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Actualités  antisionistes
08
Jan
Charte du Réseau International Juif Anti-Sioniste Imprimer
Vendredi, 08 Janvier 2010 [Liste des articles]
 

Charte du Réseau International Juif Anti-SionisteCharte du Réseau International Juif Anti-Sioniste

(Source : http://www.ijsn.net/atranslation/234)

 

Nous formons un réseau international de Juifs et de Juives qui s'engagent de façon inconditionnelle en faveur de la lutte pour l'émancipation des êtres humains. Nous considérons que la libération du peuple palestinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette émancipation. Notre engagement porte sur le démantèlement du régime d'apartheid israélien, le retour des réfugiés palestiniens et la fin de la colonisation israélienne sur la Palestine historique.

Qu'ils soient de Pologne ou d'Iraq, d'Argentine ou d'Afrique du Sud, de Brooklyn ou du Mississipi, des Juifs en quête de justice et d'un monde plus juste se sont joints aux mouvements de lutte collective.  Ainsi, des Juifs ont participé de façon notable à la lutte ouvrière pendant la période de la Grande dépression, à la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis, à la lutte contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, à la lutte contre le fascisme en Europe, et à bien d'autres mouvements encore en faveur du changement social et politique

Le nettoyage ethnique historique et toujours en cours perpétré par Israël à l'encontre du peuple palestinien sur sa propre terre vient contredire et trahir cette longue histoire de la participation  juive à des mouvements collectifs de libération.

Le sionisme - idéologie fondatrice de l'Etat d'Israël et qui en est le soutien actuel, est issu du colonialisme européen et s'est diffusé à la suite du génocide nazi. Le sionisme s'est nourri des épisodes les plus violents et oppressifs de l'histoire du dix neuvième siècle, marginalisant ainsi l'engagement de nombreux Juifs dans les mouvements de libération. Pour  retrouver une place au sein des vibrants mouvements populaires actuels, il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes

C'est la priorité des priorités, en raison des conséquences du sionisme sur les Palestiniens et les peuples de l'ensemble de la région; en raison aussi du fait que le sionisme porte préjudice à la mémoire de la persécution et du génocide des Juifs d'Europe en l'exploitant pour justifier et perpétuer le racisme européen et le colonialisme. Le sionisme est, par ailleurs, responsable du déplacement massif des Juifs mizrahi (originaires d'Afrique et d'Asie), et du détournement de leurs Histoires, langages, traditions et cultures. L'histoire des Juifs mizrahi remonte  à plus de 2000 ans et le sionisme, en s'implantant, en a dévié le cours au profit d'une ségrégation parmi les Juifs imposée par l'État d'Israël.
En conséquence, le sionisme nous implique dans l'oppression du peuple palestinien et porte préjudice à notre propre héritage, à nos luttes pour la justice et à nos alliances avec nos semblables.


Nous nous engageons à : Nous opposer au sionisme et à l'État d'Israël
.

Le sionisme est raciste. Il exige l'allégeance à un ordre politique, juridique et économique qui privilégie et valorise les Juifs ainsi que les Européens et leurs cultures par rapport aux peuples autochtones et à leurs cultures. Le sionisme n'est pas seulement raciste, il est aussi antisémite. Il reprend à son compte l'imagerie européenne et antisémite du "Juif de la diaspora" efféminé, cupide et faible, et y  lui oppose celle d'un "Nouveau Juif", violent, militariste et sexiste, un Juif qui est l'auteur d'une violence raciale plutôt que d'en être une victime.

Par-là, le sionisme fait des Juifs des blancs, en adoptant un racisme de blancs à l'encontre du peuple palestinien. Malgré la nécessité pour Israël d'intégrer les Mizrahi afin de maintenir une majorité juive, ce racisme peut aussi être constaté dans la marginalisation et l'exploitation économique des masses déshéritées des Mizrahi. Cette violence raciale  inclut l'exploitation des travailleurs migrants

Les sionistes diffusent le mythe de la démocratie israélienne. En réalité, Israël a établi et renforcé des politiques et des pratiques qui sont discriminatoires à l'égard des Juifs mizrahi et qui excluent les Palestiniens et restreignent leurs droits. Israël, en coopération avec les États-Unis, sape tout mouvement arabe de libération.

Le sionisme perpétue l'exception juive. Pour justifier ses crimes, le sionisme présente une version de l'histoire juive déconnectée de l'histoire et de l'expérience d'autres peuples. Il promeut un narratif selon lequel l'holocauste nazi est exceptionnel dans l'histoire de l'humanité. Il place les Juifs à part, par rapport aux victimes et aux survivants d'autres génocides, au lieu de nous unir à eux.

Israël fait cause commune avec des Chrétiens fondamentalistes et d'autres qui appellent à la destruction  des Juifs, sur la base d'une islamophobie partagée et d'une volonté de contrôler le Moyen Orient et plus largement l'Asie occidentale. Ensemble, ils appellent à la persécution des Musulmans. Cette promotion commune de l'islamophobie a pour but de diaboliser la résistance opposée à la domination économique et militaire occidentale. Elle s'inscrit dans une longue histoire de collusion du sionisme avec des régimes répressifs et violents, de l'Allemagne nazie au régime d'apartheid d'Afrique du Sud jusqu'aux dictatures réactionnaires d'Amérique du Sud.

