Présidentielles 2017 : l’imposture des sondages

sondageÀ l’approche de l’échéance électorale, les sondages jouissent d’un statut privilégié et font figure d’autorité.

Pourtant, les critiques se multiplient à l’encontre des instituts de sondage dont les méthodes employées font souvent l’objet de dérives et de procédés qui peuvent s’avérer frauduleux.

BVA, CSA, Elabe, ODOXA, IPSOS, Opinion Way, Harris Interactive, IFOP, Kantar Sofres…, les résultats de ces instituts de sondages sont repris en boucle dans les médias.

Les moindres variations de l’opinion publique quant aux intentions de vote des Français sont scrutées et commentées par les journalistes et la presse.

 

“Faire l’opinion” en donnant illusoirement la parole aux Français, c’est ce dont peuvent être soupçonnés les instituts de sondages les plus influents en France, car les frontières entre ces entreprises de marchandisation de l’opinion, le monde politico-médiatique, et le patronat, sont extrêmement poreuses.

 

Il existe entre eux des relations qui, très souvent, fonctionnent sur un mode d’intérêts communs, aux dépens du citoyen, non informé de ce qui se trame.

 

Les méthodes anti-démocratiques des instituts de sondage

 

Quel média s’attachera à relativiser la fiabilité mathématique des sondages ou nous révèlera les procédés anti-démocratiques dont ils font l’objet ?

Aucun ! C’est la porte ouverte aux dérives, puisqu’il y a un vide dans les réponses apportées par la loi de 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d’opinion.

Elle n’est pas adaptée à l’évolution de la société. On laisse libre cours aux techniques employées par les instituts de sondage. Il n‘y a aucun contrôle sur la méthodologie des enquêtes en amont.

En aval, la Commission des sondages, composée de hauts magistrats, peut recourir à des sanctions pénales, mais ses moyens seraient très limités. On peut même se poser la question de savoir si des contrôles sont vraiment réalisés par cette Commission :

 

En juillet 2009, la Cour des comptes a observé et révélé des irrégularités sous la présidence de Sarkozy dans l’affaire des sondages de l’Elysée. La Cour s’est étonnée de la similitude entre les enquêtes facturées à l’Élysée et celles publiées par certains médias (Le Figaro et LCI), réalisées par le même institut, Opinion Way.

 

Elle a dénoncé « une scandaleuse collusion entre le pouvoir et certains médias ».

 

En effet, il est peu connu que les instituts de sondages sont des entreprises, des prestataires de service, qui sont payés pour répondre à la demande de leurs clients, quand bien même il s’agit du gouvernement, de ministères, de partis politiques ou de candidats.

Ils peuvent commander des questions biaisées dans la formulation, de sorte que les résultats soient à l’avantage d’un candidat, ou au désavantage d’un autre.

Elles sont posées à des panélistes dont la représentativité de la population pose problème (nombre de participants trop faible, difficultés à représenter tout l’éventail de la population,… etc). Et, cerise sur le gâteau, les panélistes sur internet sont récompensés par des “gratifications” (chèques, cadeaux) pour leur fidélité.

Une atteinte évidente à l’objectivité et à la neutralité des réponses, puisque n’importe qui peut se cacher derrière un écran et chercher l’appât du gain.

 

Autre problème et de taille ! De gros moyens, voire le soutien des banques, sont indispensables pour pouvoir financer les questions posées aux Français et espérer figurer régulièrement dans les sondages.

Exit les “petits” candidats aux moyens modestes qui, à peine arrivés dans la course, se voient déjà couper l’herbe sous le pied :  rares sont les sondages où ils paraissent tous.

 

Les rouages de ce système “institut de sondage -hommes politiques – médias” établissent donc un “enclos” intellectuel sur la perception des scénarios possibles chez les citoyens. Une mascarade démocratique, puisque ce système est ouvert à une élite et fermé d’emblée aux candidats du peuple.

 

Sondage, outil de manipulation de la République ?

 

L’effervescence des médias et des candidats autour des sondages tient au fait que les enjeux et les implications psychologiques sont considérables. En effet, ils exercent une influence sur les préférences électorales des citoyens.

 

Par la formulation de la prédiction (des sondages), la perception des citoyens est modifiée ou renforcée de manière à ce que les prédictions adviennent. Ce qui était une simple possibilité se réalise. Un concept décrit sous l’expression de “prophétie auto-réalisatrice” en psychologie sociale.

