Gabriel Péri, intellectuel communiste, résistant, fusillé par les nazis
Du temps où les communistes étaient antisionistes…
En avril 1936, les Palestiniens se révoltent contre l’occupation britannique et le début de la colonisation sioniste. Le 26 mai 1936, Gabriel Péri* – intellectuel communiste, responsable de la rubrique étrangère du journal L’Humanité – écrit un article sur le sujet.
Extraits :
« [...] Cette révolte était-elle justifiée ? Nous croyons qu’elle est parfaitement justifiée. Nous ajoutons qu’à notre avis on se trompe lourdement en l’assimilant à un mouvement antisémitique. L’antisémitisme nous est profondément odieux. Mais ce n’est pas contre les juifs considérés comme tels que se rebellent les Arabes. C’est contre une forme d’exploitation imaginée et mise en train par l’impérialisme britannique. Au fond, sous prétexte de foyer national juif, s’est organisée en Palestine une véritable spoliation des Arabes.
[...] Il y a mieux, une véritable chasse aux ouvriers arabes a été organisée par [...] l’Histadrouth [organisation syndicale sioniste]. Chaque année, à la fête de la cueillette des oranges, de véritables expéditions punitives sont organisées par les troupes d’assaut sionistes sur les chantiers, dans les usines d’où les ouvriers arabes sont impitoyablement chassés. Voilà comment le sionisme organise des pogroms à rebours. Les méthodes que nous mentionnons sont très exactement celles que l’hitlérisme emploie à l’égard des juifs en Allemagne.
Comment dans ces conditions, la population arabe ne s’insurgerait-elle pas avec vigueur ? Les chefs de cette révolte ont eu soin de répéter cent fois qu’ils n’entendaient pas donner dans l’antisémitisme. Ils veulent lutter contre l’impérialisme britannique et contre son allié le sionisme. Ils réclament l’arrêt de l’immigration juive passée de 80.000 en 1914 à 450.000 en 1935.
Ce n’est pas là, quoi qu’on en dise, un mot d’ordre anti-juif.
C’est dans le respect du droit d’asile, c’est dans la solidarité internationale contre le fascisme, et non pas dans la complicité avec une entreprise suspecte de spoliation, que nous entendons défendre la cause des juifs persécutés par l’hitlérisme.
[...] La cause des travailleurs juifs, pourchassés par les dictatures fascistes, n’est pas celle des expropriateurs des grandes sociétés sionistes et de leurs troupes d’assaut. Elle se confond avec celle des opprimés de toutes couleurs et de toutes races qui ne veulent pas se laisser dépouiller . »
L’Humanité, 26 mai 1936.
(*) Gabriel Péri fut fusillé par les nazis le 15 décembre 1941, au mont Valérien, avec 92 autres otages.
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Interview de l'écrivain Paul-Éric Blanrue par le Centre Zahra lors de la réception organisée par l'Ambassade d'Iran à l'occasion du 31ème anniversaire de la Révolution iranienne (Paris, le 11 Février 2010) :
Israël possède plusieurs têtes nucléaires sans qu'aucune sanction ne lui soit faite, alors qu'il existe un acharnement contre l'Iran concernant son programme nucléaire : que pensez-vous de ce deux poids deux mesures ?
Il existe un problème général avec le sionisme dans tous les pays, on vit ça en France également. A partir du moment où l'on a une critique à faire sur le régime sioniste on est censuré, on ne parle pas de vous dans les médias… Moi j'ai eu ce problème avec mon livre*. Dans un premier temps on a refusé de le diffuser, on m'a bâillonné ou plutôt on a tenté de le faire mais on n'y est pas arrivé, la preuve je suis ici… Mais c'est un problème général, international, qui se pose en Amérique, en Allemagne… Il existe un terrorisme intellectuel qui nous empêche de poser les vrais questions qui sont : pourquoi Israël existe-t-il ? où va-t-il ? où nous entraîne-t-il ? Et le livre que j'ai écrit tente de tirer une sonnette d'alarme parce que nous avons un Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui nous met à la remorque d'Israël, qui nous entraîne peut-être dans une prochaine guerre. Et moi je suis un pacifiste intégral, de même qu'un républicain anticommunautariste, et j'aimerais que le France suive la voie qu'elle a tracée depuis le Révolution française, la voie des Lumières, la voie de la paix, du développement, du progrès, des Droits de l'Homme… Et j'estime que le sionisme, en tout cas pour le moment, tant qu'il ne s'est pas réformé, qu'il n'a pas évolué lui-même, est une entorse grave à ces principes fondamentaux.