Le sionisme prétend que la sécurité des Juifs repose sur un état juif militarisé. Mais Israël ne met pas les Juifs en sécurité. Sa violence garantit l'instabilité et la peur pour ceux qui sont sous sa sphère d'influence, et met en danger la sécurité de tous, y compris des Juifs, et ce bien au-delà de ses frontières. Le sionisme a volontairement participé à créer les conditions qui ont conduit à la violence à l'encontre des Juifs dans les pays arabes. L'hostilité née de la violence israélienne et de la domination militaire sur les Juifs vivant en Israël et ailleurs est utilisée pour justifier encore plus de violence sioniste.


Nous nous engageons à : Rejeter l'héritage colonial et l'expansion colonialiste en cours.

Dès l'instant où le mouvement sioniste a décidé de bâtir un état juif en Palestine, il est devenu un mouvement de conquête.  A l'instar de tous les mouvements de conquête et des idéologies colonialistes en Amérique ou en Afrique, le sionisme s'appuie sur la ségrégation entre les peuples ; par la confiscation de la terre, il s'engage dans le nettoyage ethnique qui repose sur une violence militaire implacable.

Les sionistes ont travaillé main dans la main avec l'administration coloniale britannique, contre le peuple indigène de la région et contre son espoir légitime de liberté et d'autodétermination. L'imaginaire sioniste d'une Palestine "vide" et pauvre a justifié la destruction de la vie palestinienne à l'instar du racisme qui a justifié l'extermination des peuples autochtones d'Amérique, la traite atlantique des esclaves et bien d'autres atrocités encore.

Avec l'expansion permanente des colonies et le Mur d'apartheid, l'engagement colonialiste d'Israël l'a amené à détruire l'environnement ainsi que les paysages de la Palestine. Cette politique, qui n'a pas réussi à stopper la résistance palestinienne, conduit l'Etat d'Israël à toujours plus de violence et à des politiques qui, lorsqu'elles sont menées à leur point ultime, finissent en génocide. A Gaza, l'État d'Israël dénie l'accès à la nourriture, à l'eau, à l'électricité, à l'aide humanitaire et aux fournitures médicales, c'est l'arme qu'il utilise contre les fondements même de toute vie humaine.

Israël, qui a été en son temps l'outil favori des Britanniques et des Français contre l'unité arabe et l'indépendance, est devenu le plus jeune associé de l'alliance US pour le contrôle militaire, économique et politique au niveau mondial, qui vise plus particulièrement la domination de la région stratégique du Moyen Orient/Asie du Sud-ouest. Le danger d'une guerre nucléaire représenté par une attaque israélo-américaine sur l'Iran nous rappelle qu'Israël est une bombe atomique qui devrait faire l'objet d'un démantèlement urgent, en vue de sauver les vies de toutes ses victimes actuelles et potentielles.

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05
Nov
Eyal Sivan boycotte le Forum des Images Imprimer
Jeudi, 05 Novembre 2009 [Liste des articles]
 

Eyal Sivan boycotte le Forum des ImagesLettre d'Eyal Sivan au Forum des Images

Londres, le 6 octobre 2009.


Chère Laurence Briot et Chantal Gabriel,

 

Je vous écris suite à la demande que vous avez adressé à mes producteurs, Mme Trabelsi et M. Eskenazi, de programmer mon dernier film "Jaffa, La mécanique de l’orange" dans la rétrospective 'Tel-Aviv, le Paradoxe' que vous organisez le mois prochain au Forum des Images, dans le cadre de la célébration du centenaire de la ville de Tel-Aviv.


Je tiens d’abord à vous remercier pour votre offre de participer à cet événement et je vous demande d'excuser mon retard à répondre à vos chaleureuses sollicitations. Je suis sincèrement honoré que vous ayez envisagé de programmer mon film "Jaffa, La mécanique de l’orange" pour clôturer votre rétrospective. Toutefois, après mûre réflexion, j'ai décidé de décliner votre invitation. Les raisons de cette décision sont complexes et de nature politique, c'est pourquoi je voudrais, si vous le voulez bien, vous les expliquer dans le détail.


Comme vous le savez probablement, l'ensemble de mon travail cinématographique, qui compte plus de quinze films, a principalement pour objets la société israélienne et le conflit israélo-palestinien. En m’opposant à la politique israélienne à l'égard du peuple palestinien, je me suis toujours efforcé d’agir indépendamment pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur le fait que je ne représente pas la "démocratie (juive) israélienne ". C'est pourquoi, depuis le tout début de ma carrière cinématographique, il y a plus de 20 ans, je n'ai jamais bénéficié d'aucune aide ou d’aucun support d'une quelconque institution officielle israélienne.


