Vers un affrontement USA/Corée du Nord ?

USA-Corée-du-Nord-menaceLa Corée du Nord a dénoncé mardi dernier l’envoi  » insensé  » d’un groupe aéronaval américain vers la péninsule coréenne, en se disant prête à la  » guerre « , alors que de son côté, le président américain Donald Trump a affirmé une nouvelle fois être prêt à  » résoudre le problème  » nord-coréen.

En effet, Washington a dépêché dimanche le porte-avions USS Carl Vinson et son escadre alors que l’administration Trump s’est dite prête à se charger « seule » du problème des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, si Pékin ne faisait pas rentrer dans le rang son voisin et allié.

 

« La Corée du Nord cherche des ennuis. Si la Chine décide d’aider, ça serait formidable. Sinon, nous résoudrons le problème sans eux », a réaffirmé le président américain mardi dernier 11 avril, sur Twitter.

 

Des propos appuyés par ceux du chef de la diplomatie US, Rex Tillerson, affirmant :  » Si vous devenez une menace, à un certain moment, la probabilité d’une riposte existe. Nous sommes prêts à agir seuls si nécessaire « .

 

On se souvient qu’à la fin du mois de mars, Donald Trump avait déjà gonflé les muscles en évoquant de possibles « frappes préventives », si la menace continuait d’augmenter.

 

Le régime de Pyongyang a réagi cette semaine à travers des mots qui augurent de la possibilité d’un affrontement imminent avec les États-Unis :

 

 » Le déploiement insensé américain pour envahir la République populaire démocratique de Corée a atteint une phase préoccupante.

 

La République populaire démocratique de Corée est prête à réagir, quel que soit le type de guerre voulu par les États-Unis. Nous prendrons les mesures de contre-attaque les plus fermes contre les provocateurs, afin de nous défendre par la voie des armes.

 

Nous tiendrons les États-Unis totalement responsables des conséquences catastrophiques provoquées par ses actions scandaleuses « , a en effet déclaré un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle KCNA.

 

 

Tous les regards pointent désormais vers le puissant allié et voisin de la Corée du Nord, la République populaire de Chine, dont on attendait la réaction face à cette escalade dangereuse.

Lors d’un entretien téléphonique mercredi avec son homologue américain Donald Trump, le président chinois Xi Jinping a plaidé pour une solution pacifique de la crise autour du programme nucléaire nord-coréen, tentant ainsi de désamorcer la situation.

À l’origine, Washington avait demandé à Pékin de résoudre le problème des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, craignant que Pyongyang ne se dote d’ici deux ans d’une arme capable de frapper les États-Unis.

 

En effet, le régime nord-coréen tente de se doter de missiles intercontinentaux capables de porter ses bombes nucléaires sur le territoire américain. Pyongyang justifie ses programmes nucléaire et balistique, interdits par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, par la menace américaine.

 

L’envoi de ce porte-avions américain intervient alors que de nombreux observateurs redoutent que le régime de Pyongyang ne prépare un sixième essai nucléaire à l’occasion des célébrations du 105e anniversaire de la naissance du fondateur du régime, Kim Il-Sung.

Le Premier ministre sud-coréen et président par intérim a mis en garde mardi contre le risque d’une « grave provocation » du Nord, qui pourrait aussi intervenir le 25 avril, lors de l’anniversaire de la fondation de son armée.

Le représentant spécial de la Chine pour la péninsule coréenne, le diplomate Wu Dawei, s’est entretenu lundi dernier à Séoul avec son homologue sud-coréen au sujet du dossier nucléaire. Les deux hommes ont convenu selon Séoul de mesures « fortes » en cas d’un nouvel essai nucléaire.

Dans un éditorial au ton inhabituellement virulent envers le régime de Kim Jong-Un, le quotidien chinois « Global Times », réputé proche des dirigeants chinois, a mis en garde Pyongyang contre un sixième essai nucléaire :

 

« La péninsule coréenne n’a jamais été aussi proche d’un affrontement militaire depuis que le Nord a mené son premier essai nucléaire en 2006 », a observé dans un éditorial le quotidien.

 

Si la Corée du Nord devait procéder à un nouvel essai nucléaire ou à un tir de missile intercontinental, « Pékin réagirait fermement », a averti le journal, estimant que la Chine soutiendrait de nouvelles sanctions de l’ONU allant jusqu’à des restrictions aux importations pétrolières de Pyongyang.

De son côté, la Corée du Nord ne semble guère impressionnée par la démonstration de force américaine, ni par les avertissements voilés de son voisin chinois.

En effet, jeudi dernier, l’agence officielle du pays, KCNA, a rapporté que le leader nord-coréen avait assisté depuis un poste d’observation à des manœuvres consistant au parachutage depuis des appareils légers de commandos des forces spéciales qui sont tombés « comme la grêle » pour « aller détruire sans pitié des cibles ennemies ».

 

« Cet exercice montre à nouveau que les envahisseurs imprudents testeront le goût des balles de notre Armée populaire coréenne et de la guerre », poursuit l’agence.

 

On note que cette accélération des évènements est intervenue quelques jours seulement après le premier sommet, en Floride, entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.

On suppose que lors de cette rencontre, les deux dirigeants ont certainement évoqué le cas nord-coréen et il y a une forte probabilité que la démonstration de force américaine ait reçu préalablement l’approbation chinoise.

 

Le Parti Anti Sioniste suit avec attention la situation, qui pourrait rapidement dégénérer, en espérant que tout ceci ne soit qu’un coup de bluff américain visant à replacer les États-Unis sur la scène internationale comme puissance dominante. Un rôle qu’elle avait perdu sous la présidence Obama.

 

Trump montrerait ainsi à son opposition interne, comme au reste de la planète, qu’il est en capacité de tenir tête à la superpuissance chinoise, comme il l’a fait avec la Russie en bombardant une base aérienne syrienne il y a quelques jours à peine.

 

Un coup de bluff qui pourrait néanmoins s’avérer risqué compte tenu de l’imprévisibilité de la réaction de la Corée du nord, un Etat nullement impressionnable et qui dispose de plusieurs têtes nucléaires.

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
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17 avril, 2017 Actualités, Infos antisionistes, Vidéos
2017-04-17T10:20:37+00:00

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