Pensez vous qu'en France, en Occident, ou ailleurs, les gens sont de plus en plus sensibles au problème du sionisme et en parlent plus facilement ?
On commence à en parler plus facilement… les gens ont encore peur. Il y a quand-même encore une police de la pensée qui règne. N'oublions pas qu'en France il existe une loi qui terrorise tout le monde, bien qu'on n'en parle jamais. C'est la loi Gayssot, qui interdit un certain nombre de recherches en Histoire, et qui est devenue la matrice de toutes les lois mémorielles qu'on a connues par la suite (loi Taubira, loi sur l'esclavage…). Il existe des loi comme ça qui nous empêchent de réfléchir scientifiquement sur l'Histoire. Alors avec ces lois s'est développé tout un système d'éducation qui fait que dès le primaire on nous dit qu'il est tout à fait normal que Israël existe puisque ceux-sont les descendants des Hébreux qui sont là-bas. Quand on n'a pas peur de regarder l'Histoire d'un peu plus près, comme l'a fait Shlomo Sand par exemple, on s'aperçoit que les véritables descendants des tribus "hébraïques" sont les Palestiniens d'aujourd'hui, et qu'en réalité les Ashkénazes qui sont arrivés par la suite sont des descendants d'européens. Donc le sionisme participe d'un colonialisme européen… Tout ça on n'a pas le droit de le dire, ça participe d'une espèce de terrorisme de la pensée, de police de la pensée, et moi je pense qu'il faut faire exploser tout ça. Vues les ventes de mon livre, je pense que c'est en bonne voie. En France au départ les diffuseurs et les éditeurs ont eu peur, et là je suis diffusé partout et ça se vend très bien. J'ai beaucoup de bons retours, malgré évidemment toujours des campagnes de calomnie, mais ça c'est normal, ça me fait de la publicité, et c'est très bien.
L'Iran fête le 31ème anniversaire de sa Révolution Islamique : que pensez-vous de cette résistance iranienne face à l'embargo et aux pressions internationales ?
Ce que je soutiens dans cette date anniversaire, c'est un principe qui me paraît vraiment fondamental : l'indépendance nationale, la souveraineté. Il faut que toutes les nations se rendent compte que nous sommes face à un impérialisme qui broie les Cultures, qui veut les anéantir, qui veut les remplacer par de pseudos "Droits de l'Homme" qui n'existent pas dans leur esprit, c'est simplement une théorie, un brouillard, une façade avec laquelle ils veulent instaurer une sorte de supermarché mondial. Et bien il faut résister à cela, et je crois que l'Iran le fait très bien…
* Sarkozy, Israël et les Juifs - Éd. Oser dire
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Avraham Burg, ancien président du parlement israélien : « Nous sommes déjà morts »
Avraham Burg, ancien président du parlement israélien : « Nous sommes déjà morts »
"Avoir défini l’Etat d’Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite." Ces propos sont ceux de l’ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l’agence juive, Avraham Burg.
M. Burg n’a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu’à qualifier Israël, pays qu’il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu’il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu’après la création d’Israël, le sionisme aurait dû être aboli. Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense d’un Etat juif démocratique, il indique : "C’est confortable, c’est sympa, c’est de la guimauve, c’est rétro. Cela donne un sentiment de plénitude, mais c’est de la nitroglycérine."
Auteur d’un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste "La Paix maintenant "envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l’image d’Hitler" et "je ne veux pas qu’Hitler définisse mon identité".