J’ai toujours agi de manière à éviter que mon travail puisse être instrumentalisé et revendiqué comme une preuve de l'attitude libérale d'Israël ; une liberté d'expression et une tolérance qui ne sont accordées par l’autorité israélienne qu'à l’égard, bien sûr, des critiques juives israéliennes.


La politique raciste et fasciste du gouvernement israélien et le silence complice de la plupart de ses milieux culturels pendant le récent carnage opéré à Gaza comme face à l'occupation continue et aux violations des droits humains et aux multiples discriminations à l'égard des Palestiniens sous occupation, ou ceux, citoyens palestiniens de l'Etat israélien – toutes ces raisons justifient que je maintienne une distance vis-à-vis de tout événement qui pourrait être interprété comme une célébration de la réussite culturelle en Israël ou un cautionnement de la normalité du mode de vie israélien. Puisque votre rétrospective fait partie de la campagne internationale de célébration du centenaire de Tel-Aviv et qu'elle bénéficie, à ce titre, du soutien du gouvernement israélien, je ne peux que décliner votre invitation.


Par ailleurs, considérant les attaques blessantes, humiliantes et continues dont mon travail fait l'objet, tant en France qu'en Israël, et les très rares confrères israéliens qui se sont exprimés pour me défendre et manifester leur solidarité sincère (je ne tiens pas compte des déclarations de principe en faveur du privilège hégémonique de la "liberté d'expression"), il ne m'est pas possible de me sentir solidaire d'un tel groupe.


Je ne peux être associé à une rétrospective qui célèbre des artistes et cinéastes jouissant d'une position de privilège absolu et d'une totale immunité, mais qui ont choisi de se taire quand des crimes de guerre étaient commis au Liban ou à Gaza et qui continuent d'éviter de s’exprimer clairement au sujet de la brutale répression des populations palestiniennes, du blocus de trois ans et de l'enfermement de plus d'un million de personnes dans la Bande de Gaza.

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28
Oct
Les Palestiniens privés d’eau par Israël Imprimer
Mercredi, 28 Octobre 2009 [Liste des articles]
 

Les Palestiniens privés d'eau par IsraëlLes Palestiniens privés d'eau par Israël

 

Amnesty International annonce que le manque d’eau en Cisjordanie et à Gaza vient d’atteindre un point critique...

 

Dans un rapport qui vient d’être publié, Amnesty International déclare que l’Etat d’Israël empêche les Palestiniens d’avoir un accès normal à l’eau potable tout en permettant aux colons israéliens de consommer de l’eau de façon presque illimitée.

 

Dans les colonies, on voit des piscines, des pelouses arrosées généreusement autour des maisons et des systèmes d’irrigation des exploitations agricoles qui fonctionnent 24 heures sur 24. Cette situation contraste violemment avec celle des villages palestiniens voisins dont les habitants luttent pour aller chercher le peu d’eau dont ils ont besoin, même pour un usage domestique. 80 pour cent des villes et des villages palestiniens ne reçoivent que quelques heures d’eau par semaine, obligeant la population à faire des réserves dans des bidons et dans des conditions d’hygiène hasardeuses. Les Palestiniens n’ont pas le doit de forer des puits.

 

Amnesty International indique que 180.000 à 200.000 Palestiniens n’ont aucun accès à l’eau courante dans les communautés rurales de Cisjordanie, tandis qu’en d’autres endroits plus favorisés les robinets sont souvent secs.

 

« Israël ne permet pas aux Palestiniens d’avoir accès à l’eau en quantité suffisante, alors que les ressources en eau se trouvent la plupart du temps en Cisjordanie occupée » a déclaré Donatella Rovera, qui fait des enquêtes pour Amnesty International. Et selon le rapport d’Amnesty, intitulé Troubled waters - Palestinians denied fair access to water, la consommation d’eau des Israéliens est en moyenne quatre fois plus grande que les 70 litres consommés chaque jour par un Palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Mais Israël doit faire face à une pénurie d’eau sans précédent. C’est pourquoi les Israéliens contrôlent une grande partie des ressources en eau de la Cisjordanie, en pompant dans ce qu’ils appellent « la couche aquifère montagneuse » à la frontière d’Israël.

 

Le rapport d’Amnesty International dit aussi qu’Israël utilise plus de 80 pour cent de l’eau tirée de la couche aquifère montagneuse, bien que ce pays dispose d’autres sources. En revanche, la couche aquifère montagneuse est la seule source d’approvisionnement en eau de la Cisjordanie.

 

Dans la bande de Gaza, plusieurs travaux de réparation du réseau de distribution d’eau et de la voirie étaient en cours pour améliorer la situation sanitaire avant que le blocus israélien soit imposé en 2007. Mais les projets ont été suspendus, car Israël empêche totalement l’entrée des matériaux de construction.

