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25
Mar
Syrie : Le devoir de l’ONU est de stopper tout soutien saoudien aux terroristes ! Imprimer
Mardi, 25 Mars 2014 [Liste des articles]
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Syrie : Les terroristes affluent des quatre coins du monde !Syrie : Les terroristes affluent des quatre coins du monde !Syrie : Le devoir de l’ONU est de stopper tout soutien militaire ou financier saoudien aux terroristes !

L'ONU et d'autres organismes doivent assumer leurs responsabilités et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour stopper l'effusion de sang en Syrie, selon Ibrahim Moussaoui, responsable communication du Hezbollah. « Je crois que tout le monde sait maintenant que de nombreuses puissances ou organismes internationaux tels que les Nations Unies, appuient les pays du Golfe que sont l'Arabie saoudite ou le Qatar dans leur soutien au terrorisme en Syrie, uniquement parce qu'ils leur versent beaucoup d'argent », a-t-il déclaré.

Ces puissances et organismes internationaux sont loin d’assumer leurs responsabilités dans la mesure où ils ne souhaitent pas renoncer au soutien financier de ces monarchies. « En l’occurrence, il ne s’agit pas d’un organisme gouvernemental non-aligné, mais de la communauté internationale représentée par l’ONU, institution dont l’essence est l’équilibre des pouvoirs [dans le monde, ndlr] », a précisé le responsable communication du Hezbollah avant d’ajouter : « Tout le monde sait que l'Arabie saoudite est impliquée en Syrie. Elle a ouvertement appelé à armer les groupes terroristes pour combattre Bachar al-Assad ! »

Dans des lettres adressées au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et à la présidente du Conseil de sécurité, Sylvie Lucas, le 23 mars 2014, le ministère syrien des Affaires étrangères s’est, une nouvelle fois, plaint du rôle joué par l'Arabie saoudite dans le soutien des milices étrangères opérant en Syrie, contre le gouvernement du président Bachar al-Assad.

Plus de 130 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit : L’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et certains pays occidentaux (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Allemagne) en portent la lourde responsabilité !

LSE

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22
Mar
Moyen-Orient : Les stratégies américano-sionistes ont échoué ! (Ali Khamenei, Guide suprême iranien) Imprimer
Samedi, 22 Mars 2014 [Liste des articles]
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Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique d’Iran.Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique d’Iran.Moyen-Orient : Toutes les stratégies américano-sionistes ont échoué ! (Ali Khamenei, Guide suprême iranien)

A l’occasion du nouvel an iranien (« Norouz »), le 21 mars 2014, le Guide suprême de la Révolution islamique, Seyyed Ali Khamenei, a affirmé que les événements ne se déroulaient pas en conformité avec les plans américains : « La réalité sur la scène internationale ne se déroule pas comme prévu selon les plans des États-Unis. »

Le Guide suprême a rappelé les échecs successifs des complots USraéliens faire de la Palestine, la propriété de l’entité sioniste. De même, les scénarios adoptés en Afghanistan, en Irak et en Syrie se sont avérés vains et futiles ; Washington n’a pas atteint ses objectifs…

D’après Seyyed Ali Khamenei, le complot américano-sioniste en Palestine vise l’épuration ethnique de la Palestine, tant des Palestiniens chrétiens que musulmans ! Cependant, « les États-Unis ont échoué en Palestine. Ils ont mis sur pied un programme contre la Palestine et n'ont pas ménagé aucun de leurs efforts pour parvenir à leur fin… Le régime sioniste a échoué jusqu’à présent, et si Dieu, il échouera encore à l'avenir. Ils ont voulu faire de la Palestine, une entité sioniste, excluant la présence de tout Palestinien musulman ou chrétien », a annoncé le Guide suprême, avant d’ajouter que « les Etats-Unis et leurs alliés veulent avec la Palestine, une bonne fois pour toutes… »

Dans le dossier iranien, les États-Unis ont encore échoué, ils n’ont pas atteint leurs objectifs. Au cours des 30 dernières années, les États-Unis ont tout essayé : un embargo, des sanctions puis encore d’autres sanctions. Ils ont aussi essayé de dénaturer la Révolution islamique iranienne en montant la communauté musulmane iranienne contre les autres communautés musulmanes.

