Ansarallah reçoit une délégation française et dénonce l’hypocrisie de Paris

Citant une source bien informée, la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen a rapporté que la coalition saoudienne avait empêché l’ambassadeur de France au Yémen, Christian Testot de se rendre à Sanaa.

Néanmoins, après moult atermoiements, le régime des Al Saoud a autorisé le diplomate à rencontrer Ansarallah dans la capitale yéménite.

Quels ont donc été les sujets soulevés par les deux interlocuteurs ?

Selon les agences d’information, la tragédie humanitaire au Yémen causée par l’offensive de la coalition pro-saoudienne et à laquelle la France participe, directement a été évoquée.

Les parties ont, également parlé du « règlement politique de la crise » alors que les forces françaises appuient les troupes saoudo-émiraties dans leur offensive contre Hudaydah et qu’au moins 2 forces spéciales françaises ont été arrêtées par Ansarallah. 

En effet, les membres du bureau politique Ansarallah ont rencontré une délégation française dirigée par l’ambassadeur Christian Testot durant laquelle ils ont rappelé que la crise humanitaire qui frappe les Yéménites, qui sont la cible d’un blocus datant d’au moins 4 ans et d’une incessante campagne de bombardements qui utilise, entre autres les bombes françaises, selon l’AFP.

« Le peuple yéménite ne peut que s’indigner de la collusion de la France avec le régime de Riyad. Il appelle, par conséquent le gouvernement français à réviser sa position par rapport à la crise au Yémen ».

 

D’un autre côté, Ansarallah a mis l’accent sur l’impératif que représente la solution politique de la crise yéménite, une solution, rappelons le que l’Arabie saoudite bloque par tous les moyens dont elle dispose.

L’inique blocus saoudo-émirati imposé sur la population yéménite et qui a causé, jusqu’à présent la mort de milliers de civils était inclus dans l’ordre des discussions.

« C’est un blocus qui a causé des dommages irréparables aux infrastructures du pays, sans compter le nombre très élevé de victimes civiles

Le mercredi 18 juillet, à Sanaa,l’ambassadeur français avait rencontré, M. Sayyeed Abdul-Malik al-Houthi, le chef des Ansarallah. Selon Reuters, la discussion entre les 2 responsables aurait porté sur les moyens de livraison des aides humanitaires aux Yéménites.

Apparemment, figure sur l’agenda de l’ambassadeur une rencontre à Sanaa avec les dirigeants des partis yéménites ainsi que les directeurs de différentes organisations humanitaires.

M. Testot devait, également s’entretenir avec Mehdi al-Mashat, président du Conseil politique suprême du Yémen, Abdul Aziz Bin Habtoor, Premier ministre du gouvernement de salut national et le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de salut national.

Rappelons que le 9 juillet, une première tentative française pour entrer en contact avec Ansarallah avait échoué parce que Riyad avait empêché l’ambassadeur de se rendre à Sanaa.

Pour les analystes, qui soulignent les inquiétudes de Paris quant au sort des « forces spéciales » capturées par Ansarallah et ce aux premiers jours de l’offensive contre Hudaydah, le feu vert saoudien pour la première rencontre entre le diplomate français et Ansarallah est un aveu d’échec.

Néanmoins, il est facile de déduire que les discussions en ce sens ont peu de chance d’aboutir, en effet, selon des sources bien informées, la France joue un double jeu qui ne convainc personne :

le président français, Emmanuel Macron insinue vouloir mettre en place une initiative diplomatique pour résoudre le conflit au Yémen, alors que son pays fournit une grande quantité d’armes à la coalition saoudienne, ces mêmes armes qui tuent des milliers de Yéménites et qui détruisent l’infrastructure du pays.

Il est regrettable, voire honteux de constater qu’un pays comme la France, qui fut, dans un passé assez récent une terre d’asile pour les opprimés soit devenue complice des Arrogants qui déciment des populations civiles et qui détruisent l’infrastructure de leurs pays !

L’hypocrisie dont fait preuve l’Élysée quant à sa politique concernant la situation au Yémen dénote son niveau d’assujettissement à l’Arrogance internationale tout comme ses priorités et qui sont l’appât du gain grâce aux armes qu’il vend aux autocrates criminels de la coalition saoudo-émiratie.

Il est évident que pour ceux qui commettent des crimes, directement ou qui y participent, indirectement, le moment d’en payer le prix fort arrivera, indéniablement.

 

 

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