 

S’ajoutant à une situation déjà catastrophique, la guerre de Gaza a laissé des réservoirs d’eau, des puits, des réseaux d’égouts et des stations de pompage sévèrement endommagés. Le rapport d’Amnesty International indique que la nappe phréatique côtière, seule ressource en eau douce, a été polluée par des infiltrations d’eau de mer, des infiltrations d’eaux usées non traitées, et par la surexploitation. « La situation de l’eau à Gaza vient d’atteindre un point critique avec 90 à 95 pour cent de l’approvisionnement en eau qui est polluée et non consommable » a déclaré Donatella Rovera. De ce fait, beaucoup de Palestiniens tombent malades. L’organisme israélien d’administration des eaux a protesté en disant que le rapport était « pour le moins biaisé et incorrect » et que, bien qu’il y ait pénurie d’eau, celle-ci n’est pas aussi grande que ce que prétend Amnesty International. Il dit qu’Israël a tenu ses engagements aux termes de l’accord de paix d’Oslo, mais que les autorités palestiniennes n’arrivent pas à atteindre leurs propres objectifs de recycler l’eau, et qu’elles ne la distribuent pas efficacement.

 


Source :
Agoravox.fr

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28
Sep
Interview du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad par Newsweek Imprimer
Lundi, 28 Septembre 2009 [Liste des articles]
 

Interview du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad par Newsweek
Par Lally Weymouth, le 23 Septembre 2009.

Dans une interview exclusive d’une heure et demie et couvrant de nombreux sujets accordée à Lally Weymouth de Newsweek et des journalistes du Washington Post, le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad aborde les futures négociations avec les Etats-Unis, ce qu’il pense du président Obama, l’Holocauste, ainsi que les combats en Afghanistan sous l’égide des Etats-Unis, qu’il considère perdus d’avance. Il y fait part pour la première fois de son offre d’acheter aux Etats-Unis de l’uranium enrichi pour usage médical, proposition qui selon les experts en non-prolifération nucléaire est probablement promise à l’échec. Extraits :



Comme vous le savez, l’Iran détient un correspondant de Newsweek depuis trois mois, Maziar Bahari. Je sais que vous avez été très généreux ce matin, en indiquant que vous aideriez à la libération des trois randonneurs américains. Serait-il possible que vous envisagiez de relâcher Maziar, pour motif humanitaire ?


- Je voudrais que tous les prisonniers soient relâchés, mais je ne suis pas le juge. Le juge doit se prononcer. Si j’étais en charge de ce dossier, je pourrais garantir que tous les prisonniers seraient libérés.


Vous avez pourtant déclaré que vous tenteriez d’obtenir la libération des randonneurs américains. Pourriez-vous faire la même chose pour Maziar ?

- Je désire la libération de tous les prisonniers. Tous. Américains et non-Américains — sans distinction.


Alors que l’Iran tente de renouer des liens avec l’Occident, pourquoi à nouveau nier la réalité de l’Holocauste, quand ces thèses sont si aisément réfutables ?

- Ne pensez-vous pas que l’Holocauste est un sujet important ?


Oui, je pense que c’est le plus grand crime du XXe siècle.

- Vous êtes donc d’accord sur le fait que le sujet est important. Pensez-vous que l’Holocauste est encore d’actualité aujourd’hui, qu’il nous concerne encore aujourd’hui par ses effets ? Pouvez-vous m’expliquer en quoi il influe sur les questions de l’heure ?


Ce que je pense importe peu, M. le président, c’est ce que vous pensez qui compte.

- Bien sûr, mais je voudrais que nous puissions échanger nos points de vue afin de pouvoir régler une question.


Le monde voudrait savoir ce que vous pensez. 


- De quel monde parle-t-on ici ?


L’Iran tente d’améliorer ses relations avec l’Occident, c’est du moins ainsi que je le comprends. Il est clair que l’Holocauste a eu lieu. Pourquoi dire qu’il n’a pas eu lieu ? Pensez-vous qu’il ne devrait pas y avoir un état Juif ? Pas d’Israël ? 



- Ce que je dis est extrêmement clair. C’est une approche académique d’un sujet d’importance capitale, qui se fonde également sur des considérations humanitaires. Ce que je dis, c’est que bien des choses sont survenues tout au long de l’histoire, et qu’au cours de la seconde guerre mondiale, bien des crimes ont été commis. Plus de 60 millions de gens ont été tués, encore plus déplacés. Il se pose donc un certain nombre de questions spécifiques quant aux événements de la seconde guerre mondiale, et je pense qu’on ne pourra trouver de réponses à ces questions dans la propagande que diffusent les médias. Au bout du compte, il faut des réponses convaincantes à ces questions. La première chose que je voudrais comprendre, c’est la raison pour laquelle, étant donné tout ce qui s’est passé au cours de la seconde guerre mondiale, on met l’accent sur l’Holocauste plus que sur tout autre [événement] ?


Disons que les crimes de Staline étaient de même gravité.


