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Syrie : Discours du président Bachar al-Assad à la nation syrienne, le 6 janvier 2013 [Vidéo]

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Lundi, 07 Janvier 2013 [Section :  Actualités antisionistes]
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Le président syrien Bachar al-Assad a prononcé un discours devant des centaines de Syriens, dans la salle de la Maison de la Culture et des Arts, ce dimanche 6 janvier. Dès son entrée, il a été applaudi et acclamé par une foule venue l’écouter et lui renouveler son soutien avec des slogans comme « Allah, la Syrie et toi » ou encore « Par nos âmes et nos vies, nous nous sacrifierons pour toi ».

Proposition d’un dialogue national, une nouvelle constitution et un nouveau gouvernement

Le chef de l’Etat syrien a proposé l’amorce d’un  dialogue national regroupant toutes les catégories du peuple syrien présentes à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, afin de mettre fin au conflit qui sévit en Syrie depuis près de deux ans.

Une entente et une constitution nationales devraient découler de ce dialogue, selon sa proposition de solution politique, ainsi que deux référendums, à l’issue desquels un nouveau gouvernement sera formé pour mettre en application leurs résultats. Par la suite, se tiendra une conférence pour la réconciliation avec la proclamation d'une Amnesty générale.  

Avant l’amorce de tout dialogue, le président syrien a posé une condition. Les pays concernés par la crise syrienne doivent stopper tout financement et tout armement des milices en Syrie, afin que les réfugiés syriens puissent rentrer chez eux, ensuite seulement l’armée cessera ses opérations militaires, tout en conservant le droit de riposte. Selon le président, la guerre contre le terrorisme se poursuivra parallèlement au processus politique car, a-t-il souligné, que « c’est en luttant contre le terrorisme que la solution politique deviendra plausible ».

Critique de l’initiative de Genève

Le numéro un syrien a tenu à signaler que toute initiative politique suggérée par un individu ou un Etat quelconque devrait prendre en considération celle qu’il (le président, ndlr) a proposée et l’améliorer ou la compléter. Bachar al-Assad a critiqué l’initiative de Genève. Certes, il l’avait acceptée mais a relevé une clause ambigüe, celle à propos d’une phase transitoire : « bien-sûr, la clause n’est pas claire. Lorsqu’on parle d’une phase transitoire, la première chose qui nous vient à l’esprit est de savoir sur quoi débouche cette phase. Allons-nous passer de l’état d’un pays libre à celui d’un pays sous occupation ? D’un pays qui possède un Etat à vers celui qui n’en aurait plus ? Allons-nous passer de l’autodétermination à un état de dépendance des décisions prises par des étrangers ? ». Selon le chef de l’Etat, toute initiative ou tout changement devrait passer par un procédé constitutionnel, c'est à dire par les urnes afin de consulter l’avis du peuple syrien.

Hommage au peuple syrien

Le président syrien a rendu hommage au peuple syrien qui a refusé d’héberger les terroristes : « la dignité et le nationalisme coulent dans son sang. Nombreux sont ceux qui se sont mobilisés pour faire face au terrorisme, certains ont donné des informations fort utiles aux services de sécurité, leur permettant de torpiller des opérations terroristes contre les citoyens tandis que d’autres se sont rebellés contre les miliciens et ont refusé de les héberger, soit en défendant leur région, soit en manifestant contre les criminels. Certains sont tombés martyre, d’autres ont rejoint les forces armées dans les villes et les quartiers. Il y a un exemple que j’aimerais évoquer. Il s’agit de jeunes du gouvernorat de Hassaké, dans la localité de Ra’as el-Eïn, qui se sont mobilisés contre l’attaque menée depuis des régions turques, afin de défendre leur village, ils ont réussi à repousser les terroristes. Il y a également ceux qui se sont pardonnés mutuellement et ont opté pour le dialogue national ».

L’insurrection dans le pays n’est pas une révolution !

