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Pourquoi l’antisionisme renaît-il en Europe…

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Mardi, 04 Juin 2013 [Section :  Actualités antisionistes]
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Parti Anti Sioniste : 1er parti de France sur les réseaux sociaux.Parti Anti Sioniste : 1er parti de France sur les réseaux sociaux.Pourquoi l’antisionisme renaît-il en Europe…

Ces dernières années ont vu l’apparition d’un phénomène antisioniste que l’on croyait disparu avec la seconde guerre mondiale et l’Holocauste. En France, un Parti Anti Sioniste (PAS) rencontre même un succès croissant…

Plus de soixante ans après la création de l’État d’Israël, force est de constater que, du côté des populations européennes de l’Ouest comme de l’Est, le sentiment antisioniste ne cesse de gagner du terrain ces dernières années représentant ainsi le ras-le-bol de certaines parties de la population européenne de devenir malgré eux les moutons d’une politique israélienne agressive au Moyen-Orient et intrusive en Occident.

Si elle est le fait de mouvements nationalistes chrétiens ou des importantes minorités musulmanes choquées par le comportement de l’état hébreu face aux « frères palestiniens », une fusion des contestataires commence à s’effectuer entre la partie « radicale » des deux premières communautés religieuses européennes contre l’aile droite de la troisième communauté ( la communauté juive ) ultra-minoritaire par le nombre mais avec l’immense écho et pouvoir de double pression idéologique et financière qu’elle exerce par le biais de ses intellectuels, de ses journalistes et des représentants politiques qui la soutiennent.

Cette mouvance politique ne voit pas à quel titre un personnage comme Bernard Henry-Levy déclarant que « bien qu’étant français sa patrie était Israël» peut, du Café de Flore devenu gouvernement idéologique, décider de mener une guerre en Libye, des printemps arabes qui tournent au chaos politique et maintenant conseiller à qui veut l’entendre que l’OTAN doit intervenir en Syrie ou contre l’Iran pour garantir la sécurité d’un pays qui n’a jamais réussi à faire la paix avec ses voisins arabes.

Si on peut comprendre qu’avec une telle politique une bonne partie de la population musulmane s’est fait des [sionistes, ndlr] juifs un ennemi héréditaire, il est plus compliqué de saisir pourquoi l’antisionisme renaît en Europe.

L’objet de la présente réflexion ne constitue pas une prise de position mais une vision empathique (l’observateur se place dans la situation du sujet qu’il observe) sur ce qui est train de se dérouler : une situation au Moyen-Orient qui dégénère en conflit international, une population musulmane solidaire des Palestiniens jugeant que ceux-ci sont des victimes eux aussi de déplacement de population et de colonisation et, désormais, une vague d’antisionisme à l’intérieur même de la communauté chrétienne et laïque.

De même, l’analyste ne pourra pas non plus nier que l’antisionisme se révèle être le récent trait d’union entre les éléments « radicaux » de la droite nationaliste (pourtant historiquement anti-immigrationniste) et les musulmans européens contestataires. Cette union et l’apparition du Parti Anti Sioniste, multiculturel, augure d’un climat qui sera de plus en plus pesant et réactif face à une politique jugée dominatrice du leadership israélien actuel.

En conclusion : l’actuelle fusion antisioniste entre la droite identitaire et contestataire et l’aile « radicale » de la communauté musulmane opposée à l’État hébreu et à son influence en Occident s’est polarisée et structurée autour d’un ennemi commun représenté par la droite israélienne et son objectif sioniste.

Cet alignement pourrait-il se transformer en opposition de plus en plus accentuée au fil des tensions en Syrie devenu le centre d’une guerre internationale qui ne dit pas son nom ? D’autre part, la politique des faucons israéliens et du lobbying qu’ils exercent en Occident [ne sont-ils] pas en train de créer en Europe un front idéologique d’une partie de ses deux communautés les plus importantes ?

A défaut de valeurs communes autre que le combat contre Israël, le mouvement antisioniste implique une véritable question de positionnement politique qui risque de déstabiliser un pouvoir euro-socialiste et pro-OTAN.

Source : La Voix de la Russie

© www.partiantisioniste.com/actualites/1563
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