Déchoir Hollande et Fabius de leurs fonctions pour lutter contre le terrorisme

Déchoir Hollande et Fabius de leurs fonctions pour lutter contre le terrorisme
Déchoir Hollande et Fabius de leurs fonctions pour lutter contre le terrorisme

Depuis l’annonce par François Hollande de réformer la Constitution pour étendre la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français, beaucoup restent sceptiques sur son champ d’application.

Cette mesure est censée lutter contre le terrorisme en France. En attendant les débats qui commenceront le 3 février à l’Assemblée, beaucoup ont déjà fait entendre leur voix. Bon nombre de détracteurs la considèrent inefficace, car elle n’empêchera pas un terroriste de passer à l’acte. Inopérante, elle ne sera effective que 15 à 30 ans après la détention pour crime terroriste.

Enfin, cette mesure est anticonstitutionnelle. Elle rompt le principe fondamental d’égalité, traitant de manière inique les Français de souche et les binationaux (nés Français ou pas) sur le plan juridique.

Ces derniers, relégués à des citoyens de seconde zone, seraient condamnés à une sentence plus sévère pour le même crime terroriste ! L’État français s’aventure sur un terrain très dangereux car il vise uniquement les binationaux musulmans.

Le rôle d’un État est de dénoncer tous les types de terrorisme, y compris le terrorisme sioniste. Par souci de cohérence, cette déchéance devrait être appliquée aux binationaux franco-israéliens opérant dans l’armée d’occupation de Tsahal. « Liberté, Égalité, Fraternité » disent-ils, une devise dépourvue de sens.

 

En réalité, l’égalité entre les Français est déjà rompue par le droit actuel. En effet, le Code Civil, depuis la loi Guigou de 1998 permet la déchéance de nationalité pour les binationaux naturalisés depuis moins de 10 ou 15 ans dans le cas d’un « crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ».

Le projet du Président de la République se veut donc  renforcer une actuelle rupture d’égalité en étendant cette mesure aux binationaux nés sur le sol français. Consciente du « sentiment d’injustice » que cela peut créer auprès de « nos compatriotes », Elisabeth Guigou appelle aujourd’hui à « la déchéance de nationalité pour tous les terroristes » sans distinction. Selon elle, « la voie de sortie serait le statut d’apatride accordé par l’Ofpra, l’office des réfugiés ». Le Premier ministre, Manuel Valls, rejette cette idée, car la France a signé les conventions européenne et internationale qui rendent impossible la création du statut d’apatride.

Cet argument ne tient pas. Quel sort Manuel Valls réservera-t-il aux déchus de la nationalité française, originaires d’un autre pays qui ne voudra pas d’eux non plus ?

Rachid Nekkaz, politologue algérien et homme d’affaires qui a renoncé à la nationalité française, a lancé un appel au gouvernement algérien afin qu’il change sa Constitution pour ôter la nationalité algérienne aux terroristes. L’Algérie n’a pas vocation à être la « poubelle citoyenne » des Français binationaux « nourris aux biberons de la République française », a-t-il déclaré.

 

Responsabilité de la France, État terroriste ?

Il y a en effet une grande responsabilité de la France dans l’émergence du terrorisme qu’elle prétend combattre aujourd’hui, à l’étranger et sur son propre territoire. Elle pointe du doigt le terrorisme d’un « radicalisme religieux » qu’elle nourrit, tout en occultant le terrorisme d’État dont elle fait l’objet.

Un terrorisme s’inspirant des sionistes, inventeurs et héritiers des méthodes du terrorisme moderne.Selon Thierry Meyssan, journaliste d’investigations indépendant, la France est un Etat terroriste depuis au moins 2011.

Pour ce qui est du terrorisme d’État à l’étranger, elle s’est jointe au Royaume-Uni dans le projet des USA « des printemps arabes ». Les pays arabes laïques ont été renversés afin d’y instaurer des dictatures des Frères musulmans. La France de Sarkozy et de Bernard Henry-Lévy a surtout été sollicitée pour faire tomber la Libye et la Syrie.

En décembre 2012, lors de la conférence des « Amis de la Syrie », Fabius venta les mérites des rebelles syriens, les terroristes d’Al Nosra, à qui un soutien militaire avait été apporté. Cette branche syrienne d’Al Qaïda, qui a fusionné avec Daesh, « fait du bon boulot », selon notre ministre des Affaires Étrangères. Rappelons que cette organisation est classée comme « terroriste » par le Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Un rapport du Massachussets Institute of Technology devrait conduire Laurent Fabius devant la Cour Pénale Internationale à La Haye et devant la Haute Cour en France. En effet, cette étude affirme que le massacre chimique du 21 août 2013 sur la Goutha orientale syrienne, a été perpétré depuis une zone rebelle.

On comprend mieux, aujourd’hui, le silence de nos dirigeants à l’égard du terrorisme de l’Arabie Saoudite dans le massacre des populations du Yémen et du Bahreïn. On comprend mieux l’indulgence de la France à l’égard du terrorisme de l’occupant sioniste dans les massacres perpétrés sur les populations palestinienne et libanaise.

Depuis la guerre du Liban en 2006, et les opérations israéliennes à Gaza « Pluie d’été », « Plomb durci », le Parti Anti Sioniste n’a cessé d’interpeller l’État français sur son manque de dénonciation et de cohérence.

À l’échelle nationale, le laxisme politique de l’UMPS face au développement des filières terroristes est admis par tous. Victimes du système des classes sociales, de l’islamophobie, de la ségrégation urbaine, du racisme et d’absence de mesures dans les prisons …certains désœuvrés entrent dans le cycle de la violence, manipulés parfois par les Services de Renseignements français (cf Affaire Merah). D’autres suivent le mouvement des départs massifs vers la Syrie que l’État a voulu sans encombre.

Ainsi, déchoir de la nationalité française les produits de l’État français n’est que pure hypocrisie. Il revient à se déresponsabiliser dans un discours réactif et dangereux, ce qui ne règlera pas le problème du terrorisme. Ce sont les décisionnaires politiques, catalyseurs du terrorisme ambiant qu’il faut déchoir de leur statut et juger.

La loi encadrant la destitution d’un chef d’État en cas de manquement grave à sa fonction a été validée en novembre 2014 par le Conseil constitutionnel.

 

Le Parti Anti Sioniste appelle les parlementaires au vote pour la révocation du Président et pour le rétablissement de la peine pour « Crime d’indignité nationale ». À l’instar de cette peine qui a été appliquée par le Général de Gaulle à tous collaborateurs du nazisme, les collaborateurs du sionisme doivent être déchus de leurs droits civiques, civils et politiques dans l’intérêt de la Nation.

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