Des Casques blancs invités à l’Assemblée nationale française

Malgré d’innombrables preuves (vidéos et photos) provenant de la Syrie sur le soutien des Casques blancs aux groupes terroristes, la France continue à les soutenir et en accueille même les membres à bras ouverts, estime Vanessa Beeley, chercheuse et journaliste indépendante.

L’Assemblée nationale française est allée trop loin en invitant au Palais Bourbon, des Casques blances.

En visite à Paris, le porte-parole des Casques blancs syriens, Abdulrahman Almawwas a rencontré, mardi 13 février, un conseiller spécial d’Emmanuel Macron ainsi que des députés français.

Alors que, selon le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie cité par Al-Manar, les terroristes du Front al-Nosra et les Casques blancs s’occupent de préparer une provocation dans la province d’Idlib pour accuser ensuite le gouvernement syrien de recours à l’arme chimique.

Les Casques blancs fournissent des soins médicaux aux terroristes, ils acheminent les équipements par la Turquie dans les régions terroristes, selon Vanessa Beeley.

« Ils ont été filmés participant à l’exécution d’un civil à Alep. Ils diffusent des vidéos, sur leurs pages dans les réseaux sociaux, des exécutions de soldats et de civils arabes », a-t-elle précisé au journaliste de RT.  

Pour rappel, les Casques blancs sont très officiellement soutenus par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et le Foreign Office britannique.

En témoigne également une vidéo twitée, en septembre 2016, où le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson évoquait sa « fierté » de leur prodiguer un soutien de 32 millions de Livres, soit la moitié de l’aide qu’ils reçoivent. L’organisation a été créée en 2013 par James le Mesurier, un ancien officier britannique reconvertit dans le mercenariat, dont la société est basée à Dubaï.

Selon l’agence de presse russe Sputnik, ils n’ont cessé de réclamer l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne au profit des forces antigouvernementales. Ils sont également soupçonnés d’avoir pris part au blocus de l’eau de Damas en janvier 2017, un acte qualifié de «crime de guerre» par l’ONU.

Sur Internet, des vidéos circulent, comme celle où l’on peut voir l’exécution par des terroristes d’un civil à Hreitan, dans le nord d’Alep. Aussitôt après, des Casques blancs viennent ramasser la dépouille du supplicié, comme s’ils attendaient hors champ de pouvoir passer à l’action.

«Il y a des dizaines de vidéos où on voit, empilés à l’arrière d’un camion, des corps de soldats de l’armée syrienne, avec des Casques blancs se tenant tout autour, les appelant par toute sorte de titres injurieux et faisant le signe de la victoire alors qu’ils démarrent», témoigne Vanessa Beeley.

Un terroriste nommé Walid Hendi a avoué, en mai dernier, avoir participé à la création de toutes pièces de vidéos par une chaîne de télévision turque avec les Casques blancs, sur des attaques chimiques à Alep dans le but de mettre en cause l’armée syrienne.

Le terroriste a avoué les faits en ces termes : « Ils nous ont donné des vêtements et dit que nous serions visés par des produits chimiques. En fait, on a joué une pièce de théâtre filmée par une chaîne turque, sur une présumée attaque chimique qui mettrait en cause l’armée syrienne. »

Il a souligné que deux personnes nommées Ibrahim al-Hadj et Mohammad al-Seyyed étaient chargées de filmer les scènes. « Ils déclenchaient les sirènes et préparaient les civières pour transférer les blessés. Ensuite, ils diffusaient les vidéos sur Internet dans le but d’incriminer l’armée syrienne », a-t-il ajouté, précisant qu’il avait lui-même participé à plusieurs tournages de ce genre.

Les Casques blancs, groupe formé il y a cinq ans, se disent être « une ONG impartiale » active en Syrie uniquement pour porter secours aux victimes de la guerre. Or, à plusieurs reprises, cette ONG a menti et ses mensonges ont été souvent mis en lumière. Leur discours mensonger est destiné à justifier une action militaire contre le gouvernement syrien et à porter des accusations contre ses alliés.

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