Au début de son allocution, plusieurs fois interrompue par les applaudissements, Bachar al-Assad a rejeté l’idée que l’insurrection puisse être une révolution en ces mots : « Elle n’a rien à voir avec les révolutions, ni de près ni de loin. La révolution a besoin d’intellectuels, cette révolution est sans intellectuels. La révolution a besoin d’un commandant, celle-ci n’en a pas. La révolution nécessite une pensée, un projet, celle-ci n’en a pas. La révolution aspire à pousser le pays de l’avant, celle-ci voudrait le ramener des siècles en arrière. En général, la révolution émane du peuple et non pas de personnes venues de l’étranger qui se révoltent contre le peuple. La révolution est dans l’intérêt du peuple et non contre lui ! »

Une guerre entre patrie et ennemis de la patrie !

La Syrie est, selon le chef de l’Etat, en proie à un conflit entre le peuple syrien d’une part, et les criminels et les assassins de l’autre, entre patrie et ennemi de la patrie ! « Au début, ils (les ennemis de la patrie, ndlr) ont annoncé leur prétendue révolution, mais lorsque le peuple a refusé de les couvrir, ils ont voulu l’imposer par l’argent, les médias et par les armes ! Comme le peuple a refusé de les suivre, ils ont décidé de se venger contre lui, ils ont laissé tomber leur masque d’une prétendue révolution et ont brandi leurs armes. Ils ont voulu se venger contre le peuple en semant la terreur ! »

Des groupes takfiris venus de l’étranger, parmi les insurgés

Le président syrien s’est attardé sur la présence de groupes takfiris parmi les insurgés. Ceux-ci comptent, dans leurs rangs, d’innombrables étrangers qui progressivement, sont devenus les meneurs de l’insurrection syrienne. Au début, « ils (les groupes takfiris, ndlr) étaient restés en arrière-plan puis ils se sont mis à commettre des attentats, des massacres, des actes de banditisme et des pillages […] Ils sont parvenus à prendre les devants de l’insurrection armée tandis que les autres miliciens essuyaient un échec » a déclaré le président avant de souligner que « la pensée takfirie est importée de l’étranger » et d’ajouter que la Syrie faisait l’objet d’une guerre au sens vrai du terme, « une guerre de la part de ceux qui veulent la diviser, l’affaiblir et la dominer et la sortir de l’axe de la Résistance ».

Une offensive étrangère qui dicte ses ordres aux insurgés

Selon Bachar al-Assad, il s’agit « d’une offensive étrangère contre la Syrie qui utilise des exécutants syriens. Nous faisons face à une offensive extérieure barbare, particulièrement vicieuse parce qu'elle n’utilise pas ses propres éléments mais manipule une bande de quelques Syriens et de beaucoup d’étrangers ! » Le président s’était précédemment expliqué plus longuement sur le fait que la crise en Syrie était davantage dictée par des intentions régionales et internationales que par des revendications internes pour des réformes. « Si les raisons du conflit avaient été réellement internes, entre forces loyalistes et forces de l’opposition […], les divergences porteraient sur la manière de construire la patrie et non sur celle de la détruire. Comment expliquer ces tentatives de détruire le pays, de ravager son infrastructure, de le ramener plusieurs dizaines d’années en arrière ? La relation qui existe entre l’opposition et les forces loyales est une relation interne, mais lorsque l’intérieur est soumis et connecté à l’étranger, alors dans ce cas, il s’agit d’un conflit opposant forces intérieures aux forces extérieures ». Le conflit syrien revient donc à choisir entre indépendance et hégémonie, entre souveraineté de la patrie et soumission politique à des pays étrangers, a souligné le président Bachar al-Assad.

Remerciements aux amis de la Syrie et avertissements aux ennemis

Le président syrien a tenu à remercier les prises de positions de la Russie, de la Chine, des pays de l’organisation BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, ndlr) et de l’Iran, qui ont refusé toute ingérence dans les affaires internes de la Syrie. Il a déclaré : « Nous n’oublierons jamais vos positions ». Il a également lancé un avertissement aux pays hostiles à la Syrie, leur indiquant que le peuple syrien ne les oublierait pas non plus : « Il y a cet État édifié sur l’invasion et les agressions, nous ne sommes pas étonnés par ce qu’il fait (allusion faite à l’entité sioniste), il y a des Etats voisins qui ont voulu affaiblir la Syrie et lui imposer leur hégémonie et il y a aussi des Etats qui ont cherché à obtenir une place avec le sang des Syriens, place qu’ils n’ont jamais eu dans l’histoire, mais le peuple syrien a su résister avec force ! »