LSE

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20
Mar
L’Arabie saoudite traverse une crise profonde ! Imprimer
Jeudi, 20 Mars 2014 [Liste des articles]
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L’Arabie saoudite traverse une crise profonde !L’Arabie saoudite traverse une crise profonde !

Par Scarlett Haddad, journaliste (L’Orient - Le Jour).

À la veille de la visite du président américain Barack Obama à Riyad prévue le 22 mars 2014, les diplomates arabes et occidentaux en poste à Beyrouth ont les yeux fixés sur le royaume wahhabite pour tenter de comprendre ce qui s'y passe. Certains d'entre eux ont le sentiment que derrière le calme de façade, les orages grondent et l'inquiétude devient palpable, tant le royaume est sur la sellette. Mais en raison de l'absence de transparence, il est difficile d'obtenir des informations crédibles et précises sur les coulisses du pouvoir saoudien. La mise à l'écart du chef des services de renseignements du royaume et ancien homme fort, l'émir Bandar ben Sultan [le plan Bandar-David Petraeus visait à renverser le régime syrien en 2012, ndlr] ainsi que la guerre désormais ouverte entre l'Arabie et le Qatar ne sont que les signes visibles d'un malaise de plus en plus profond.

Selon un spécialiste du royaume, ce dernier traverse actuellement une des plus graves crises depuis sa création, due à une inquiétude quasiment existentielle. Cette inquiétude est motivée par plusieurs facteurs : d'une part, le fait que le pouvoir se fait vieux et le grand nombre d'émirs au sein de la famille royale favorise les guerres de clans pour la succession. D'autre part, la montée en flèche des Frères musulmans, une confrérie islamique qui partage les thèses wahhabites en matière de religion musulmane, mais est en plus structurée, tout en ayant désormais l'expérience du pouvoir dans certains pays de la région et en restant rodée à la clandestinité. Cette confrérie est la seule formation musulmane sunnite en mesure de concurrencer les wahhabites sur le plan de la légitimité islamique et, par conséquent, son développement en Arabie est une menace réelle pour le pouvoir. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les dirigeants du royaume ont quasiment déclaré « une guerre douce » aux Frères musulmans et à l'émirat du Qatar accusé de continuer à les protéger et à les financer.

Le troisième facteur qui provoque l'inquiétude des dirigeants wahhabites est la guerre en Syrie et l'échec du pari sur une chute du régime syrien, qui aurait permis l'installation d'un nouveau régime sous la coupe de l'Arabie. Le spécialiste du royaume précise, à ce sujet, que les dirigeants wahhabites craignent que la chute devenue imminente de Yabroud [ville stratégique reprise par l’armée syrienne le 16 mars 2014 , ndlr] ne soit pour le pouvoir saoudien ce que la chute de Qusseir a été pour l'émirat du Qatar. On se souvient, en effet, que la chute de cette zone stratégique autour de Homs et d'une partie de la frontière du Liban a coûté au Qatar son émir et son Premier ministre, rapidement remplacés par le fils de l'ancien émir et une nouvelle équipe. C'est donc en partie dans ce but que le pouvoir en Arabie a procédé à la mise à l'écart de l'émir Bandar, dont le plan de renverser le régime syrien en préparant un assaut contre la capitale par la Ghouta orientale et par Deraa a échoué, au moment où les États-Unis ont renoncé à lancer des frappes contre la Syrie.

Le pouvoir saoudien a ainsi désigné l'émir Mohammad ben Nayef pour remplacer Bandar, et cette décision est essentiellement destinée à satisfaire les Américains qui considèrent cet émir comme un interlocuteur acceptable, notamment en raison de ses positions hostiles à al-Qaïda, à la suite d'un attentat qui l'avait visé il y a quelques années.

Le quatrième facteur d'inquiétude pour le royaume d'Arabie est le rapprochement entre l'Iran et les États-Unis, qui l'a totalement pris de court et qui lui a soudain montré qu'en réalité, il n'est pas un partenaire dont les Américains tiennent compte quand ils décident de la politique à suivre.

