Apres l’Afrique, Netanyahu jette son dévolu sur l’Amérique du sud

Apres son périple africain de juin 2016, qui en avait fait le premier chef de gouvernement israélien à se rendre sur le continent noir, le criminel de guerre Benjamin Netanyahu a effectué une tournée en Amérique latine du 11 au 15 septembre dernier.

Un déplacement historique car il s’agit de la première visite d’un chef de gouvernement de l’entité sioniste criminelle en Amérique latine.

Une tournée loin de chez lui qui lui a permis momentanément de faire oublier les enquêtes en cours sur les « Affaires » de corruption le concernant et dans lesquelles il semble mouillé jusqu’au cou.

Netanyahu s’est ainsi rendu en Argentine, en Colombie et au Mexique, avant de s’envoler pour New York afin de participer à l’Assemblée générale des Nations unies où il compte sans doute rejouer son numéro de pleurniche habituelle sur la menace iranienne à l’encontre de la planète et de la pauvre entité sioniste entourée de méchants antisémites assoiffés de sang juif.

Lors de ce déplacement, il aura rencontré les chefs d’état de ces 3 pays, ainsi que des membres de leur communauté juive, mais aussi le président du Paraguay, Horacio Cartes, avec lequel il s’est entretenu dans la capitale argentine.

Un voyage qui avait un double objectif. Le premier étant de renforcer et développer les liens économiques et commerciaux entre l’entité sioniste criminelle et ces pays d’Amérique latine, notamment dans les domaines de l’agriculture, des communications, de la technologie et des systèmes de Défense.

Cette tournée sud-américaine se veut donc la manifestation d’un rapprochement qui se concrétisera par la signature d’accords commerciaux, mais elle a également pour autre objectif pour l’entité criminelle :

celui de nouer de nouvelles alliances afin d’obtenir un soutien diplomatique dans les forums internationaux et casser ainsi les majorités condamnant son occupation de la Palestine et ses exactions à l’encontre des populations civiles y habitants.

Une offensive diplomatique en direction de ces pays d’Amérique du sud, susceptibles de se positionner en sa faveur dans les instances de l’ONU et empêcher le vote majoritairement anti-israélien aux Nations Unies.

Première étape de la tournée de Netanyahu, l’Argentine du président pro-américano-sioniste Mauricio Macri, qui a succédé à Cristina Kirchner, connue pour son hostilité au régime criminel de Tel-Aviv et qui avait développé des liens solides avec son ennemie juré : l’Iran.

Un pays qui abrite la plus forte communauté juive d’Amérique du sud (plus de 300000 personnes), et où deux attentats à la bombe avaient visé en 1992 l’ambassade d’Israël (29 morts et 220 blessés) et en 1994 un centre communautaire juif (85 morts et 300 blessés). Des attentats non revendiqués et qui avaient été attribué par le régime sioniste à la résistance libanaise du Hezbollah, agissant pour le compte de l’Iran, sans qu’il n’y ait le moindre début de preuve. L’entité criminelle avait alors exercé de vaines pressions sur les gouvernements successifs argentins afin d’incriminer le Hezbollah.

Désormais la situation a changé et “l’attitude de l’Argentine envers Israël est passée de l’hostilité sous la gouvernance de Nestor Kirchner et plus tard de sa femme Cristina entre 2003 et 2015, à une véritable amitié sous l’actuel président Mauricio Macri,” a expliqué Netanyahu depuis Buenos Aires.

Cependant, malgré les bonnes dispositions des nouveaux dirigeants à l’égard de l’entité criminelle, le peuple argentin reste lui majoritairement hostile à son encontre, comme le prouvent les nombreuses manifestations qui ont rassemblé des milliers de personnes, soutenues par des responsables politiques, pour dénoncer la présence du criminel de guerre Netanyahu et protester contre les politiques racistes israéliennes et leur nettoyage ethnique contre les Palestiniens.

Netanyahu a également rencontré un autre allié sud-américain, le président paraguayen Horacio Cartes, qui s’est rendu à Buenos Aires pour l’occasion et a déclaré qu’« Israël et le Paraguay travaillaient très bien ensemble mais qu’il y avait beaucoup plus à faire.”

Apres une deuxième étape en Colombie qui n’aura duré que quelques heures, et où Netanyahu et le président colombien Santos (largement acquis à la cause américano-sioniste) ont signé un accord de coopération dans le domaine du tourisme et annoncé la relance d’un fonds d’innovation commun, le criminel de guerre a ensuite posé sa valise au Mexique, autre pilier de la politique pro-US en Amsud, où un mémorandum d’entente concernant l’aviation et les communications aura été signé.