 

 

Il existe d’autres moyens d’influencer l’opinion publique.  Les instituts de sondage utilisent par exemple l’effet “NUDGE”, qui signifie «coup de pouce». Cela consiste à nous inspirer de prendre la bonne décision, à inciter “en douceur” les gens à changer leurs comportements et organiser leurs choix.

 

Le choix de proposer un sondage avec cinq candidat quand il y en a onze n’est pas anodin. L’institut de sondage BVA, dont Vincent Bolloré et Rothschild sont actionnaires, excelle dans le domaine et s’est vu décerner un prix par le club privé ESOMAR en 2015 pour services rendus au gouvernement, car c’est en partie grâce à l’effet Nudge que la loi travail d’El Khomri a pu passer.

 

Le gang des milliardaires “en marche” pour gonfler les sondages de Macron ?

 

Le sort des candidats est largement déterminé en France par les grands groupes économiques, les milliardaires sociaux-libéraux mondialistes qui contrôlent à la fois la quasi-totalité des médias et les instituts de sondages les plus influents. Et quand les patrons ne possèdent pas les instituts de sondage, ce sont les intérêts communs qui guident des partenariats relativement durables entre ces instituts et les grands groupes français de presse et de télévision : Elabe-BFMTV, Kantar Sofres-Le Figaro, CSA-Le Parisien, BVA-Paris Match, par exemple.

 

Le danger et l’imposture des sondages sont de faire croire de manière insidieuse qu’il y a une opinion publique unanime et légitime.

 

En réalité, il y a une volonté de créer, via les sondages, un contexte social favorable à certains candidats et défavorable à d’autres. Favorable à celui qui remplit les conditions pour faire fructifier les intérêts des grands groupes économiques et des marchands d’armes ; favorable à celui qui sera un bon exécutant de l’agenda de la haute finance internationale ; et défavorable à celui qui freinera ses desseins : mondialisation, guerres sous couvert de néocolonialisme, immigration massive dont pourra se réjouir le patronat, perte de souveraineté des États, mise en œuvre du Nouvel Ordre Mondial, …etc.

 

En bref, un chaos organisé dont bénéficiera en bout de course l’entité sioniste d’Israël, avec Jérusalem érigée comme capitale du monde : le vœu pieux de Jacques Attali, incarné par son “ami très proche”, Emmanuel Macron.

 

Il est l’heureux élu qui rencontre toutes les faveurs du gang des milliardaires. Sinon, comment expliquer le phénomène Macron et son ascension fulgurante dans les sondages ? Pourquoi arrive-t-il à rallier dans sa marche à la fois des gens de droite et de gauche ? Cet ex-associé-gérant chez Rothschild, a seulement le talent, tout comme Sarkozy à son époque, de s’entourer des “bonnes” personnes, voire les mêmes.

 

La stratégie du gratin mondialiste depuis deux ans est simple : commencer par une surexposition médiatique de Macron avec une terminologie plutôt favorable lors de sa prise de fonction à la tête du ministère de l’Economie.

 

 

Patrick Drahi, propriétaire de L’Express (il a racheté SFR grâce à Macron). Xavier Niel et Pierre Bergé, amis de Macron, sont à la tête du journal Le Monde et L’Obs. )

Patrick Drahi est le propriétaire de L’Express (il a racheté SFR grâce à Macron). Xavier Niel et Pierre Bergé, amis de Macron, sont à la tête du journal Le Monde et L’Obs.

 

Puis, en janvier 2016, le candidat Macron est propulsé comme un candidat de poids : “l’homme fort”, “candidat du renouveau”, “candidat anti-système” (les médias font aussi dans l’humour !). Dans le journal de ses amis et soutiens, Pierre Bergé et Xavier Niel, Le Monde titre : « Sondage : Emmanuel Macron préféré à Manuel Valls ou François Hollande pour 2017 » et en sous-titre « Un sondage Odoxa pour « Le Parisien/Aujourd’hui en France » estime que le ministre de l’économie pourrait devancer le premier ministre et même le président ».

 

Il faut savoir que Bernard Arnault, patron du groupe LVMH, est le principal actionnaire d’Odoxa. Il est aussi propriétaire du journal pour lequel il a réalisé ce sondage (“Le Parisien-Aujourd’hui en France”).