- La seconde question est : pourquoi les hommes politiques en occident sont tellement obsédés par ce problème ? La troisième question est : de quelle façon cet événement est-il relié aux problèmes que nous pouvons observer autour de nous dans le monde d’aujourd’hui ? Fut-il un événement historique isolé, sans impact sur la situation présente ? La question qu’on doit se poser ensuite est : si cet événement s’est produit, où s’est-il produit, qui en sont les responsables, et quel fut le rôle du peuple palestinien ? Quel crime a-t-il commis pour mériter ce qu’il a subi en conséquence ? Pour quelle raison le peuple palestinien devrait-il être brimé ? Saviez-vous que plus de cinq millions de Palestiniens ont été déplacés, et bénéficient du statut de réfugié ? Quel rôle ont-ils joué dans l’Holocauste ? Pourquoi exploite-t-on l’Holocauste comme prétexte à l’occupation de la terre d’un autre peuple ? Pourquoi les Palestiniens devraient-ils donner leur vie en échange ? Vous devez savoir que les habitants de Gaza ont dû subir plusieurs embargos.


Et ceux-ci ont lancé des frappes contre Israël au moyen de missiles.



- En fin de compte, les habitants de Gaza sont dans leur maison, c’est leur vie, et c’est leur terre. Qui est l’occupant ici ? Quel régime d’occupation est condamné par les résolutions des Nations Unies ? Quel esprit juste pourrait accepter qu’un événement qui s’est déroulé en Europe entraîne l’occupation de sa terre, autre part dans le monde ? Si un crime a été commis en Europe, pourquoi les habitants de Palestine devraient-ils en payer le prix ? La question est simple à comprendre. Malheureusement, les politiciens occidentaux refusent de répondre à ces questions, et préfèrent changer le sujet. Nous sommes opposés par principe au meurtre d’êtres humains. Soixante millions de gens ont été tués à l’époque [de la seconde guerre mondiale] et c’est effectivement très regrettable. Peu importe quelles étaient leur foi ou leurs opinions — c’étaient des êtres humains et leurs vies auraient dû être respectées du seul fait que c’étaient des êtres humains. Je voudrais souligner que nous ne vivons pas dans le monde d’il y a soixante ans. Nous vivons aujourd’hui. Nous considérons l’Holocauste comme un prétexte au génocide commis sur le peuple palestinien.

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07
Sep
La Norvège se désinvestit de la société israélienne Elbit Imprimer
Lundi, 07 Septembre 2009 [Liste des articles]
 

La Norvège se désinvestit de la société israélienne Elbit


La ministre norvégienne des Finances, Kristin Halvorsen, a annoncé jeudi que la société israélienne Elbit ne serait plus soutenue par le fond de pension scandinave pour des "raisons morales".

Le matériel de l'entreprise est utilisé pour surveiller la barrière de sécurité construite en Judée-Samarie.

"Nous refusons de financer des entreprises qui contribuent ouvertement à l'infraction du droit humanitaire international", a déclaré Halvorsen. Elle a ajouté que les actions avaient discrètement été revendues avant l'annonce officielle.

Selon la ministre, "le mur de séparation entrave de manière éhontée les déplacements des Palestiniens de la Judée-Samarie. Par conséquent, investir dans une entreprise qui participe à un tel projet revient à "contribuer à la violation de normes éthiques fondamentales".

Par ailleurs, deux autres compagnies ont été visées par le communiqué norvégien : l'entreprise française de défense Thales SA et l'exploitant minier d'Afrique du Sud DRD Gold Ltd.

La Norvège est un important exportateur de pétrole et de gaz naturel. Les revenus excédentaires de l'Etat sont placés sur le fond de pension global du gouvernement afin d'éviter que des fonds étrangers ne prennent trop de place dans l'économie intérieure du pays.

Le fond recueille actuellement, sous l'égide de la Banque centrale, l'équivalent de 333 milliards de dollars. Depuis 2004, un conseil éthique vérifie tous les investissements nationaux et publie régulièrement des recommandations.


Source : Jerusalem Post

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22
AOÛ
Un pionnier du Sionisme renonce au Sionisme Imprimer
Samedi, 22 Août 2009 [Liste des articles]
 

Un pionnier du Sionisme renonce au Sionisme
Par Helena Cobban, le 17 août 2009.

Il est rare qu'un Sioniste, surtout ceux de la première heure, les plus endoctrinés, ceux qui ont lutté pour établir en Palestine un état juif par un processus de nettoyage ethnique mené contre les Palestiniens et qu'ils ont eu le culot d'appeler "guerre d'indépendance" rejette définitivement ce pour quoi il a lutté.

Le rejet du Sionisme par Dov Yermiya, un vétéran sioniste de 94 ans, est la preuve que cette idéologie politique disparaîtra à terme des pages de l' Histoire, signalant la fin du colonialisme, et, pour le Judaïsme, la fin de ce qui est une véritable Shoah/Nakba/Catastrophe.

 


Voici la traduction d'extraits de l'article d'Helena Cobban ( www.counterpunch.org , le 17/08/09 ) intitulé "Zionist Pioneer Renounces Zionism" :



Je n'ai jamais rencontré Dov Yermiya, un pacifiste israélien qui a maintenant 94 ans. Mais bien sûr j'ai lu son livre qu'il a publié en 1983 dans lequel il relatait sa colère contre la torture et d'autres mauvais traitements des civils dont il avait directement été témoin lors de l'invasion israélienne du Liban l'année précédente. J'ai son livre en main.

