Conférence publique : « Droit légitime au retour du peuple palestinien »
L’Union Internationale Non Gouvernementale en Faveur du Droit Palestinien (International Union of NGOs Supporting Palestinian Rights), sous l’égide de sa Secrétaire générale le Docteur Zahra Mostafaoui (KHOMEINI), fille du l’Imam Al KHOMEINI, vous invite à une Conférence publique à l'IMA ce jeudi 13 mai 2010 à 15h00, sous le thème :
« Droit légitime au retour du peuple palestinien »
Adresse :
Institut du Monde Arabe
1 Rue des Fossés Saint Bernard
Paris 5ème
Métro : Jussieu
Confirmation :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Mise à jour du 19/05/10 : mise en ligne de l'intervention de Madame Hadassah Borreman, membre de l'Association «YECHOUROUN Judaïsme contre Sionisme » (cliquer ici).
Dans le discours qu’il fit au Caire, le 4 juin 2009, pour dire sa volonté de rétablir des relations confiantes entre les États-Unis et le monde musulman, Barack Obama tint à citer le Coran. Il connaît donc sans doute ces versets de la sourate 61 : « Ô vous, les croyants, pourquoi dites-vous et ne faites-vous pas ? Dire ce que vous ne faites pas est grandement haïssable devant Dieu ». Tout le monde avait salué les propos tenus par le président des États-Unis, et tous ceux qui sont épris de justice attendaient de lui que, conformément à ses engagements, il fasse en sorte que son pays devienne, enfin, un arbitre objectif entre Israël et l’Autorité palestinienne. Or voici qu’aujourd’hui tous ceux qui comptaient sur Obama pour que soit trouvée une solution équitable à ce problème majeur sont profondément déçus, car, une fois encore, les États-Unis semblent vouloir soutenir la politique menée par Israël plutôt que de respecter le droit international.
En réalité, nous sommes arrivés à un tournant décisif : si Obama ne se contente pas de belles paroles et décide de faire ce qu’il dit, alors la justice et la paix reviendront au Moyen-Orient. Mais si, une fois encore, cédant aux exigences de Tel-Aviv, Washington n’a pas l’intelligence et le courage de respecter et de faire respecter les résolutions de l’ONU sur la Palestine et le statut de Jérusalem, alors nous allons vers de nouveaux drames. Car l’Histoire nous apprend que les peuples ne supportent pas indéfiniment l’injustice. Et le monde arabo-musulman n’acceptera pas ad vitam aeternam la politique occidentale du « deux poids, deux mesures ».
Grande est donc, aujourd’hui, la responsabilité d’Obama. Mais grande aussi est celle de tous les États qui s’en sont remis un peu trop au seul président des États-Unis.
Les pays arabes pourraient et devraient mener une action plus efficace. Leur potentiel économique, leurs élites, leurs opinions publiques leur donnent la possibilité d’influencer la politique internationale beaucoup plus qu’ils ne l’ont fait jusqu’ici. Quant au peuple palestinien, si éprouvé, si courageux dans sa résistance, il est en droit d’attendre de tous ses dirigeants qu’ils unissent leurs efforts au lieu de s’opposer, car leurs désaccords font le jeu de leurs adversaires.
L’Union européenne porte ici une lourde responsabilité. Elle aurait pu et dû agir en Terre Sainte, conformément à ses principes relatifs aux droits de l’homme et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle s’est contentée de déclarations, souvent objectives, mais jamais suivies d’effets. Parmi les pays européens, la France est un de ceux qui sont les plus attentifs au conflit israélo-palestinien. Mais Sarkozy n’est pas De Gaulle. Et Kouchner n’est pas Védrine ou Charette.
