Plainte contre Sarkozy pour «crimes de guerre et crimes contre l’humanité»

Ce lundi 9 octobre, une quinzaine d’activistes et d’associations de la société civile africaine se sont réunis à Bamako au Mali pour créer le « Front International de la Société Civile Panafricaine » (FISPA).

Des mouvements déjà assez connus appartiennent à ce Front international, tels que Y en a marre du Sénégal, le Balai citoyen du Burkina Faso, ainsi que  le Peuple n’en veut plus de la Guinée.
Selon les organisateurs, le FISPA a pour objectif de défendre l’Afrique, la démocratie, la dignité et les droits de l’homme.

Pour sa première action, cette plate-forme s’est donnée pour mission de déposer une plainte contre l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, pour « crimes de guerre et crimes contre l’humanité», devant la Cour pénale internationale (CPI).

En effet, les associations membres du FISPA le tiennent pour responsable direct et au premier plan de l’intervention occidentale en Libye qui a « causé la mort de l’ancien président libyen Kadhafi et de celle de 50 000 personnes ».

Le militant guinéen, Elie Kamano, membre du FISPA, explique :

«Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi parce que cela a eu des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines».

Il s’agit tout aussi bien d’une démarche judiciaire que politique, que Elie Kamano n’hésite pas à qualifier de «combat».
Ticken Jah Fakoly, un artiste ivoirien et parrain de cette coalition a aussi déclaré à RFI :

« Nous pensons que l’assassinat du colonel Kadhafi était un règlement de compte personnel, et son assassinat a déstabilisé tout un continent ».

Et, il a fait fait remarquer que :
« Si la CPI ne réagit pas, cela voudrait dire que la CPI choisit ses clients.»

Rappelons que la France a joué un rôle très actif dans l’intervention de l’OTAN lancée contre la Libye en mars 2011 et qui a pris fin quelques jours après la mort de Mouammar Kadhafi, une mort dont les circonstances demeurent encore non élucidées…
Cette intervention militaire était initialement conçue comme un dispositif de protection des populations civiles. Mais Vladimir Poutine, ainsi que d’autres personnalités, avaient estimé que les frappes sortaient du cadre de la résolution décidée par le Conseil de sécurité des Nations unies. L’opération de l’OTAN avait ainsi été qualifiée de « croisade » par le président russe.
Finalement, l’intervention de l’OTAN en Libye n’aura servi qu’à permettre à Daesh de s’implanter en Libye, sans parler des affrontements meurtriers et de la partition du pays.
La plainte, déposée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par l’avocat du FISPA doit désormais être examinée par la CPI.

Si les membres de cet organisme doutent que leur démarche aboutisse, ils estiment que cela permettra, au moins de clarifier la situation.

 

Le Parti Anti Sioniste déplore la situation fort préoccupante dans laquelle se trouve actuellement la Libye.
Il est inadmissible et intolérable de la part de dirigeants ou d’hommes influents de s’immiscer dans les affaires internes d’un pays souverain afin de le détruire et d’en assassiner son président.
Il existe des institutions internationales qui peuvent juger tout haut responsable coupable .

Nous espérons que la Cour pénale internationale prendra en compte la plainte déposée par le FISPA afin que soient jugés et condamnés tous les responsables de la situation actuelle que vivent les Libyens.
Nul ne peut tourner le dos à la vérité et à la justice sans en payer le prix, tôt ou tard…

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
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20 octobre, 2017 Actualités, Infos antisionistes
2017-10-20T21:54:19+00:00

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