Ce militant du dialogue avec les Palestiniens qualifie la société israélienne de "paranoïaque", pense que "la clôture de séparation procède de cette paranoïa" et s’insurge contre "la xénophobie". Il constate que "de nombreuses lignes rouges ont été franchies au cours des dernières années". Il y a, selon lui, "de bonnes chances que la prochaine Knesset interdise les relations sexuelles avec les Arabes. Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus".
M. Burg compare l’état de la société israélienne à l’encontre des Arabes à celui de l’Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d’Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !".
Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l’occupation de la Cisjordanie "d’Anschluss" et prédit "une explosion sans fin". Et de conclure : "La réalité israélienne n’est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l’admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s’ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l’élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n’y a pas de nation."
Le Monde, édition du 10/06/07.
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Judaïsme contre Sionisme : L'antisionisme n'est pas l'antisémitisme
Lettre à l’Episcopat polonais
Par David Goldman, Brorklyn, New-York.
Messieurs,
J’ai lu à l’Internet les propos de l’évêque Pieronek concernant l’Etat d’« Israël » et l’ « Holocauste », et en tant que Juif orthodoxe opposé au Sionisme et au comportement des Sionistes, je tiens à exprimer par la présente qu’il y a des Juifs qui s’opposent à la Barbarie qu’est l’Etat sioniste et qui s’opposent à la manipulation par les Sionistes des évènements de la Deuxième Guerre Mondiale (ce que les Sionistes appellent l’« Holocauste ») pour se permettre de terroriser et oppresser les indigènes de Palestine.
L’évêque Pieronek a fait des déclarations très importantes et judicieuses concernant le contrôle par des « Juifs » sionistes des medias, de l’enseignement et de la politique au profit de l’Etat voyou qui se nomme « Israël ». Je suis sûr que les Sionistes chercheront à le persécuter à cause qu’il a dévoilé leur agenda et leur comportement, qui sont en vérité en contradiction totale avec la Thora, avec la religion Juive.
Les Sionistes sont pareils aux incendiaires qui allument un feu et puis crient à l’« antisémitisme » dès qu’ils sont attrapés pour avoir mis le feu, partout dans le monde, et particulièrement en Terre Sainte.
Respectueusement,
David Goldman
Brooklyn, NY
Source : témoignage transmis par notre partenaire YECHOUROUN - Judaïsme contre Sionisme
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Charte du Réseau International Juif Anti-Sioniste
(Source : http://www.ijsn.net/atranslation/234)
Nous formons un réseau international de Juifs et de Juives qui s'engagent de façon inconditionnelle en faveur de la lutte pour l'émancipation des êtres humains. Nous considérons que la libération du peuple palestinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette émancipation. Notre engagement porte sur le démantèlement du régime d'apartheid israélien, le retour des réfugiés palestiniens et la fin de la colonisation israélienne sur la Palestine historique.
Qu'ils soient de Pologne ou d'Iraq, d'Argentine ou d'Afrique du Sud, de Brooklyn ou du Mississipi, des Juifs en quête de justice et d'un monde plus juste se sont joints aux mouvements de lutte collective. Ainsi, des Juifs ont participé de façon notable à la lutte ouvrière pendant la période de la Grande dépression, à la lutte pour les droits civiques aux Etats Unis, à la lutte contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, à la lutte contre le fascisme en Europe, et à bien d'autres mouvements encore en faveur du changement social et politique
Le nettoyage ethnique historique et toujours en cours perpétré par Israël à l'encontre du peuple palestinien sur sa propre terre vient contredire et trahir cette longue histoire de la participation juive à des mouvements collectifs de libération.