Enfin, comme l’a dit Benoît XVI lors de son voyage en Terre Sainte, en mai 2009, les principaux responsables des Églises chrétiennes, du judaïsme et de l’islam doivent se rappeler que Dieu n’entend pas la prière de ceux qui commettent ou laissent commettre l’injustice. En ce début du XXIe siècle où l’on parle tant de dialogues interreligieux, ce dialogue n’est, me semble-t-il, ni sérieux ni honnête si les croyants se contentent de bons sentiments, alors qu’ils devraient, ensemble et avec tous les autres, « chercher la justice » pour tous et partout, y compris, bien sûr, sur la terre où naquit Jésus.
Norman G. Finkelstein : Le Sionisme et la carte de l'Holocauste
Norman G. Finkelstein est un politologue américain. Juif antisioniste, il est notamment l'auteur du livre « L’Industrie de l’Holocauste ». A la fin d'une conférence tenue à l'Université de Waterloo (Canada), pendant laquelle il compare les sionistes aux nazis, il est pris à parti par une jeune auditrice en larmes lui demandant : « Les juifs ont souffert, comment pouvez-vous les traiter de nazis ? » ...
L’auditrice :
Pendant votre discours, vous avez traité les juifs (pas forcément tous les juifs en général) ainsi que certaines personnes présentes ici, de nazis. C’est extrêmement offensant envers les Allemands, et aussi extrêmement offensant envers les gens qui ont souffert pendant la guerre nazie.
Normand G. Finkelstein :
Je ne respecte pas ce que vous faites maintenant, vraiment, je ne le respecterai jamais. Je n’aime pas et je ne respecte pas les larmes de crocodiles ! (…) Laissez-moi finir ! Laissez-moi parler ! Je n’aime pas jouer devant les auditeurs la carte de l’holocauste, mais à présent je me vois contraint de dire ceci. Mon défunt père était dans le camp de concentration de Auschwitz, ma défunte mère était dans le camp de concentration de Majdanek. Chaque membre de ma famille, des deux côtés, paternel et maternel, ont été exterminés. Mes parents ont participé au soulèvement du ghetto de Varsovie. Et c’est précisément et exactement grâce aux leçons que mes parents nous ont enseignées à moi et mes deux frères et sœurs que je ne vais pas être silencieux quand Israël commet ses crimes contre les Palestiniens. Et je trouve qu’il n’y a pas plus dégueulasse que de profiter de la souffrance de mes parents et de leur supplice pour essayer de justifier la torture, la sauvagerie, la destruction des maisons qu’Israël commet chaque jour contre les Palestiniens. Donc, je refuse d’être intimidé plus longuement ou de me faire taire par les larmes ! Si vous aviez un cœur vous auriez pleuré pour les Palestiniens ! Et non pour le passé !
Kouchner contraint d'avouer l'impuissance de l'Europe envers Israël
Par son courage et sa hauteur de vue, Monsieur Hervé de Charette, Député centriste et ancien Ministre des Affaires Etrangères, renoue avec la grande tradition politique du Quai d’Orsay et de la France. Devant un hémicycle de parlementaires (dont beaucoup assistent aux dîners du CRIF la tête basse), Monsieur Hervé de Charette a osé briser un tabou : parler de la politique d’Israël en Palestine et de l’inertie — pour ne pas dire la complicité — de l’Union Européenne et de la France envers l’état sioniste. Une première depuis longtemps… D’autres suivront ? N’en doutons pas.
M. Hervé de Charette :
Ma question s'adresse au Ministre des affaires étrangères.
M. le Ministre, dites nous, jusqu'à quand l'Europe et avec elle la France vont-elles continuer de supporter sans réagir la politique réactionnaire du Gouvernement israélien à l'égard du peuple palestinien ?
Le Gouvernement israélien décide de construire 1600 nouveaux logements dans la partie arabe de Jerusalem qu'Israël occupe depuis 40 ans sans aucun droit. Que fait l'Europe ? Rien.
La malheureuse population de Gaza est enfermée dans une vaste prison à ciel ouvert où des milliers de familles sont livrées à la misère au milieu des ruines laissées par la guerre déclenchée par l'armée israélienne. Que fait l'Europe ? Rien.