 

Selon l’hebdomadaire Marianne, citant un proche de Macron, “Bernard Arnault, et Vincent Bolloré sont très favorables à sa candidature” (…) “Arnault, qui le connaît bien, le pousse à y aller”.

Le groupe Bolloré possède CSA, un des leaders sur le marché des instituts de sondage. La famille Bolloré n’a pas caché son enthousiasme de le voir accéder à la Présidence de la République.

 

Le fondateur et président d’IPSOS, l’homme d’affaires Didier Truchot, est un ami proche de Bernard Arnault. Tandis que Nicolas Bazire, gérant associé de la Banque Rothschild, ex-collègue de Macron, est l’un des administrateurs de LVMH et de l’institut de sondage IPSOS.

 

Avec Kantar et Harris Interactive, ces instituts font partie d’EBG, dont le président est Jean-Bernard Lévy. Il a travaillé pour Bolloré et Lagardère.

EBG est une association d’entreprises consacrée aux médias et à internet, qui a pour but de créer et de coordonner un travail en commun. Est-ce que ça signifie que cette association s’assure, entre autre, qu’il y ait une cohérence dans la diversité des sondages dans les médias ? Puisqu’à peu de choses près, tous positionnent Macron dans le peloton de tête.

 

Macron a aussi un soutien inavoué qui n’est pas des moindres : le franco-israélien Patrick Drahi, propriétaire du groupe Altice comprenant SFR (qu’il a acheté grâce à Macron), BFMTV, RMC info, Libération, L’Express. Il est à noter que le Président d’Altice Bernard Mourad a quitté le groupe pour rejoindre l’équipe de campagne de Macron.

 

Les sondages Elabe (filiale de CSA qui appartient à Bolloré) pour BFMTV et L’Express indiquent depuis plusieurs semaines que Macron est dans le peloton de tête et depuis peu au coude à coude avec Marine Le Pen pour le premier tour.

 

Dans l’hypothèse d’un second tour, le scénario idéal pour l’oligarchie : Macron vs Lepen. Elle y voit l’assurance d’une victoire de leur poulain si cela se précisait.

 

Et, puisque le gouvernement ne laisse rien au hasard : Mathieu Gallet, le président de Radio France (France Inter, France Info…), groupe qui appartient à l’État, a nommé comme Directeur des Ressources Humaines Jean-Claude Luciani, l’ancien conseiller social de Macron au ministère de l’Economie.

 

Aussi, est-ce une coïncidence si dans les médias a été employée une terminologie de défiance et de dénigrement à l’encontre des adversaires de Macron ?

Fillon fragilisé par l’émergence “opportune” de ses différentes affaires. Marine Le Pen renvoyée systématiquement à sa dangerosité ?

Dans ces circonstances, Macron ne peut que grimper mécaniquement dans les sondages.

 

Mais les sondages ont-ils été gonflés au départ ?

Il semble que oui puisqu’à l’aide de données analysées via Talkwalker par Véronique Reille Soult, directrice générale de Dentsu Consulting, il apparaît qu’en 2016, le phénomène Macron était indiscutablement une énorme bulle médiatique destinée “à vendre” la marque Macron à l’électorat :

du 1er avril au 31 septembre 2016, il avait 43% de parts de voix dans les médias contre 17% sur les réseaux sociaux. Cette différence significative est un indicateur fiable pour parler de bulle médiatique selon la spécialiste. Elle signifie que les médias s’intéressent beaucoup à un candidat alors que sa campagne prend beaucoup moins dans la population.

Cependant, par « effet de simple exposition », les médias ont suscité artificiellement l’intérêt de la population et ont abouti à réduire cette différence. Cela revient à piper les dés de la démocratie.

L’instrumentalisation de l’opinion publique a ses limites lorsqu’elle est utilisée à des fins malhonnêtes et peut s’avérer contre-productive.

 

Le Parti Anti Sioniste appelle les citoyens à la vigilance. L’oligarchie a beau user de toute son influence, élaborer des calculs des années à l’avance pour garder son hégémonie et faire avancer ses plans, il est une chose qu’elle ne peut contrôler, c’est l’éveil de la conscience collective. À l’instar des Britanniques et des Américains, va-t-on vivre le même scénario en France et montrer l’imposture des sondages ? Nous le saurons bien assez tôt…

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
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15 avril, 2017 Actualités, Infos antisionistes, Vidéos
2017-04-15T17:30:01+00:00

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