Bien entendu, l'administration américaine a multiplié par la suite les signes de considération envers les dirigeants de l'Arabie dans une tentative de calmer leur colère et leur déception, mais l'inquiétude des Saoudiens persiste. D'ailleurs, dans certains milieux diplomatiques arabes, on est convaincu que la prochaine visite d'Obama à Riyad est en façade destinée à montrer la considération que les États-Unis portent au roi Abdallah, mais dans le fond, elle serait destinée à préparer la succession du roi et à éviter au royaume une guerre de succession fatale, surtout dans le contexte de l'éveil des forces islamiques dans l'ensemble du monde arabe et le retour éventuel des jihadistes envoyés en Syrie dans leur pays, l'Arabie. C'est d'ailleurs là le dernier facteur qui provoque l'inquiétude des Saoudiens. Car, en dépit du décret royal qui punit de prison les jihadistes qui reviennent au royaume, ce dossier risque de provoquer des remous internes qu'il sera difficile de gérer.

Au sujet de la succession, il faut rappeler que le roi actuel Abdallah souhaite favoriser l'accession au trône de son fils Meteeb, désigné récemment chef de la garde royale, alors que les Américains lui préfèrent l'émir Mohammad ben Nayef qui a d'ailleurs été reçu récemment (en février) à Washington par Obama lui-même et par les principaux responsables au sein de l'administration américaine…

Les dirigeants du royaume ont donc actuellement plusieurs dossiers à gérer en même temps : la Syrie d'abord, où les possibilités d'une victoire militaire sur les forces du régime s'amenuisent, en dépit des fonds et des combattants envoyés sur place, l'Iran et son influence grandissante dans la région et enfin, les Frères musulmans et la mise au ban du Qatar, qui ne fait pas l'unanimité au sein du Conseil de coopération du Golfe, puisque le sultanat d'Oman a refusé de prendre des mesures contre Doha, alors que le Koweït a préféré se tenir à l'écart.

La suprématie de l'Arabie saoudite sur les pays du Golfe et dans le monde arabo-musulman est donc mise en cause et rejaillit sur l'ensemble de la région. […]

Source : L’Orient - Le Jour

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15
Mar
« L’alliance de la foi pour Jérusalem ! » : Interview commentée par Hadassah Borreman Imprimer
Samedi, 15 Mars 2014 [Liste des articles]
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Hadassah Borreman, membre de l’association juive antisioniste Yechouroun – Judaïsme contre Sionisme.Hadassah Borreman, membre de l’association juive antisioniste Yechouroun – Judaïsme contre Sionisme.« L’alliance de la foi pour Jérusalem ! » : Interview commentée par Hadassah Borreman

Avec l’aide du Tout-Puissant,

J’ai écouté, avec intérêt, l’interview « L’alliance de la foi pour Jérusalem ! ».

J’ai néanmoins quelques remarques à faire concernant la suppression de l’« Etat » sioniste. Entre parenthèses, les paroles que l’ancien président Ahmadinejad a rapportées de l’Iman Khomeini furent, à escient, mal traduites et mal interprétées.

Tout d’abord, « Israël » est une entité sioniste qui s’est imposée en Palestine par l’usurpation et la violence, donc en non-respect du Droit international. Ce furent les pionniers sionistes qui négocièrent entre 1946 et 48 avec l’ONU d’alors, pour demander au nom de tous les Juifs (un mensonge), un Etat pour les Juifs rescapés de la 2ème guerre mondiale. Du fait que le Peuple juif est en Exil par Décret Divin, il lui est aussi interdit d’avoir un Etat juif en Palestine.

La déclaration de Balfour (1917) parle de l’accord pour l'établissement d'un foyer national, non un Etat, pour les Juifs en Palestine, à condition que cela se fasse « sans préjudice pour les autres habitants du pays », ce qui ne fut pas et n’est toujours pas respecté.

La Palestine est la Terre Sainte, elle appartient à D’ Qui la donne à qui Il veut. Et pour que les Juifs puissent y séjourner, ils doivent remplir des conditions très précises, ce qui n’est pas le cas pour la grande majorité (je ne parle ici pas des sionistes religieux et laïques qui n’ont de toute façon rien à y faire). Je rappelle que les sionistes sont un mouvement politique formé majoritairement de renégats et de non-Juifs, ils ne sont pas une religion, et encore moins une partie du Peuple Juif.

La Terre Sainte ne se laisse pas traitée politiquement seulement ; elle répond à des principes spirituels. Il nous faut voir le conflit sionisto-palestinien du point de vue spirituel, c’est une dimension qui manque, qui échappe malheureusement aux politiciens non-croyants. Ce n’est pas parce que l’entité sioniste existe qu’il faille la reconnaitre comme légale et comme un fait intouchable. Cette entité est un blasphème contre D’ et la Thora. La « Shekhineh » (Présence Divine) a dû s’exiler de cette Terre à cause des péchés, d’où les conflits qui s’intensifient avec le renforcement du sionisme toujours plus pernicieux car de plus en plus « religieux ».