La colonisation se poursuit inlassablement en Cisjordanie. Que dit l'Europe ? Rien.
Des milliers de Palestiniens sont détenus dans les prisons et les camps israéliens sans jugement et sans droits. Que dit l'Europe ? Rien et toujours rien !
M. le Ministre les provocations récentes du Premier Ministre israélien dont l'intention délibérée est de rendre impossible quelque négociation que ce soit avec les dirigeants palestiniens ont atteint un niveau qu'on n'avait sans doute jamais connu dans le passé. Tous dans cette assemblée nous souhaitons pour Israël un avenir de paix, de sécurité, et de prospérité. Mais nous sommes nombreux à refuser de sacrifier le peuple palestinien à l'intolérance et à l'aveuglement du Gouvernement israélien d'aujourd'hui.
Je m'adresse à vous M. le Ministre, moins parce que vous êtes ministre que au nom du "french doctor" qui s'est toujours intéressé aux droits de l'homme dans le monde. Je vous en supplie, entendez l'appel de la Palestine qui depuis des années subit l'injustice de l'Histoire !
M. Bernar Kouchner :
M. Hervé de Charrette, j'ai bien entendu votre éloquent constat. Permettez moi de le juger un peu excessif. Surtout que vous ne proposez pas plus d'actions que vous ne dénoncez l'inaction.
Permettez moi de vous dire que si nous sommes d'accord, hélas, sur toutes les parties que vous avez citées, aussi bien la poursuite des colonisations, la situation à Gaza insupportable… mais en réalité vous ne pouvez pas dire que l'Europe ne fait rien.
Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Qu'est-ce qu'on peut faire alors que tout le temps, tous les jours , toutes les semaines, toutes les réunions, nous sommes en train non seulement de dénoncer mais de proposer. Que nous avons à partir de la conférence de Paris mis au point avec Salam Fayyad Premier Ministre palestinien des projets qui se poursuivent, jour après jour. Que la situation a changé, même si elle est encore extrêmement difficile en Cisjordanie, que la situation ne change pas à Gaza et que nous avons dénoncé tout cela. Que le Président de la République a prononcé les mêmes mots à la Knesset et à Ramallah, dénonçant... Nous n'avons jamais accepté l'annexion de Jerusalem Est, nous n'avons jamais accepté la poursuite de la colonisation. Nous avons fortement dénoncé les 1200 appartements qui ont été, au moment de la visite de Biden, proposé et peut-être mis en oeuvre déjà. Nous avons fait tout cela. Nous poursuivons. Non seulement nous poursuivons mais nous essayons d'être présents sur place.
Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre dites le moi ? Est-ce que vous avez une idée sur ce qu'on pourrait opposer pour être efficace ? Nous n'en avons pas beaucoup alors nous faisons, et l'Europe avec nous, beaucoup de choses, ne soyez pas injuste.
Ce message s’adresse tant aux Juifs, souvent non sionistes mais conditionnés par le Sionisme, qu’aux Musulmans et autres croyants.
Nos deux fois, nos deux religions ont certes chacune leurs spécificités et particularités. Il n’y a aucun intérêt à en faire un amalgame. Mais le Judaïsme et l’Islam ont aussi beaucoup en commun et en parallèle, et dans la situation actuelle c’est bien ce qui mérite d’être souligné. E pluribus unum ! Dans la diversité soyons un… Tout deux, le Judaïsme authentique et l’Islam, prônent et cherchent la proximité du Dieu Un, du Saint Créateur.
Historiquement, dans les pays à domination islamique, et ce pendant des siècles, les communautés Juives ont généralement bénéficié de la protection de l’autorité, et la bonne entente entre Juifs et Musulmans régnait. C’est le Sionisme, ennemi de la Torah, qui est venu gravement perturber ces relations harmonieuses en s’alliant aux grandes puissances en vue de conquérir la Palestine et de la transformer en entité sioniste, dite « avant-poste du monde libre ».