Je viens juste d'apprendre dans une lettre ouverte publiée par Uri Avnery, que Yermiya a récemment renoncé à l'idéologie et la pratique du Sionisme avec ces mots de révolte :


"Moi, un vieux Sabre ( juif né en Israël) de 95 ans, qui a labouré ses champs, planté ses arbres, construit une maison et suis le père de fils, le grands père de petits fils et l'arrière grande père d' arrière petits fils, et qui ait aussi versé son sang sur le champ de bataille pour la création de l'Etat d'Israël,

"déclare ici même que je renonce à ma croyance dans le Sionisme qui a échoué, que je ne serai pas loyal à l'état juif fasciste et ses folles visions, que je ne chanterai plus l'hymne national, que j'observerai une minute de silence seulement les jours de commémoration pour ceux qui sont tombés des deux côtés dans les guerres, et que j'observe le coeur brisé un Israël qui est entrain de se suicider et les 3 générations de descendants que j'ai nourris et élevés en son sein.

"...Pendant 42 ans, Israël a transformé ce qui devait être la Palestine en un immense camp de détention, et maintient captif tout un peuple sous un régime oppressif et cruel, avec comme unique but de leur prendre leur pays, quelque soit ce qui arrive !!!

"L'IDF supprime avec empressement leurs efforts de rébellion, avec l'aide active des colons voyous, avec des moyens brutaux d'Apartheid et un blocus choquant, un harassement inhumain des malades et des femmes sur le point d'accoucher, la destruction de leur économie et le vol de leurs meilleures terres et de leur eau.

"Au dessus de tout cela flotte le drapeau noir d'un mépris effrayant pour la vie et le sang des Palestiniens. On ne pardonnera jamais à Israël cette terrible quantité de sang répandu, spécialement le sang des enfants, dans des proportions qui font se dresser les cheveux sur la tête...."



Yermiya avait déjà publié dans l'hebdomadaire communiste israélien, Zo Hadereth, en Juin 2008, une lettre très critique dans laquelle il avait annoncé qu'il renvoyait au ministre de la défense Barak, une lettre d'invitation que ce dernier lui avait envoyé pour participer à la cérémonie pour honorer tous les vétérans de la guerre de 1948 appelée par les Sionistes "Guerre d' Indépendance".

Dans cette lettre il écrivait :


"...En tant que vétéran de la guerre de 1948, qui avait déjà été blessé dans un combat au corps à corps deux semaines avant la déclaration d'indépendance, je me sens obligé ici même de vous retourner cette invitation, à vous ministre de la défense. Je le fais à regret, mais je le considère comme mon devoir.

"Je vous considère vous, Ehud Barak, comme l'un des hauts commandants militaires et hauts dirigeants politiques responsables d'avoir transformé l'armée dite "forces de défense israéliennes" en une armée d'occupation et d'oppression du peuple palestinien, et comme défenseur des colonies criminelles dans leur pays.

"40 ans d'occupation ont profondément corrompu l'armée israélienne et toutes les couches de la société israélienne. Toutes deux sont caractérisées par le "vent d'est " nationaliste ( qui apporte vagues de chaleur et sauterelles) qui souffle et allume des guerres sans fin, qui menace notre peuple et notre terre d'une troisième et dernière destruction. Votre part de responsabilité dans tout cela est énorme et par conséquent je vous retourne votre invitation, sans remerciement....".

 

 

Sources :
   - version originale :
www.counterpunch.org
   - traduction et commentaires :
www.planetenonviolence.org

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05
AOÛ
[VIDEO] Hommage à la Palestine, victime de la barbarie sioniste Imprimer
Mercredi, 05 Août 2009 [Liste des articles]
 
Lecteur : Incruster cette vidéo sur votre site

Hommage à la Palestine, victime de la barbarie sioniste...

 

Sur une musique de Sami Yusuf : Palestine Forever.


[Source : Dailymotion.com]

 

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27
JUIL
Israël magazine interdit au Maroc Imprimer
Lundi, 27 Juillet 2009 [Liste des articles]
 

Israël magazine interdit au Maroc
Le Journal Press (Maroc), juillet 2009.

Le ministre de la Communication Khalid Naciri a ordonné le retrait d’Israël Magazine de tous les kiosques du royaume. Il s’agit d’un journal de propagande sioniste. Dieudonné, lobby iranien, Barack Obama, Hugo Chavez, etc, le magazine mélange un peu de tout et beaucoup de n’importe quoi. Dans l’édition de juillet 2009, certains passages de l’éditorial d’André Darmon frisent même l’incitation à la haine raciale. «L’ancien sénateur de l’Illinois (NDLR Barack Obama) en fléchissant notamment le genou devant le roi d’Arabie Saoudite, comme n’importe quel écolier d’une madrasa coranique (qu’il fut) … a paru rendre hommage au sens moyenâgeux du terme à un seigneur du désert, et cela au mépris du poste qu’il serait censé occuper». L’éditorialiste n’hésite pas aussi à affirmer que : «L’axe du mal est essentiellement constitué de pays arabes et musulmans». La ligne éditoriale du journal développe l’idée saugrenue que Barack Obama marcherait sur les traces de Dieudonné, lui-même soutenu par le lobby iranien ! Une chose est sûre, Israël Magazine ne manquera pas au paysage journalistique du royaume. On se demande même comment il a pu s’y infiltrer.

