Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos.
Lettre ouverte d'Ilich Ramirez Sanchez (Carlos), au Commandant Hugo Chávez Frías, Président de la République du Vénézuéla
Poissy, le 29 mars 2011
Face au blocage total de nos voies de communication par les actes de mauvais conseillers, je m'adresse à vous publiquement.
Le 1er février dernier, j'ai été agressé lâchement par un « peloton d'intervention » de la Garde Républicaine. Notre ambassade à Paris n'a rien fait, à part bloquer complètement la moindre assistance pour ma défense. Déjà, en 2008, à la suite d'une autre agression, les diplomates vénézuéliens avaient « disparu » pendant presque six mois. L'ambassadeur est, dans les deux cas, le même (sauf une brève interruption de ses fonctions) depuis presque dix ans : M. Jesús Arnaldo Pérez, franco-vénézuélien et évangéliste. Le camarade Federico Ruiz Tirado, véritable militant communiste, a été expulsé de l'ambassade parce qu'il dénonçait les dérives contre-révolutionnaires de trahison à la Patrie bolivarienne.
L'agression impérialiste et lâche contre la Jamahiriya (République) libyenne prouve définitivement qu'il est inutile d'acheter le moindre matériel stratégique aux pays de l'OTAN et à leurs dépendances. Cela ne sert qu'à gangrener certaines strates du pouvoir bolivarien par la corruption et le chantage qui s'en suit. Vous brillez par votre courageuse défense publique de notre frère le colonel Mouammar El Kadhafi et du fidèle peuple frère de Libye.
Parmi vos conseillers arabes, dégagez-vous de tous ceux qui appuieraient, d'une façon ou d'une autre, l'agression contre la Libye. Débarrassez-vous aussi des conseillers droitiers qui pactisent avec l'état sioniste charognard qui se nourrit de l'indescriptible souffrance des Juifs et se font les complices du martyr de mon peuple palestinien.
La situation de ma défense a dépassé la ligne rouge de l'indigence et, ni mes fidèles avocats pourtant aguerris, ni moi-même, ne pourrons continuer à livrer ce gigantesque combat politico-judiciaire et cosmopolite, auquel me contraint la trahison de certains diplomates et politiciens vénézuéliens. Ainsi, ceux-ci préparent leur futur exil doré après « la mort de Chávez », une formule réaliste pour détruire notre révolution bolivarienne.
Agissez, mon commandant, avec l'exemple de Fidel Castro Ruz, notre commandant en chef de la Révolution, dont vous aurez à être l'héritier générationnel.
Bien à vous, dans la Révolution, Carlos.
La Patrie, Le Socialisme ou la Mort ! Nous vaincrons !
‣ Version originale en espagnol :
Ilich Ramirez Sanchez (Carlos).Ilich Ramírez Sánchez
Poissy, 29 de marzo 2011
Cdte. Hugo Chávez Frías, Presidente de la República,
Ante el bloqueo total de nuestras vías de acceso, obra de malos consejeros, me dirijo a Usted públicamente.
El 1ero de febrero fui agredido vilmente por un "pelotón de intervención" de la Guardia Republicana francesa. Nada ha hecho nuestra embajada en París, salvo bloquear completamente la más mínima asistencia a mi defensa. En 2008, tras otra agresión, los diplomáticos venezolanos "desaparecieron" durante casi seis meses. El embajador es en ambos casos y (con una breve interrupción) desde hace diez años, el Doctor Jesús Arnaldo Pérez, franco-venezolano y evangélico. El camarada Federico Ruiz Tirado, verdadero militante comunista, fue expulsado de la embajada al denunciar las derivas contra-revolucionarias de traición a la Patria bolivariana.
La cobarde agresión imperialista contra la Jamahiriya libia es prueba fehaciente de que todo material estratégico comprado a los países de la OTAN y sus dependencias es inútil, y sólo sirve para gangrenar ciertos estratos del poder bolivariano con la corrupción y el subsecuente chantaje... Usted brilla por su corajuda defensa pública de nuestro hermano coronel Mua'mmar El Kadhafi y del fiel pueblo libio hermano.
De vuestros consejeros árabes, deshágase de todos los que apoyen de la manera que sea la agresión contra Libia. Deshágase también de los consejeros derechistas que pactizan con ese Estado sionista carroñero del indescriptible sufrimiento de los judíos, haciéndose cómplices del martirio de mi pueblo palestino.
La situación de mi defensa ha pasado la línea roja de la indigencia, y ni mis fieles y aguerridos abogados ni yo mismo, podremos continuar el gigantesco combate político-judicial y cosmopolita, al cual me somete la traición de diplomáticos y políticos venezolanos, quienes preparan así su futuro exilio dorado tras "la muerte de Chávez", fórmula realista para destruir nuestra Revolución bolivariana.
¡Actúe, mi comandante! Con el ejemplo de Fidel Castro Ruz, nuestro comandante en jefe de la Revolución, de quien Usted deberá ser el heredero generacional.
De Usted, revolucionariamente, "Carlos".
¡Patria, Socialismo o Muerte! ¡Venceremos!
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