On se souvient qu’en début d’année, le Mexique, qui se proclame « grand ami d’Israël », avait exprimé « sa profonde surprise, sa réprobation et sa déception » devant le message publié par Netanyahu sur Twitter, dans lequel il approuvait chaleureusement l’initiative du Président Trump de construction d’un mur à la frontière américano-mexicaine.

« Le président Trump a raison. J’ai construit un mur le long de la frontière sud d’Israël. Cela a stoppé toute l’immigration illégale. Grand succès. Idée formidable », avait tweeté le criminel de guerre, en faisant allusion au mur frontalier entre la Palestine occupée et l’Egypte.

Même la communauté juive mexicaine avait été outrée par ces déclarations, sans compter que c’est une société israélienne qui a été sélectionnée pour s’occuper du volet sécuritaire du projet en question.

Les liens entre l’Entité criminelle et l’Amérique latine sont anciens, notamment au niveau commercial, et particulièrement dans le secteur de la défense, avec 550 millions de dollars d’exportations israélienne en Amérique latine en 2016. On se souvient que dans les années 80 déjà, Israël était l’un des principaux fournisseurs d’armes des régimes dictatoriaux d’Amérique latine.

« Il y a environ 150 entreprises israéliennes actives au Mexique, une centaine en Colombie et un nombre croissant en Argentine », a expliqué Modi Efraim, chef du département Amérique latine au ministère israélien des Affaires étrangères.

Du point de vue politique également les relations sont anciennes, et remontent à la création de l’entité sioniste. En effet, l’Amérique latine a joué un rôle important dans la naissance de cet état colonial, et au cours du vote sur la partition de la Palestine, le soutien des pays d’Amérique latine fut essentiel.

En revanche leurs votes à l’Assemblée générale sont devenus défavorables à Israël à partir des années 1960, notamment après la formation d’un groupe de pays du Tiers Monde en 1964 (connu sous le nom de «Groupe des 77»), à tendance anti-impérialiste et anti-israélienne, et dont les pays d’Amérique latine faisaient partie. Pour Israël, ces derniers étaient alors «perdus» diplomatiquement.

L’Amérique latine est devenue le dernier bastion de la présence d’Israël dans le Tiers Monde après la guerre du kippour de1973 : Israël a été isolé de l’Afrique et n’avait pas de relations diplomatiques avec la Chine et l’Inde.

Pour tenter de contourner cet isolement diplomatique, l’entité sioniste a tiré parti de ses intérêts communs avec des régimes dictatoriaux pro-occidentaux. Dans le cas de l’Amérique latine, cette politique a consisté à vendre des armes aux pays antisoviétiques et aux dictatures comme l’Argentine, l’Équateur, le Guatemala, le Honduras ou le Salvador. Une relation gagnant-gagnant : armes israéliennes contre pétrole sud-américain (surtout après la révolution iranienne de 1979).

Ces dernières années, les relations entre Israël et l’Amérique latine ont été éclipsées par l’influence de l’Iran qui a renforcé ses liens avec le Venezuela, la Bolivie, l’Équateur et le Nicaragua en raison notamment du virage anti-impérialiste pris par ces pays sous le leadership du défunt président Chavez.

Apres la reprise en main récente de la plupart des pays d’Amérique du sud par l’Empire américano-sioniste, le régime criminel de Tel-Aviv profite donc de l’occasion pour retrouver une influence dans cette zone ou les populations, conscientes de sa nature colonialiste et impérialiste, lui sont largement hostiles.

 

Le Parti Anti Sioniste appelle les peuples d’Amérique latine à faire pression sur leurs dirigeants afin de cesser tous liens avec l’entité sioniste criminelle.

Nous somme cependant confiant dans la lucidité de ces citoyens, qui ne s’y trompent pas, et qui ont bien compris, malgré les sourires mielleux et les beaux discours des responsables sionistes, la véritable nature de ce régime criminel infanticide.

De tradition historiquement anti-impérialiste, ces peuples sont naturellement solidaires des palestiniens opprimés, comme ils ont pu le démontrer à de multiples occasions.

Ce ne sont pas les déclarations d’amour envers Israël de leurs dirigeants corrompus et soumis à l’ordre américano-sioniste qui les feront changer d’avis.

 

 

[signature]Signature du président[/signature]

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