Faire de la Syrie un pion au service de l’Occident

Le président syrien a évoqué le cas des pays occidentaux qui, selon lui, se trouvent dans l’embarras parce que la Syrie a su préserver sa souveraineté et refuse la tutelle de quiconque : « Les pays occidentaux ont voulu exploiter les événements internes pour sortir la Syrie de l’axe politique régional, en finir avec ce point gênant, porter atteinte à la Résistance et faire de nous des pions comme c’est le cas de la plupart des pays qui nous entourent. »

Une guerre imposée

Bachar al-Assad a déclaré : « Ce n’est pas nous qui avons choisi la guerre, elle nous a été imposée. Et lorsque l’Etat défend son peuple, ce n’est pas une solution sécuritaire. »

Dialoguer avec les marionnettistes plutôt qu’avec leurs marionnettes !

La solution politique a été entravée en raison de l’absence de partenaire : « Avec qui devons-nous dialoguer ? Avec ceux qui prônent qui légitiment l’effusion de sang, les tueries et le terrorisme ? Ou avec des bandes téléguidées par l’étranger, […] des marionnettes fabriquées par l’Occident qui leur écrit leur scénario ? » S’est interrogé le président. A choisir, a-t-il dit, « il est préférable de dialoguer avec les marionnettistes plutôt qu’avec leurs marionnettes ! » Le président syrien s’est toutefois engagé à toujours tendre la main et appeler au dialogue « ceux qui ne sont pas d’accord avec nous en politique […] et qui n’ont pas porté atteinte aux principes de la Nation. Nous sommes prêts à dialoguer avec des partis et des individus qui n’ont pas vendu leur patrie aux étrangers, qui sont prêts à jeter les armes et qui se soucient réellement de l’intérêt de la Syrie, de sa stabilité et de son indépendance. »

Solution à trois volets

Bachar al-Assad a proposé une solution en trois volets : politique, sécuritaire pour combattre le terrorisme et social. « Nous avons des exemples à Homs et à Deraa, en particulier, où des citoyens attachés à leur Nation ont, de leur propre initiative, amorcé un dialogue entre l’Etat et des opposants qui s’étaient laissés séduire par des miliciens terroristes. Les discussions ont donné des résultats très probants. » Le président a rendu hommage à l'armée syrienne, il s’est adressé aux officiers, aux soldats, ainsi qu'aux différentes forces de sécurité. Il a également salué tous les citoyens syriens ayant porté assistance à l’armée. Il s’est montré compatissant envers le peuple syrien et s’est désolé des souffrances qu'il endure à cause des martyres de ses enfants, regrettant que « les cercueils des martyres soient entrés dans de nombreuses maisons. »

La Syrie sera plus forte qu’avant !

Le chef de l’Etat s'est engagé à ce que la Syrie reste telle qu'elle était mais plus forte : « Jamais nous ne renoncerons à nos droits. Le Golan nous appartient, la Palestine est notre cause, pour laquelle nous avons donné ce que nous avons de plus cher, nous soutiendrons toujours la résistance contre notre ennemi commun. La résistance est une voie, elle n’appartient pas à un groupe de personnes » assurant que le peuple et l'Etat syriens seront toujours dans la même position que celle de leurs frères palestiniens.

Main dans la main nous marcherons…

Pour terminer son discours, il a assuré que tout ce qui a été planifié contre la Syrie ne changera en rien l’attachement à la patrie qui coule dans les veines des Syriens : « La Syrie est ce qu'il y a de plus chère à leurs yeux. Rien ne peut faire s’effondrer la Syrie parce que son peuple résiste et ne se soumet pas. […] Main dans la main, en dépit des blessures, nous ferons avancer la Syrie ensemble, vers un avenir plus radieux et plus fort. […] Nous avancerons ensemble. Leurs armes ne nous effraieront pas et leur terrorisme ne nous intimidera pas parce que nous sommes les compagnons de la vérité et que Dieu est toujours du côté de la vérité. »

Syrie : Discours du président Bachar al-Assad à la nation syrienne, le 6 janvier 2013 [Vidéo]
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Syrie : Discours du président Bachar al-Assad à la nation syrienne, le 06/01/13

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