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Mercredi, 08 Juin 2011
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Hélicoptère de combat français - modèle « Tigre ».
Des hélicoptères de l’Otan bombardent la Libye !
L'Otan a annoncé samedi 4 juin avoir eu recours pour la première fois à des hélicoptères de combat en Libye, frappant des véhicules militaires, des équipements et des forces de l'armée du colonel Mouammar Kadhafi. « Des hélicoptères de combat, sous commandement de l'Otan, ont été utilisés pour la première fois le 4 juin dans des opérations militaires au-dessus de la Libye, dans le cadre de l'opération "Protecteur unifié" », a indiqué l'alliance atlantique dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi à samedi 4 juin.
« Nous continuerons à utiliser ces moyens quand et où ce sera nécessaire, avec la même précision comme nous le faisons dans toutes nos missions », a indiqué le général Charles Bouchard, commandant en chef de l'opération de l'Otan en Libye. Fin mai, le général Bouchard avait justifié le recours à ces hélicoptères afin d'avoir « une capacité supplémentaire pour cibler des véhicules beaucoup plus difficiles à voir depuis un avion à haute altitude ». Des hélicoptères Apache britanniques ont participé à ces attaques aériennes, a indiqué, à Londres, le ministère britannique de la guerre. Les hélicoptères britanniques ont détruit près de Brega (à l’Est), une installation radar et un poste de contrôle militaire appartenant aux forces du colonel Kadhafi, a précisé Londres samedi. Des hélicoptères de l'armée française de type Tigre et Gazelle ont participé, dans la nuit de vendredi à samedi, aux frappes au sol de l'Otan en Libye, en coopération avec des hélicoptères britanniques, a annoncé samedi matin à Paris l'état-major des armées.
Londres, qui participe depuis le 19 mars aux opérations de la coalition internationale en Libye, avait annoncé, fin mai, l'envoi de quatre de ses hélicoptères de combat et leur déploiement depuis le navire HMS Ocean, un porte-hélicoptères positionné au large de la côte nord-africaine. Outre le Royaume-Uni, les hélicoptères en question ont été fournis par la France, qui avait confirmé dès le 23 mai sa décision de les envoyer. Des responsables militaires de l'Otan avaient précisé que les Français avaient quatre Tigre, embarqués sur le porte-hélicoptères Tonnerre. Ils avaient également une douzaine de Gazelle, appareils plus anciens et plus rustiques, à bord d’un bateau, avaient-ils indiqué.
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Mardi, 07 Juin 2011
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Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères.
La France opposée à toute intervention militaire en Iran
Lors de sa visite en « Israël » jeudi 2 juin, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a rejeté l'idée d’une intervention militaire contre l'Iran, tout en justifiant la poursuite des sanctions.
M. Juppé a déclaré à la télévision publique israélienne : « Nous sommes évidemment convaincus que toute utilisation de la force militaire contre l'Iran nous amènerait sans doute à un cataclysme. » Il a réaffirmé, par la même occasion, que tout devait « être fait pour éviter que l'Iran n'accède à des armes nucléaires », en référence aux sanctions économiques.
« Nous sommes très attachés à ce que les sanctions soient non seulement effectivement respectées, mais renforcées car elles commencent à donner des effets », a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté quatre séries de sanctions contre l'Iran. Les pays occidentaux prétendent que l'Iran tente, malgré ses démentis, de se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.
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Mardi, 07 Juin 2011
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John Boehner, président de la Chambre des représentants du Congrès américain.
États-Unis : Des élus du Congrès contestent l’autorité d’Obama en Libye !
Le Président de la Chambre des représentants du Congrès américain, John Boehner, a présenté jeudi un projet de résolution sur les opérations militaires en Libye, sommant le Président Barack Obama de s'expliquer sur une guerre qui froisse nombre d'élus.
Le texte du projet, déposé jeudi et qui a fait l'objet d'un vote vendredi à la Chambre, stipule que le Président doit fournir au Congrès, dans un délai de 14 jours, un rapport contenant notamment son explication sur le fait qu'il n'a pas demandé au Congrès son feu vert avant de lancer les opérations militaires. Il réclame également, entre autres nombreuses exigences des élus, « les objectifs politiques et militaires des Etats-Unis concernant la Libye ». Les élus veulent aussi connaître « les engagements spécifiques des Etats-Unis vis-à-vis de la Libye » et une estimation de la « durée et l'ampleur » des opérations prévues par le commandement américain, ainsi que leur coût.
Cette résolution indique que le Président n'a pas demandé l'autorisation du Congrès et que celui-ci ne lui a pas donné son feu vert pour les opérations en Libye. Le texte rappelle que le vote du Congrès en cas de conflit est une « prérogative constitutionnelle ». Enfin, le texte réaffirme une position déjà prise la semaine dernière par la Chambre des représentants et interdisant l'envoi de troupes au sol en Libye. Outre cette résolution, la Chambre a voté vendredi une autre résolution proposée par le démocrate Dennis Kucinich, réclamant purement et simplement la fin des opérations militaires américaines en Libye.
Récemment, plusieurs élus, tant républicains que démocrates, ont contesté l'autorité du président Barack Obama pour continuer les opérations militaires en Libye, alors que le délai légal de 60 jours sans autorisation parlementaire a été dépassé le 20 mai. Ils invoquent une loi de 1973 ou « Loi sur les pouvoirs de guerre » (War Power Act), conçue pour limiter les pouvoirs présidentiels sur le déclenchement des guerres, mais qui a été ignorée par plusieurs Présidents. Obama avait estimé, de son côté, que la nature « limitée » de l'implication américaine dans le conflit contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi ne correspondait pas au type d'intervention décrit par la loi de 1973…
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Lundi, 06 Juin 2011
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Discours du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, devant le Congrès américain (24/05/11).