De nos jours, dans la plupart des pays occidentaux, soit dominés par l’impérialisme américain, soit alliés à l’impérialisme américain, se déchaîne la diffamation de l’Islam et la discrimination des Musulmans. Cela rappelle dangereusement la judéophobie et la persécution des Juifs entre les deux guerres mondiales. Rien que ce fait devrait appeler les Juifs à la vigilance (ils pourraient bien être les suivants, que Dieu nous protège). Mais surtout l’esprit de Droiture, de Justice, et de Générosité Humaine devrait faire que nous nous solidarisions avec nos frères et sœurs musulmans des pays occidentaux.
Notons que l’Islamophobie n’est pas uniquement un exutoire de l’extrême droite dépositaire du Nazisme. Elle provient plutôt du fascisme à col blanc, des milieux libéraux « bien pensants » liés au néo-conservatisme américain et aux lobbys sionistes. Elle se manifeste aussi par la subtilité d’opposer un soi-disant « Islam occidental éclairé » à l’ « Islam terroriste ». Cette hypocrisie est utilisée par les ennemis de toutes les religions, sauf si celles-ci sont l’opium pour le peuple au service de l’impérialisme...
La cause palestinienne devrait unir le Judaïsme de la Torah et l’Islam. L’antisionisme de la Torah devrait s’opposer au Sionisme et à son entité, et ce même si lors de notre période d’Exil et de Dispersion le Saint Créateur avait installé en Terre Sainte, au lieu de Palestiniens musulmans, d’autres peuples tels des Coréens ou Inuits. La Torah interdit formellement tout autant un pouvoir politique religieux, même régi selon les règles de la Torah, que l’actuel pouvoir de Kofrim (renégats), alliance de sionistes antireligieux et falsificateurs religieux.
Malheureusement le Satan a réussi à tromper et à conditionner un très grand nombre de Juifs par la propagande sioniste.
A quoi sont intéressés les Juifs non contaminés par le Sionisme dans la phase actuelle que nous croyons être celle des souffrances, des douleurs qui annoncent l’avènement du Messie ? C’est bien sûr que cesse au plus tôt la domination de la Terre Sainte par les Sionistes ! Car le Sionisme est l’obstacle principal qui empêche la venue du Messie, qui doit venir et qui est attendu, non seulement pour les Juifs, mais pour la rédemption de toute l’humanité.
A qui doit appartenir la Palestine ? Bien sûr aux Palestiniens qui en grande majorité sont Musulmans. Cela a déjà été reconnu par nos saints Rabbins dans les années ’20 du siècle dernier et a été formulé magistralement par le jeune rabbin allemand Simon SCHWAB en 1934 dans son écrit « Retour au Judaïsme ». Les Rabbins de tous les siècles précédents acceptaient de bon gré la soumission à la domination ottomane en Palestine.
En période d’Exil et de Dispersion, les Juifs n’ont aucun intérêt à dominer la Terre Sainte, et non plus les autres parties du monde. Notre vocation divine est d’être « un peuple saint et un royaume de prêtres », une population pilote, exemplaire, au service de l’humanité. Nous devons nous rappeler, plus que jamais, que ce n’est que par et pour la Thora transmise à Moïse au mont Sinaï que nous sommes Juifs.
C’est de bon cœur, que nous Juifs devons accepter et promouvoir la souveraineté du peuple palestinien sur l’entièreté de la Palestine historique. Pas une parcelle de la Terre Sainte ne peut rester profanée par les Sionistes. Vu ainsi, c’est le bon sens même. Il n’y a aucun antagonisme entre le Judaïsme et l’Islam. Le Sionisme est notre ennemi commun.