 

Source : Le Journal Press  - Juillet 2009 (journal marocain)

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09
JUIL
Lettre de Cynthia McKinney depuis sa prison israélienne Imprimer
Jeudi, 09 Juillet 2009 [Liste des articles]
 

Lettre de Cynthia McKinney depuis sa prison israélienne

 

Cynthia McKinney, militante états-unienne pour les droits humains, ancienne membre du Congrés américain, a été arrêtée et conduite de force dans une prison israélienne alors qu’elle tentait le 30 juin dernier d’apporter à Gaza du matériel humanitaire et de reconstruction (elle a été libérée le 07 juillet).


 

Ici Cynthia McKinney.

Je m’exprime depuis une cellule carcérale à Ramle. Je fais partie des militants des Droits de l’Homme FREE GAZA 21, actuellement emprisonnés pour avoir tenté d’introduire à Gaza de l’équipement médical, du matériel de construction – et même des crayons pour les enfants (j’avais pour eux une valise pleine de crayons).

Alors que nous étions en route vers Gaza, les Israéliens ont menacé de mettre le feu à notre bateau, mais nous n’avons pas fait demi-tour. Les Israéliens nous ont interceptés et nous ont arrêtés parce que nous voulions donner des crayons aux enfants de Gaza. Nous avons été détenus et nous voulons que les gens du monde entier sachent comment nous avons été traités pour la seule raison que nous souhaitions apporter une assistance humanitaire aux habitants de Gaza.

Lors du déclenchement de l’opération israélienne « Plomb durci » (décembre 2008), je me suis embarquée impromptu sur un bateau de FREE GAZA et, représentant les USA dans une délégation multinationale, j’ai tenté d’apporter 3 tonnes de matériel médical à un territoire de Gaza déjà assiégé et ravagé.

Pendant l’opération « Plomb durci », les F15 fournis à Israël par les USA ont déversé un feu d’enfer sur un peuple piégé. Le nettoyage ethnique est devenu un génocide à grande échelle. Du phosphore blanc, également fourni par les USA, de l’uranium appauvri, une technologie robotique, des armes DIME (= explosifs à base de métaux denses inertes) et des bombes à fragmentation – autant d’armes nouvelles, causant des lésions auxquelles les médecins jordaniens et norvégiens n’avaient jamais eu affaire auparavant. Des médecins présents à Gaza durant l’offensive israélienne m’ont dit que Gaza était devenu pour Israël un véritable laboratoire d’expérimentation de l’armement, des êtres humains utilisés pour tester et améliorer le rendement mortifère de leurs armes.

C’est grâce à la chaîne arabe Al-Jezeerah, qui émet en anglais, que le monde a vu la violence ignoble d’Israël. J’ai regardé ces émissions en direct et en continu, non pas depuis les Etats-Unis mais depuis le Liban, où s’était terminée ma première tentative d’entrer à Gaza, parce que l’armée israélienne avait violemment refoulé le bateau… Il est même miraculeux que je sois encore là pour raconter ma deuxième rencontre avec l’armée israélienne, une mission humanitaire qu’elle a de nouveau fait avorter.

Les autorités israéliennes ont essayé de nous amener à confesser que nous commettions un délit criminel… Maintenant, je suis connue comme détenu d’Israël matricule 88794. Comment se peut-il que je me trouve en prison pour avoir collecté des crayons pour des enfants ?

Le sionisme a sûrement épuisé son ultime légitimité si telle est la manière dont il traite les personnes qui ont une foi si profonde dans les Droits de l’Homme qu’ils mettent en jeu leur propre vie pour les enfants d’autrui. Israël est l’expression la plus achevée du sionisme, mais si Israël craint pour sa sécurité parce que les enfants de Gaza auraient des crayons, alors non seulement Israël a perdu son dernier lambeau de légitimité, mais il doit être déclaré Etat failli.

Je suis confrontée à la déportation par l’état qui m’a amenée ici sous la menace d’un fusil après avoir arraisonné notre bateau. J’ai été amenée en Israël contre mon gré. Je suis détenue dans cette prison parce que j’avais fait le rêve que des enfants de Gaza puissent colorier et peindre, que les blessés de Gaza puissent être guéris et que les maisons de Gaza pulvérisées par les bombes puissent être rebâties.

