Manifestant palestinien tué par Tsahal lors de la commémoration de la Nakba.
Nakba 2011 : Le Liban dépose une plainte contre Israël auprès du Conseil de sécurité de l'ONU
Compte-rendu des commémorations de la Nakba 2011
‣ Au Liban :
Le Liban a appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités dans le maintien de la paix et de la sécurité internationale. Il lui demande également à exercer la pression sur l’entité sioniste pour qu'elle cesse sa politique d'agression et de provocation contre le Liban, accusant l’entité sioniste de massacrer les citoyens. Le ministre des Affaires étrangères libanais dans le gouvernement intérimaire d’Ali Chami a condamné l'acte criminel perpétré par l’entité sioniste, à travers l'attaque de civils non armés. Il a déclaré que cette attaque confirmait la nature agressive d' « Israël », qui n'a pas hésité à recourir à la force excessive contre des civils non armés, violant ainsi les lois et les normes internationales, en particulier le droit international humanitaire.
Par ailleurs, les réfugiés palestiniens au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza ont observé lundi 16 mai, une journée de deuil au lendemain des violences qui ont fait plus de 10 morts et des centaines de blessés à la frontière avec l’entité sioniste. « Aujourd'hui, nous observons une journée de grève générale dans les camps de réfugiés, en signe de deuil des victimes tuées par l'ennemi », a déclaré à Mounir Maqdah, commandant du Fatah, le parti du président palestinien Mahmoud Abbas dans le camp d'Aïn Héloué, au Liban sud.
‣ En Égypte :
Au Caire, l'armée a empêché les manifestants égyptiens de se rendre au passage de Rafah, alors que cela était convenu dans le cadre des activités des marches organisées pour le droit de retour. 186 personnes ont été arrêtées après les affrontements qui ont eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi entre les forces de l'ordre et des manifestants devant l'ambassade d'Israël. Elles vont être interrogées par la justice militaire, a rapporté l'agence officielle Mena. Ces violences ont fait 353 blessés selon le ministère de la Santé. Des dizaines de milliers de manifestants marquaient le 63 anniversaire de la « Nakba » (catastrophe, en arabe), soit l’occupation de la Palestine en 1948 et l'expulsion massive de Palestiniens qui a suivi. Les manifestants exigeaient l'expulsion de l'ambassadeur d' « Israël » et la rupture des relations avec l’entité sioniste.
Il faut préciser que les services de sécurité égyptiens ont empêché des dizaines de milliers de manifestants d'atteindre le Sinaï ces derniers jours, excepté un certain nombre d'entre eux qui ont réussi à atteindre la ville d'El Arish, il y a quelques jours et se sont réunis sur la Place de la Liberté, où ils ont passé la nuit de Samedi, pour rejoindre ensuite la marche de la Nakba, en direction du passage de Rafah. Selon le quotidien égyptien Masr al-Jadida, les manifestants ont été empêchés par les forces de sécurité égyptienne de poursuivre leur marche vers Rafah, les forçant à descendre de leur bus et à continuer à pied vers Rafah, situé à 50 km. Il est à noter, que cette manifestation a eu lieu quelques heures après les entretiens entre un responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad – première visite connue d'un responsable israélien depuis la chute de Hosni Moubarak le 11 février – et des officiels égyptiens.
‣ En Jordanie :
Au moins six personnes ont été blessées dimanche 15 mai, lors d'une intervention policière pour empêcher 500 manifestants de se rendre à la frontière avec l’entité sioniste. Les manifestants, dont quelques 200 étudiants, ont été interceptés à quelques kilomètres du passage du Pont Allenby, sur le Jourdain, qui marque la frontière avec « Israël », à moins d'une heure de route d'Amman. Ils se sont dirigés vers la ville de Karameh, proche du point de passage, où ils ont manifesté. Des heurts se sont produits avec la police anti-émeute, qui avait encerclé les manifestants, alors qu'ils tentaient de rejoindre la frontière.
« Le peuple veut libérer la Palestine. Nous sommes prêts à mourir pour Jérusalem, le droit du retour est sacré », avaient scandé auparavant les étudiants rassemblés à la mosquée Al-Kalouti, près de l'ambassade d'Israël à Amman, dont ils ont demandé la fermeture. « La Palestine est arabe, ensemble nous y retournerons », pouvait-on lire sur des banderoles brandies par des manifestants alors que d'autres agitaient des drapeaux jordaniens et palestiniens. Sur Facebook, ce groupe baptisé « Les jeunes du 15 mai », avait appelé à manifester près de l'ambassade d' « Israël », après avoir été empêché de le faire la veille.
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