Le sionisme est un attentat contre le Judaïsme, mais aussi est-il une source de Nakba pour la population palestinienne majoritairement musulmane. Comment la Palestine pourrait-elle retrouver la paix si la source d’injustice n’en est pas extirpée ? Le démantèlement de l’entité sioniste est une condition, sine qua none, pour commencer le processus de paix.

A D’ ne plaise l’idée d’un Etat juif en Palestine qui respecterait les Lois de la Thora tant que les Juifs doivent être en Exil et Dispersion ! Ce serait une pire hérésie ! Même si toutes les nations du monde nous disaient que nous, Juifs fidèles au Saint Créateur et à Sa Thora, nous pouvons avoir le pays pour nous, nous ne pourrions accepter une telle proposition

Yechouroun – Judaïsme contre Sionisme

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14
Mar
Le CRIF (ex-UGIF) a-t-il collaboré avec la Gestapo pour lister les Juifs ? Imprimer
Vendredi, 14 Mars 2014 [Liste des articles]
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Couverture du livre « Des Juifs dans la collaboration », de Maurice Rajsfus, journaliste et historien.Couverture du livre « Des Juifs dans la collaboration », de Maurice Rajsfus, journaliste et historien.Le CRIF (ex-UGIF) a-t-il collaboré avec la Gestapo pour lister les Juifs ?

Le CRIF (anciennement nommé UGIF, Union générale des Israélites de France) a aidé la Gestapo à constituer des listes de Juifs à rafler et à déporter. « Des Juifs dans la collaboration » est paru en 1980. L’auteur, le journaliste devenu historien Maurice Rajsfus, né en 1928, est issu de parents juifs polonais, morts en déportation à Auschwitz. Maurice Rajsfus fut, lui-même, raflé au Vel d’Hiv alors qu’il n’était qu’adolescent (il en réchappa par miracle).

L’ouvrage est préfacé par Pierre Vidal-Naquet, historien connu notamment pour ses travaux sur le génocide juif et le négationnisme, qui apporte au livre son indispensable crédit. Le livre, épuisé, n’a été, ni réédité, ni réimprimé depuis sa sortie.

« Des Juifs dans la collaboration » démontre, notamment, que de nombreux Juifs ont participé activement à la déportation de leurs coreligionnaires pendant la guerre et rend caduque l’argument (dominant, aujourd’hui) selon lequel l’État français est seul responsable de la déportation des juifs !

Cette distinction entre d’un côté les juifs de France, et de l’autre l’Etat français (donc les Français non-juifs), distinction créée par Jacques Chirac le 16 juillet 1995 au Vel d’Hiv, n’a donc pas lieu d’être. Elle se révèle être ce qu’elle est : une nouvelle discrimination raciale, 50 ans après les faits, dans ce même Vélodrome d’Hiver. Avec, faut-il l’ajouter, l’assentiment officiel des représentants de la communauté juive, comme en 1942 !

Aussi insupportable que cela puisse paraître, l’UGIF, ancêtre du CRIF (les Juifs de France n’étaient pas représentés à l’échelon national auparavant), mis en place par Pétain et les nazis (l’UGIF était en relation directe avec la Gestapo), aida à constituer des listes de Juifs à rafler et à déporter. Maurice Rajsfus témoigne autant qu’il relate les faits. 

Dans la préface, Pierre Vidal-Naquet explique très clairement que c’est parce qu’aucun historien (lui, le premier) n’a voulu réaliser ce travail qu’un journaliste l’a entrepris. Le livre, qui propose une somme impressionnante de documents d’archives, de témoignages et d’analyses, n’a jamais été réédité depuis 1980… Il n’a jamais été débattu dans les médias, par les politiques ou par la communauté juive. Et depuis qu’une bombe a explosé chez l’éditeur, EDI, l’auteur n’a plus jamais parlé de ce livre. Seuls quelques exemplaires sont encore disponibles à l’achat. J’ai dû débourser la modique somme de 67 euros (plus de 400 francs) pour acquérir cet exemplaire. Cette situation est-elle normale pour un livre d’une telle valeur historique ? 