Mais j’ai appris dans cette prison quelque chose d’intéressant. D’abord, qu’elle est incroyablement noire : peuplée principalement d’Ethiopiens qui, eux aussi, avaient fait un rêve… comme mes compagnes de cellules, dont l’une est enceinte. Toutes âgées d’une vingtaine d’années. Elles avaient pensé qu’elles venaient en Terre Sainte. Elles avaient rêvé que leurs vies seraient meilleures. La fière Ethiopie de jadis, jamais colonisée, a été précipitée dans la dépendance des Etats-Unis, et est devenue un lieu de torture, de reddition et d’occupation. Il faut que les Ethiopiens libèrent leur pays dès lors que les politiques des superpuissances ont pris plus d’importance que les Droits de l’Homme et le droit de chacun à se déterminer.

Mes camarades de cellule étaient venues en Terre Sainte pour s’émanciper de ces exigences. Elles n’ont commis aucun crime si ce n’est d’avoir un rêve. Elles sont venues en Israël en pensant qu’Israël tiendrait ses promesses. Leur voyage à travers le Soudan et l’Egypte a été ardu ; je peux seulement imaginer comment elles l’ont vécu ; et il n’était pas bon marché. Beaucoup d’entre elles incarnent les plus grands efforts faits par leur famille pour leur réussite. Elles se sont rendues au Haut Comité des Nations Unies pour les Réfugiés. Elles y ont obtenu leur document jaune d’identification. Ce sont des réfugiées d’une tragédie. A leur arrivée en Israël, on leur a dit qu’ « il n’y a pas de Nations Unies en Israël ».

Ici, la police est habilitée à les ramasser et à les précipiter dans le trou noir d’un simulacre de justice. Ces femmes fières, belles et travailleuses représentent l’espoir de familles entières. L’idée qu’elles avaient d’Israël les a leurrées, comme elle nous a tous leurrés. Par une vaste et habile campagne de marketing propagandiste, Israël se représente lui-même comme un refuge et un lieu sûr pour les Juifs et les Chrétiens du monde. J’y ai cru moi aussi, et je me suis abstenue d’y regarder de plus près.

En vérité, Israël a menti au monde entier. Israël a menti aux familles de ces jeunes femmes. Israël a menti à ces femmes elles-mêmes, désormais piégées dans le complexe carcéral de Ramle. Et que pouvons-nous faire ? L’une d’elles a pleuré aujourd’hui. Elle a passé là six mois. En tant qu’Américaine, je ne peux me contenter de pleurer avec elles. La politique des Etats-Unis doit s’amender, et tandis que nous voyons le Président Obama attribuer 14,8 milliards de dollars à l’élite financière des Etats-Unis, il devrait maintenant être clair que l’espoir du changement et le « Oui, nous le pouvons » ont été de puissantes images de dignité et d’accomplissement, aux niveaux individuel et national, auxquelles ont vraiment ajouté foi les assiégés à travers le monde.

Ce fut une habile campagne de marketing, aussi habilement présentée au monde et aux électeurs américains que l’a été le marketing d’Israël. Elle nous a tous dupés y compris, de façon plus tragique, ces jeunes femmes.

Nous devons voter de manière informée sur de meilleurs candidats qui aspirent à nous représenter. J’ai lu et relu la lettre écrite par Martin Luther King Junior depuis une prison de Birmingham. Jamais dans mes rêves les plus échevelés je n’aurais imaginé que j’aurais un jour à faire de même. Il est clair que les contribuables en Europe et aux USA ont beaucoup à expier pour ce qu’ils ont fait à d’autres à travers le monde. Quelle ironie ! Mon fils débute sans moi son programme de droit parce que je suis en prison, essayant à ma manière de faire mon possible pour les enfants des autres. Pardonne-moi, mon fils. Je suppose que je suis en train d’expérimenter la rude réalité : les gens ont besoin de rêves. J’ai pourtant de la chance. Je quitterai cet endroit. Est-ce qu’Israël est devenu l’endroit où meurent les rêves ?

Interrogez les Palestiniens. Interrogez le flux de Noirs et d’Asiatiques que je vois incarcérés à Ramle. Interrogez les femmes de ma cellule. Demandez-vous à vous-même : à quoi aspirez-vous ?

Changeons le monde tous ensemble et réclamons ce dont nous avons tous besoin en tant qu’êtres humains : la dignité. J’en appelle aux Nations Unies pour que ces femmes de Ramle, qui n’ont d’autre tort que d’avoir cru qu’Israël était le gardien de la Terre Sainte, soient réinstallées en lieu sûr. J’en appelle au Département d’Etat des Etats-Unis pour que la situation de réfugiés certifiés par le Haut Comité des Réfugiés et détenus en Israël soit consignée, à propos de ce pays, dans son rapport annuel sur les Droits de l’Homme. J’en appelle une fois de plus au Président Obama pour qu’il se rende à Gaza , qu’il y envoie son émissaire spécial George Mitchell et pour qu’il considère le Hamas comme l’élu du peuple palestinien.

Je dédie ce message à ceux qui luttent pour une Palestine libre, et aux femmes que j’ai rencontrées a Ramle.

Ici Cynthia McKinney, ce 2 juillet 2009, prisonnière matricule 88794.


Cynthia McKinney


Source : CAPJPO-EuroPalestine

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