession au pouvoir de partis eurosceptiques, au nom de l’intérêt national.

 

Revenons sur un coup d’Etat qui ne dit pas son nom…

 

Situation économique portugaise après 4 ans d’austérité :

Les mesures du gouvernement de droite du Premier ministre Passos Coelho, au pouvoir depuis 4 ans, ont eu pour effet d’entraîner un Portugais sur 4 à vivre sous le seuil de pauvreté et parfois à cumuler jusqu’à 50 heures de travail hebdomadaire pour boucler les fins de mois. Le gouvernement Coelho a poussé des centaines de milliers de Portugais sur les chemins de l’exil. La dette, quant à elle, n’a toujours pas été épongée. Le pays a été ramené plus de dix ans en arrière par les politiques d’austérité, avec un coup social (chômage) extrêmement fort.

 

Résultat des élections législatives :

Lors de la campagne électorale, la coalition de droite a défendu son bilan et la poursuite des mesures d’austérités. Cependant, le 4 octobre dernier, cette coalition a perdu les élections législatives. Les partis de droite, emmené par le Premier-ministre M. Pedro Passos Coelho n’ont réuni que 38,5% des suffrages et ont perdu 28 sièges au Parlement.

Une majorité d’électeurs portugais a voté contre les dernières mesures d’austérité, en fait 50,7%. Ces électeurs ont porté leur vote sur la gauche modérée mais aussi sur le Parti Communiste Portugais et d’autres formations de la gauche radicale. De fait, le Parti Socialiste Portugais a 85 sièges, le Bloc de Gauche (gauche radicale), 19 et le Parti Communiste Portugais, 17. Sur les 230 sièges du Parlement portugais, cela en donne 121 aux forces anti-austérité, quand la majorité absolue est de 116.

 

Passage en force de la droite au pouvoir :

Malgré cela, Anibal Cavaco Silva, le président constitutionnel du Portugal, a refusé la nomination d’un gouvernement de coalition de gauche même si celui-ci a obtenu la majorité absolue au Parlement portugais et a obtenu le mandat de mettre un terme au régime d’austérité imposé par la troïka. Il a estimé qu’il était trop risqué de laisser le Bloc de Gauche ou les Communistes se rapprocher du pouvoir, insistant sur le fait que les conservateurs doivent se rassembler en tant que minorité, afin de satisfaire Bruxelles et apaiser les marchés financiers étrangers.

 

La démocratie doit passer au second plan, derrière les priorités que sont les règles de l’Euro et l’adhésion à sa zone.

 

Le discours du président portugais est historique. Pour la première fois, un homme politique européen d’envergure reconnaît clairement :

Que le « vote démocratique » n’est valable que pour certains partis : les partis anti-austérité et/ou anti-Euro sont relégués aux rangs des parias ;

Que l’Europe prime sur la démocratie ;

Que les marchés priment sur la démocratie.

 

Le Parti Anti Sioniste constate, sans étonnement, que les masques tombent progressivement, l’Union Européenne montre son vrai visage ; l’Union Européenne n’est qu’une dictature au service de l’élite sioniste, en général et des « bangsters », en particulier.

 

Les pays, qui oeuvrent pour cette dictature qu’est l’Union Européenne et la soutiennent, seraient plus justes et plus sages s’ils arrêtaient de donner des leçons et d’imposer leur modèle, parce qu’en réalité, ce n’est nullement la démocratie ou la souveraineté des peuples qui les intéressent, mais plutôt la défense de leurs propres intérêts au détriment de ces peuples.

 

Source : RussEurope

 

Parti Anti Sioniste

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