Corée du Nord VS USA/Corée du Sud

Après que la Corée du Nord ait effectué fin novembre dernier un nouveau test de missile intercontinental, les experts américains avaient estimé que celui-ci aurait très bien pu atteindre le Nord-Ouest du territoire US.

Ce tir a fait vaciller l’administration Trump qui ne s’attendait pas à ce niveau de précision.

Suite à ce tir qui met tout le territoire américain à sa portée, le gouvernement nord-coréen a affirmé avoir rempli son objectif : devenir une puissance nucléaire.

Concernant la réaction du Japon, qui est l’un des pays les plus exposés aux missiles nord-coréens, le Premier ministre Shinzo Abe, a annoncé « avoir reçu des informations préliminaires sur un nouveau lancement de missile balistique nord-coréen », ajoutant « il est possible que cela soit tombé dans notre zone économique exclusive », confirmant la réunion de son conseil de sécurité nationale.

Selon la presse, le président sud-coréen a également convoqué une réunion d’urgence de son équipe de sécurité nationale.

L’Union européenne a pour sa part désapprouvé ce tir qu’elle considére comme « menaçant sérieusement la paix et la sécurité internationales ».

En effet, dans un communiqué, la diplomatie européenne a indiqué que ce tir « était une violation flagrante des obligations internationales de la Corée du Nord telles que posées dans plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU », conseillant Pyongyang « de s’abstenir de nouvelles provocations qui pourraient accroître les tensions régionales et mondiales ».
Suite à ce tir de missile nord-coréen, la Corée du Sud et les États-Unis ont donné le coup d’envoi à leur plus important exercice aérien conjoint le 4 décembre 2017, que Pyongyang a qualifié de « provocation totale ».

Un exercice baptisé Vigilant Ace qui a duré 5 jours, et auquel participaient environ 230 avions, dont des chasseurs furtifs F-22 Raptor et des dizaines de milliers de soldats.
Ces manœuvres ont suscité la colère de Pyongyang qui les considère comme une simulation de l’invasion de son territoire.

La Corée du Nord a donc dénoncé cette opération, accusant l’administration de Donald Trump de « vouloir la guerre nucléaire à tout prix ».

Le Pentagone a annoncé que « les chefs militaires américains et sud-coréens avaient discuté d’options de réaction militaire » après le tir du missile balistique intercontinental de la Corée du Nord.

Le général Joe Dunford, chef d’état-major inter-armées, et l’amiral Harry Harris, chef du commandement Pacifique de la marine américaine, ont exprimé dans un communiqué « l’engagement irrévocable envers l’alliance américano-sud-coréenne ».

Quelques jours plus tard, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a fait savoir que Pyongyang était prêt à discuter des «garanties pour sa sécurité» avec Washington. Un message adressé à son homologue américain Rex Tillerson le 7 décembre dernier, en marge d’une conférence à Vienne où se trouvaient les deux diplomates.

Cité par l’agence de presse russe Interfax, Lavrov a ainsi affirmé : « Nous savons que la Corée du Nord veut par-dessus tout discuter avec les USA des garanties pour sa sécurité. Nous sommes prêt à soutenir cela, et à faciliter de telles négociations », puis d’ajouter « nos collègues américains, y compris Rex Tillerson, ont entendu ce message ».

Cette déclaration s’accorde en tout point avec la visite officielle en Corée du Nord du secrétaire général adjoint de l’ONU aux Affaires politiques, l’Américain Jeffrey Feltman, une première depuis 6 ans. Jeffrey Feltman a atterri à l’aéroport de Pyongyang le 5 décembre dernier, où il s’est entretenu avec des responsables nord-coréens de «sujets d’intérêt et de préoccupations communs», a annoncé le porte-parole des Nations unies, sans donner plus de précisions.

Alors que les tensions entre Pyongyang et Washington sont encore palpables, le chef de la diplomatie américaine a fait savoir que « les États-Unis étaient prêts à s’asseoir à la table des négociations avec la Corée du Nord « sans condition préalable » ». Puis d’ajouter lors d’une conférence à Washington qu’il n’était « pas réaliste de dire « nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme [nucléaire] ».

Pourtant, les États-Unis avaient jusqu’ici affirmé que « toute négociation ne pouvait porter que sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne ».

Rex Tillerson a rappelé que des discussions ne pourraient intervenir qu’après « une période de calme ». Puis s’adressant à Pyongyang, il a fait savoir qu’il « serait difficile de parler si au milieu de notre discussion vous décidez de tester un autre engin », rappelant les nombreux essais balistiques et nucléaires nord-coréens des derniers mois.
« Rencontrons-nous, voyons nous face à face et ensuite on pourra commencer à établir une feuille de route de ce vers quoi nous voudrions aller », a détaillé le secrétaire d’État.

 

Le Parti Anti Sioniste se demande si ces entrevues seront utiles, mais nous restons optimistes dans l’espoir qu’elles mèneront à une entente qui évitera une guerre, qui sera indubitablement une catastrophe planétaire.
Une fois de plus, la Russie a su trouver les bons mots et solliciter les deux parties pour entamer des pourparlers afin de mettre un terme à cette crise.
Chacun sait que si une guerre venait à éclater entre ces deux puissances nucléaires, elle aurait des conséquences dévastatrices pour tous.
Il est plus judicieux que chacun mette son orgueil de côté et pense sincèrement à la Paix , qui, malheureusement a disparu depuis longtemps.

 

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