Notons, par ailleurs, qu’au moins deux autres livres sont sortis depuis sur la question, l’un en France en 2003 (« Un engrenage fatal : L'UGIF —Union générale des Israélites de France— face aux réalités de la Shoah, 1941-1944 »), l’autre aux Etats-Unis, en 1987 (le New York Times en a fait état : « The burden of conscience, French Jewish leadership during the Holocaust » (« Le poids de la conscience, les autorités juives françaises pendant l’Holocauste », de Richard I. Cohen). Aucun média français n’a jugé utile de chroniquer ces deux publications…

Maurice Rajsfus développe dans son livre une analyse marxiste : à ses yeux, ce sont des Juifs bourgeois qui ont aidé à faire déporter des Juifs pauvres. La plupart des membres de l’UGIF, pour ne pas dire la quasi-totalité, étaient en effet des notables. Son analyse ne résiste cependant pas aux faits, car de nombreux notables juifs ont également été déportés. Sans doute Rajsfus cherchait-il à éviter toute accusation en antisémitisme, même si ce marxisme dogmatique pouvait aussi correspondre à son idéologie (et, dans une large mesure, à celle de Vidal-Naquet). 

En fait, la distinction est plutôt à faire entre Juifs français et Juifs étrangers, les responsables de l’UGIF étant tous français et ayant sacrifié les Juifs étrangers pour protéger les Juifs français… Ce livre lève le véritable tabou qui pèse sur la participation des organisations juives de France à la déportation.

L’Histoire n’a pas d’idéologie. Elle se doit d’être une science au service de la vérité, et non une vérité d’État au service d’une dictature intellectuelle. Ce tabou devrait être levé, et ne peut être levé que par les premiers concernés, à savoir le CRIF.

Le CRIF compte en effet dans ses rangs, au plus haut niveau depuis de nombreuses années, et encore aujourd’hui, une personnalité qui avait accepté la carte de l’UGIF pour être couvert par cette institution (qu’il réprouvait par ailleurs). Il s’agit d’Henri Bulawko, successivement membre du comité directeur du CRIF, puis vice-président du CRIF et enfin président d’honneur du CRIF.

François Mitterrand a reçu la francisque des mains même de Pétain, un fait qui lui a été reproché quand l’information a été rendue publique par Pierre Péan. Dans le même temps, il n’y eut aucune polémique vis-à-vis de M. Bulawko, ni vis-à-vis du CRIF qui préfère mettre en avant sa création en 1943 par des groupes de résistants juifs, ce qui est tout à fait vrai aussi.

Il y eut des activités de résistance au sein même de l’UGIF, de même qu’il y en avait à Vichy. Cela n’empêche pas une organisation juive comme Akadem d’écrire ceci : « On peut cependant reprocher [aux dirigeants de l'UGIF, ndlr] un aveuglement quant à la réalité de la Shoah et de n’avoir pas appelé les Juifs à se défendre et à se cacher. La plus grande tâche dans l’histoire de l’Union est constituée par les maisons d’enfants qui n’ont pas été dispersées à temps, et qui ont été raflées en juillet 1944 ! »

M. Bulawko a pu gravir tous les échelons du CRIF, jusqu’à en devenir le président d’honneur, alors qu’il avait accepté la carte d’un organisme qui a aidé à identifier puis à déporter les Juifs de France, sans que cela ne dérange personne, ni au CRIF, ni dans les médias, ni parmi les politiques. Sous l’impulsion de François Mitterrand, ceux-ci ont préféré accepter de participer, année après année, au dîner annuel du CRIF.

Pourquoi la France a-t-elle dû autant se repentir devant les représentants de la communauté juive, alors que les anciens membres de l’UGIF (qui, rappelons-le, cherchaient à éviter d’être déporté) n’ont jamais eu à répondre devant aucune autorité, ni judiciaire, ni politique, et encore moins médiatique ou communautaire ? « Après la Libération, l’affaire sera étouffée et le procès public évité. Un jury d’honneur sera pourtant constitué, mais il se réunira à huis clos et ses conclusions ne seront jamais connues », peut-on lire sur la 4è couverture du livre de Maurice Rajsfus. Ajoutons que ce jury était présidé par Léon Meiss, président du CRIF… Le tabou est donc profondément ancré. Mais loin de permettre de mieux lutter contre l’antisémitisme, il ne fait que l’alimenter !

Source : latunisiededina.blogspot.fr

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