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Tunisie : Un projet de coup d’État militaire ?

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Mercredi, 11 Mai 2011 [Section :  Actualités antisionistes]
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Béji Caïd Essebsi, Premier ministre tunisien par intérim.Béji Caïd Essebsi, Premier ministre tunisien par intérim.

Tunisie : Un projet de coup d’État militaire ?


Le Premier ministre tunisien par intérim Béji Caïd Essebsi a jugé « dangereux et irresponsables » les propos de l'ancien ministre de l'Intérieur Farhat Rajhi évoquant la préparation d'un « coup d'État militaire », et qui ont provoqué une onde de choc dans le pays. « Farhat Rajhi est un menteur, et ses propos sont dangereux et irresponsables et méritent une poursuite judiciaire », a déclaré Essebsi dans une interview diffusée dimanche soir sur la chaîne de télévision nationale.

Dans une vidéo postée sur Facebook dans la nuit de mercredi à jeudi, Farhat Rajhi, qui jouit d'une grande popularité, avait déclaré que « si le mouvement islamiste Ennahda [Renaissance] gagne les prochaines élections du 24 juillet, le régime sera militaire ». Rajhi avait aussi déclaré que « le dernier voyage du Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi à Alger [le 15 mars] a consisté en la coordination sur ce point », ajoutant que « la nomination, le 18 avril, du général Rachid Ammar au poste de chef d'état-major interarmes n'est qu'une préparation à ce coup d'État ».

Selon le Premier ministre, les propos de Rajhi visent à semer « la discorde et la zizanie », et à provoquer le report de la date de l'élection de l'assemblée constituante prévue le 24 juillet. Essebsi a déclaré que la date de l'élection serait maintenue « sauf cas de force majeure », appelant à la fin des manifestations et des violences, et mettant en garde contre un effondrement de l'économie.

Depuis plusieurs jours, des manifestations anti-gouvernementales ont lieu à Tunis, où de jeunes manifestants sont brutalement dispersés par un important dispositif policier qui a recours à des tirs massifs de gaz lacrymogènes et des coups de matraque. Des pillages de magasins et de commerces ont également été enregistrés samedi dans l'avenue Habib Bourguiba dans le centre de la capitale, au Kram et à la Goulette dans la banlieue nord, selon le ministère de l'Intérieur. A la suite de ces violences, un couvre-feu a été décrété samedi à Tunis et dans sa banlieue. Par ailleurs, le Premier ministre tunisien a déclaré que « certaines personnes qui ont tiré sur des manifestants [durant la révolution du 14 janvier] ont été arrêtées et seront jugées ».

© www.partiantisioniste.com/actualites/705
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