Le Rabbin Samson Raphael HIRSCH formula la Tradition de la Thora ainsi: « Mensch Jissroél », Humain car Juif et Juif car Humain, avec l’obligation de « Thora im Dérekh Erèts », le savoir-vivre Juif. Fidèles à notre Tradition de Thora, nous avons à nous conduire de façon irréprochable, à sanctifier le Nom Divin dans notre relation avec nos prochains non Juifs. Nous appelons nos frères et sœurs Juifs induits en erreurs à se détacher du Sionisme, à se retourner contre l’idolâtrie et la malfaisance sionistes, et en premier lieu contre la falsification de la Thora nommée Sionisme religieux. Le retour à la Source, c’est le retour à la Thora non falsifiée !
Nous devons compatir avec les victimes non juives du Sionisme et soutenir la Résistance islamique palestinienne. Ceci contrairement aux gouvernements arabes qui laissent souffrir Gaza et craignent la Révolution Islamique dans leurs pays. La compassion et la bienfaisance sont des traits indélébiles des enfants d’Abraham, de toute âme juive qui a été présente au Mont Sinaï lors du Don de la Thora. L’Amalek sioniste est le contraire.
Notre proposition d’alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam contre le Sionisme resterait incomplète sans faire l’éloge, sans exprimer le soutien à la République Islamique d’Iran, fruit de la Révolution Islamique (1979). Cette Révolution Islamique a fait ses preuves et donne des impulsions spirituelles indispensables, de très haute qualité, aux aspirations des peuples pour leur souveraineté contre le sionisme, l’impérialisme et toute forme d’injustice.
C’est dans ce sens et dans ce contexte que nous formulons cet Appel à initier et à développer l’indispensable alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam, entre Juifs et Musulmans.
Que le Saint Créateur veuille bénir et protéger ceux qui œuvrent pour accomplir Sa Volonté, pour réaliser la Droiture, la Justice et l’Harmonie fraternelle de l’Humanité entière dans la reconnaissance et l’adoration du Dieu Un.
Gabriel Péri, intellectuel communiste, résistant, fusillé par les nazis
Du temps où les communistes étaient antisionistes…
En avril 1936, les Palestiniens se révoltent contre l’occupation britannique et le début de la colonisation sioniste. Le 26 mai 1936, Gabriel Péri* – intellectuel communiste, responsable de la rubrique étrangère du journal L’Humanité – écrit un article sur le sujet.
Extraits :
« [...] Cette révolte était-elle justifiée ? Nous croyons qu’elle est parfaitement justifiée. Nous ajoutons qu’à notre avis on se trompe lourdement en l’assimilant à un mouvement antisémitique. L’antisémitisme nous est profondément odieux. Mais ce n’est pas contre les juifs considérés comme tels que se rebellent les Arabes. C’est contre une forme d’exploitation imaginée et mise en train par l’impérialisme britannique. Au fond, sous prétexte de foyer national juif, s’est organisée en Palestine une véritable spoliation des Arabes.
[...] Il y a mieux, une véritable chasse aux ouvriers arabes a été organisée par [...] l’Histadrouth [organisation syndicale sioniste]. Chaque année, à la fête de la cueillette des oranges, de véritables expéditions punitives sont organisées par les troupes d’assaut sionistes sur les chantiers, dans les usines d’où les ouvriers arabes sont impitoyablement chassés. Voilà comment le sionisme organise des pogroms à rebours. Les méthodes que nous mentionnons sont très exactement celles que l’hitlérisme emploie à l’égard des juifs en Allemagne. Comment dans ces conditions, la population arabe ne s’insurgerait-elle pas avec vigueur ? Les chefs de cette révolte ont eu soin de répéter cent fois qu’ils n’entendaient pas donner dans l’antisémitisme. Ils veulent lutter contre l’impérialisme britannique et contre son allié le sionisme. Ils réclament l’arrêt de l’immigration juive passée de 80.000 en 1914 à 450.000 en 1935.
Ce n’est pas là, quoi qu’on en dise, un mot d’ordre anti-juif. C’est dans le respect du droit d’asile, c’est dans la solidarité internationale contre le fascisme, et non pas dans la complicité avec une entreprise suspecte de spoliation, que nous entendons défendre la cause des juifs persécutés par l’hitlérisme.