L’AIPAC manipule le Congrès américain !
Cet article fait suite à la vidéo « États-Unis : Netanyahou interpellé par une militante antisioniste juive ». Deux membres du personnel qui travaillent pour le Comité de la Chambre des Affaires étrangères au Congrès américain, et qui connaissent très bien la question de la Palestine et le fonctionnement de l'AIPAC (principal lobby pro-israélien américain), nous expliquent comment le discours de Netanyahou devant le Congrès fut organisé par l'AIPAC…
Tout d'abord, des ordres ont été donnés pour que rien ne soit laissé au hasard. Mais, c’était sans compter sur les slogans criés par Rae Abileah, qui a été brutalisée par des membres de la sécurité de l’AIPAC et qui a fini à l'hôpital, blessée et en état d'arrestation. Les deux membres du personnel du Congrès nous expliquent ensuite comment Netanyahou a obtenu des soi-disant applaudissements spontanés pendant son discours. « L’AIPAC rédige les discours des responsables israéliens qui sont en visite aux Etats-Unis, en leur donnant une teinte locale. Ils le jalonnent d’indications montrant à quels moments auront lieu les applaudissements afin de donner plus de poids au discours. Des membres clés du Congrès tels que Eric Cantor (R-VA), Steny Hoyer (D-MD), le sénateur Charles Schumer (D-NY) et Harry Reid (D-NV) ont été désignés comme chefs de file et se sont assis à des endroits stratégiques dans la salle. Une fois le discours commencé, ils ont eu pour tâche de se lever et d’applaudir bruyamment à chaque moment clé du discours. Tout naturellement, les autres congressistes les suivaient et applaudissaient à leur tour pour ne pas se faire remarquer. De plus, des membres de l’AIPAC, qui ont pour habitude de rôder dans les bureaux du Congrès, ont fait savoir que les vidéos du discours de Netanyahou seraient conservées et étudiées minutieusement afin de voir le comportement de chaque congressiste pendant le discours et d’en tenir compte lors de la collecte des fonds. »
L’adjointe d’un congressiste, qui appuie la position modérément pro-palestinienne de son patron, a défendu ses applaudissements pour Netanyahou avec ces mots: « Mon patron ne pouvait pas rester là à se faire remarquer. Bien sûr, il était contrarié de devoir faire semblant de soutenir la politique dévastatrice d'Israël qui nuit aussi à notre pays. Croyez-moi de nombreux députés se sentent comme lui et de nombreux employés du Congrès sont dégoûtés par ce que nous voyons. Mais mon patron a besoin de garder son emploi pour travailler sur d'autres questions comme la protection de l'assurance-maladie et l'arrêt des saisies immobilières. Heureusement, très peu de nos électeurs ont suivi ce discours à la télévision. Qu'auriez-vous fait à sa place ? ». De nombreux assistants parlementaires expliquent qu'ils se sentent stigmatisés à l'étranger et particulièrement au Moyen-Orient comme faisant partie du lobby d'Israël alors qu’ils ne le sont pas. Un membre du personnel a expliqué : « Cela peut paraître arrogant, mais nous qui travaillons au Congrès, connaissons ce sujet beaucoup mieux que le grand public américain et quand vous comprenez l'histoire de la Palestine et de sa prise de contrôle par les Européens et la poursuite de l'épuration ethnique de la Palestine, que pensez-vous que nous ressentons? Nous ressentons la même chose que les réfugiés Palestiniens. Ils sont aussi des êtres humains. Les médias arabes et étrangers nous assimilent souvent aux membres du Congrès, alors qu'en réalité, nous sommes nombreux à travailler pour le changement. »
Une assistante parlementaire, dont le travail consiste à résumer et à actualiser les développements du conflit israélo-arabe pour son patron, un sénateur du Midwest, explique : « Parfois l'AIPAC lit ce que j'écris et tente de me mettre la pression. Tout le monde sait que les membres du Congrès sont régulièrement visés par des pressions de l'AIPAC. Des dizaines de membres du personnel ont été congédiés du Congrès cours des 15 dernières années. Je serai peut-être la prochaine ». Puis elle ajoute : « Mais avant que ce jour n’arrive, je vais continuer à soutenir la cause palestinienne et à travailler à changer notre politique étrangère afin qu'elle se fasse aux Etats-Unis et non plus à Tel-Aviv. »
Source : Is the Arab spring spreading to US Congressional staffs ? [Le printemps arabe atteint-il le personnel du Congrès américain ?]
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Lundi, 06 Juin 2011
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Lors de son discours devant le Congrès américain le mardi 24 mai, Benyamin Netanyahou a été interrompu par l’activiste juive américaine Rae Abileah, membre du groupe Code Pink. Elle lui a hurlé de stopper l’occupation en Palestine, d’arrêter les crimes de guerre contre les Palestiniens, et lui a réclamé des droits civils pour ces derniers. Elle fut poussée à terre par certaines personnes dans le public, puis conduite à l’hôpital George Washington. Ces protestations font suite à une semaine d’actions organisées par Code Pink, et intitulées : « AIPAC* dégage ! ». (*Principal lobby pro-israélien américain)
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