Bahreïn: la voix d’Israël

Le micro-état du Bahreïn s’affirme de plus en plus comme étant à l’avant-garde de la normalisation des pays du golfe avec l’entité sioniste criminelle.

Véritable « voix de son maître  », il se révèle être encore plus royaliste que le roi, en utilisant la même rhétorique agressive et calomnieuse de l’entité sioniste envers la République islamique d’Iran en particulier, et l’Axe de la Résistance plus généralement.

Et alors qu’il réprime sans pitié son opposition populaire, pourtant pacifique, depuis déjà plusieurs années, en utilisant des méthodes criminelles qui feraient rougir de jalousie, les soldats d’occupation de l’armée israélienne, il accueille parallèlement sur son sol la crème de la crème sioniste.

En effet, on apprend que le Rabin Marc Schneier, vice-président du Congrès juif mondial, organisation sioniste historique, a été reçu par le souverain Hamad bin Isa Al Khalifa pour discuter des préoccupations régionales au Moyen-Orient.

Suite à cette visite, qui était sa seconde dans le pays après celle de 2011, le dirigeant sioniste a déclaré au site d’informations israélien « i24 » : « Les royaumes du Golfe Persique attendent que Benjamin Netanyahu fasse un geste audacieux et courageux pour lancer le processus d’établissement des relations diplomatiques avec Israël », ajoutant, « Je peux prédire que vous commencerez à voir des relations diplomatiques entre Israël et les pays du Golfe d’ici deux ans ».

Il a affirmé que parmi les six États du Golfe – l’Arabie Saoudite, Oman, le Koweït, les Émirats arabes unis, le Qatar et Bahreïn – ce dernier était le plus désireux d’un rapprochement avec l’entité sioniste.

« Non seulement, j’ai un contact avec la famille royale de Bahreïn, mais aussi avec le Qatar et l’Arabie Saoudite. J’ai vu des changements remarquables dans leurs attitudes envers “Israël” et nous vivons vraiment des temps passionnants et historiques. »

Deux jours après la visite du rabbin Schneier, tombait un communiqué du ministère bahreïni de l’Intérieur accusant l’Iran de « soutien aux opérations terroristes » à Bahreïn et de « formation de leurs auteurs ».

Dans le même temps, le CCG composé du Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis, a officiellement désigné le Hezbollah comme une organisation terroriste, ce qui pourrait conduire à des sanctions contre le parti de la Résistance ainsi que les entreprises et institutions qui lui sont associées. Le Roi du Bahreïn aurait également recommandé que cette décision soit reprise par la Ligue arabe.

On se souvient que Bahreïn a été le premier pays arabe à désigner le Hezbollah comme une organisation terroriste en mars 2013, dans la foulée des troubles populaires qui avaient éclaté dans le pays parmi sa majorité population chiite dans le sillage des événements du printemps arabe en 2011.

Une contestation populaire réprimée de manière sanguinaire et que le régime n’a eu de cesse d’imputer à la République islamique et au Hezbollah.

Ainsi, le pouvoir bahreïni accuse les Gardiens de la révolution iraniens d’avoir formé « une cellule dont le but est de viser les dirigeants des appareils sécuritaires, les patrouilles et les bus transportant les forces de sécurité, ainsi que les installations pétrolières et vitales de Bahreïn pour porter atteinte à l’ordre public et à l’économie nationale », rapporte Fars News à partir du communiqué officiel bahreïni.

Cette stigmatisation de l’Iran s’inscrit aussi dans la stratégie de couverture des velléités de reconnaître Israël, auprès de ces populations. La normalisation avec l’entité coloniale passe inévitablement nécessairement par la diabolisation de l’Iran et du Hezbollah, chefs de file de l’axe de la Résistance.

Une façon de faire passer la pilule auprès d’une population déjà chauffée à blanc par la politique répressive du régime, mais également d’obéir aux injonctions des maîtres sionistes qui mènent la danse.

C’est le sens des propos de Schneier, tenus dans « The Jérusalem Post », après sa rencontre avec al-Khalifa affirmant que “ l’Iran est non seulement un obstacle, mais une opportunité pour la paix entre Israël et les pays arabes ”, ajoutant que l’entité sioniste et les États du Golfe partageaient cet «ennemi commun », et que leur alliance était « naturelle » afin de le combattre.

Comme si ces monarchies, dirigées par des despotes libidineux et dégénérés pouvaient combattre qui que ce soit à part leur propre peuple …

Le Parti Anti Sioniste fustige une nouvelle fois le régime du Bahreïn qui démontre une fois de plus sa servilité à l’égard de l’entité criminelle israélienne et met en garde ses dirigeants contre le retour de bâton inéluctable que l’histoire leur fera subir.

La normalisation avec l’entité coloniale israélienne ne pourra jamais se faire aussi simplement que se l’imaginent ces pétro-monarques à la solde des sionistes, car bien heureusement, leurs populations se tiennent majoritairement aux côtés du peuple palestinien martyrisé.  

Ces dirigeants, dans leur aveugle arrogance, ne se rendent pas compte que leurs agissements vont à contre-courant du sens de l’histoire, qui se dirige à grand pas vers la libération de la Palestine occupée et la chute du régime criminel de Tel-Aviv.

Qu’ils continuent donc à danser au rythme d’une partition dictée par les sionistes, mais qu’ils n’oublient pas que c’est toujours à la fin du bal que l’on paie les musiciens.