[...] La cause des travailleurs juifs, pourchassés par les dictatures fascistes, n’est pas celle des expropriateurs des grandes sociétés sionistes et de leurs troupes d’assaut. Elle se confond avec celle des opprimés de toutes couleurs et de toutes races qui ne veulent pas se laisser dépouiller . »
L’Humanité, 26 mai 1936.
(*) Gabriel Péri fut fusillé par les nazis le 15 décembre 1941, au mont Valérien, avec 92 autres otages.
Interview de l'écrivain Paul-Éric Blanrue par le Centre Zahra lors de la réception organisée par l'Ambassade d'Iran à l'occasion du 31ème anniversaire de la Révolution iranienne (Paris, le 11 Février 2010) :
Israël possède plusieurs têtes nucléaires sans qu'aucune sanction ne lui soit faite, alors qu'il existe un acharnement contre l'Iran concernant son programme nucléaire : que pensez-vous de ce deux poids deux mesures ?
Il existe un problème général avec le sionisme dans tous les pays, on vit ça en France également. A partir du moment où l'on a une critique à faire sur le régime sioniste on est censuré, on ne parle pas de vous dans les médias… Moi j'ai eu ce problème avec mon livre*. Dans un premier temps on a refusé de le diffuser, on m'a bâillonné ou plutôt on a tenté de le faire mais on n'y est pas arrivé, la preuve je suis ici… Mais c'est un problème général, international, qui se pose en Amérique, en Allemagne… Il existe un terrorisme intellectuel qui nous empêche de poser les vrais questions qui sont : pourquoi Israël existe-t-il ? où va-t-il ? où nous entraîne-t-il ? Et le livre que j'ai écrit tente de tirer une sonnette d'alarme parce que nous avons un Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui nous met à la remorque d'Israël, qui nous entraîne peut-être dans une prochaine guerre. Et moi je suis un pacifiste intégral, de même qu'un républicain anticommunautariste, et j'aimerais que le France suive la voie qu'elle a tracée depuis le Révolution française, la voie des Lumières, la voie de la paix, du développement, du progrès, des Droits de l'Homme… Et j'estime que le sionisme, en tout cas pour le moment, tant qu'il ne s'est pas réformé, qu'il n'a pas évolué lui-même, est une entorse grave à ces principes fondamentaux.
Pensez vous qu'en France, en Occident, ou ailleurs, les gens sont de plus en plus sensibles au problème du sionisme et en parlent plus facilement ?
On commence à en parler plus facilement… les gens ont encore peur. Il y a quand-même encore une police de la pensée qui règne. N'oublions pas qu'en France il existe une loi qui terrorise tout le monde, bien qu'on n'en parle jamais. C'est la loi Gayssot, qui interdit un certain nombre de recherches en Histoire, et qui est devenue la matrice de toutes les lois mémorielles qu'on a connues par la suite (loi Taubira, loi sur l'esclavage…). Il existe des loi comme ça qui nous empêchent de réfléchir scientifiquement sur l'Histoire. Alors avec ces lois s'est développé tout un système d'éducation qui fait que dès le primaire on nous dit qu'il est tout à fait normal que Israël existe puisque ceux-sont les descendants des Hébreux qui sont là-bas. Quand on n'a pas peur de regarder l'Histoire d'un peu plus près, comme l'a fait Shlomo Sand par exemple, on s'aperçoit que les véritables descendants des tribus "hébraïques" sont les Palestiniens d'aujourd'hui, et qu'en réalité les Ashkénazes qui sont arrivés par la suite sont des descendants d'européens. Donc le sionisme participe d'un colonialisme européen… Tout ça on n'a pas le droit de le dire, ça participe d'une espèce de terrorisme de la pensée, de police de la pensée, et moi je pense qu'il faut faire exploser tout ça. Vues les ventes de mon livre, je pense que c'est en bonne voie. En France au départ les diffuseurs et les éditeurs ont eu peur, et là je suis diffusé partout et ça se vend très bien. J'ai beaucoup de bons retours, malgré évidemment toujours des campagnes de calomnie, mais ça c'est normal, ça me fait de la publicité, et c'est très bien.
L'Iran fête le 31ème anniversaire de sa Révolution Islamique : que pensez-vous de cette résistance iranienne face à l'embargo et aux pressions internationales ?
Ce que je soutiens dans cette date anniversaire, c'est un principe qui me paraît vraiment fondamental : l'indépendance nationale, la souveraineté. Il faut que toutes les nations se rendent compte que nous sommes face à un impérialisme qui broie les Cultures, qui veut les anéantir, qui veut les remplacer par de pseudos "Droits de l'Homme" qui n'existent pas dans leur esprit, c'est simplement une théorie, un brouillard, une façade avec laquelle ils veulent instaurer une sorte de supermarché mondial. Et bien il faut résister à cela, et je crois que l'Iran le fait très bien…
Avraham Burg, ancien président du parlement israélien : « Nous sommes déjà morts »
Avraham Burg, ancien président du parlement israélien : « Nous sommes déjà morts »
"Avoir défini l’Etat d’Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite." Ces propos sont ceux de l’ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l’agence juive, Avraham Burg.
M. Burg n’a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu’à qualifier Israël, pays qu’il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu’il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu’après la création d’Israël, le sionisme aurait dû être aboli. Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense d’un Etat juif démocratique, il indique : "C’est confortable, c’est sympa, c’est de la guimauve, c’est rétro. Cela donne un sentiment de plénitude, mais c’est de la nitroglycérine."
Auteur d’un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste "La Paix maintenant "envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l’image d’Hitler" et "je ne veux pas qu’Hitler définisse mon identité".
Ce militant du dialogue avec les Palestiniens qualifie la société israélienne de "paranoïaque", pense que "la clôture de séparation procède de cette paranoïa" et s’insurge contre "la xénophobie". Il constate que "de nombreuses lignes rouges ont été franchies au cours des dernières années". Il y a, selon lui, "de bonnes chances que la prochaine Knesset interdise les relations sexuelles avec les Arabes. Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus".
M. Burg compare l’état de la société israélienne à l’encontre des Arabes à celui de l’Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d’Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !".
Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l’occupation de la Cisjordanie "d’Anschluss" et prédit "une explosion sans fin". Et de conclure : "La réalité israélienne n’est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l’admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s’ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l’élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n’y a pas de nation."
Judaïsme contre Sionisme : L'antisionisme n'est pas l'antisémitisme
Lettre à l’Episcopat polonais
Par David Goldman, Brorklyn, New-York.
Messieurs,
J’ai lu à l’Internet les propos de l’évêque Pieronek concernant l’Etat d’« Israël » et l’ « Holocauste », et en tant que Juif orthodoxe opposé au Sionisme et au comportement des Sionistes, je tiens à exprimer par la présente qu’il y a des Juifs qui s’opposent à la Barbarie qu’est l’Etat sioniste et qui s’opposent à la manipulation par les Sionistes des évènements de la Deuxième Guerre Mondiale (ce que les Sionistes appellent l’« Holocauste ») pour se permettre de terroriser et oppresser les indigènes de Palestine.
L’évêque Pieronek a fait des déclarations très importantes et judicieuses concernant le contrôle par des « Juifs » sionistes des medias, de l’enseignement et de la politique au profit de l’Etat voyou qui se nomme « Israël ». Je suis sûr que les Sionistes chercheront à le persécuter à cause qu’il a dévoilé leur agenda et leur comportement, qui sont en vérité en contradiction totale avec la Thora, avec la religion Juive.
Les Sionistes sont pareils aux incendiaires qui allument un feu et puis crient à l’« antisémitisme » dès qu’ils sont attrapés pour avoir mis le feu, partout dans le monde, et particulièrement en Terre Sainte.