Le sionisme - idéologie fondatrice de l'Etat d'Israël et qui en est le soutien actuel, est issu du colonialisme européen et s'est diffusé à la suite du génocide nazi. Le sionisme s'est nourri des épisodes les plus violents et oppressifs de l'histoire du dix neuvième siècle, marginalisant ainsi l'engagement de nombreux Juifs dans les mouvements de libération. Pour retrouver une place au sein des vibrants mouvements populaires actuels, il faut mettre fin au sionisme sous toutes ses formes
C'est la priorité des priorités, en raison des conséquences du sionisme sur les Palestiniens et les peuples de l'ensemble de la région; en raison aussi du fait que le sionisme porte préjudice à la mémoire de la persécution et du génocide des Juifs d'Europe en l'exploitant pour justifier et perpétuer le racisme européen et le colonialisme. Le sionisme est, par ailleurs, responsable du déplacement massif des Juifs mizrahi (originaires d'Afrique et d'Asie), et du détournement de leurs Histoires, langages, traditions et cultures. L'histoire des Juifs mizrahi remonte à plus de 2000 ans et le sionisme, en s'implantant, en a dévié le cours au profit d'une ségrégation parmi les Juifs imposée par l'État d'Israël.
En conséquence, le sionisme nous implique dans l'oppression du peuple palestinien et porte préjudice à notre propre héritage, à nos luttes pour la justice et à nos alliances avec nos semblables.
Nous nous engageons à : Nous opposer au sionisme et à l'État d'Israël.
Le sionisme est raciste. Il exige l'allégeance à un ordre politique, juridique et économique qui privilégie et valorise les Juifs ainsi que les Européens et leurs cultures par rapport aux peuples autochtones et à leurs cultures. Le sionisme n'est pas seulement raciste, il est aussi antisémite. Il reprend à son compte l'imagerie européenne et antisémite du "Juif de la diaspora" efféminé, cupide et faible, et y lui oppose celle d'un "Nouveau Juif", violent, militariste et sexiste, un Juif qui est l'auteur d'une violence raciale plutôt que d'en être une victime.
Par-là, le sionisme fait des Juifs des blancs, en adoptant un racisme de blancs à l'encontre du peuple palestinien. Malgré la nécessité pour Israël d'intégrer les Mizrahi afin de maintenir une majorité juive, ce racisme peut aussi être constaté dans la marginalisation et l'exploitation économique des masses déshéritées des Mizrahi. Cette violence raciale inclut l'exploitation des travailleurs migrants
Les sionistes diffusent le mythe de la démocratie israélienne. En réalité, Israël a établi et renforcé des politiques et des pratiques qui sont discriminatoires à l'égard des Juifs mizrahi et qui excluent les Palestiniens et restreignent leurs droits. Israël, en coopération avec les États-Unis, sape tout mouvement arabe de libération.
Le sionisme perpétue l'exception juive. Pour justifier ses crimes, le sionisme présente une version de l'histoire juive déconnectée de l'histoire et de l'expérience d'autres peuples. Il promeut un narratif selon lequel l'holocauste nazi est exceptionnel dans l'histoire de l'humanité. Il place les Juifs à part, par rapport aux victimes et aux survivants d'autres génocides, au lieu de nous unir à eux.
Israël fait cause commune avec des Chrétiens fondamentalistes et d'autres qui appellent à la destruction des Juifs, sur la base d'une islamophobie partagée et d'une volonté de contrôler le Moyen Orient et plus largement l'Asie occidentale. Ensemble, ils appellent à la persécution des Musulmans. Cette promotion commune de l'islamophobie a pour but de diaboliser la résistance opposée à la domination économique et militaire occidentale. Elle s'inscrit dans une longue histoire de collusion du sionisme avec des régimes répressifs et violents, de l'Allemagne nazie au régime d'apartheid d'Afrique du Sud jusqu'aux dictatures réactionnaires d'Amérique du Sud.
Le sionisme prétend que la sécurité des Juifs repose sur un état juif militarisé. Mais Israël ne met pas les Juifs en sécurité. Sa violence garantit l'instabilité et la peur pour ceux qui sont sous sa sphère d'influence, et met en danger la sécurité de tous, y compris des Juifs, et ce bien au-delà de ses frontières. Le sionisme a volontairement participé à créer les conditions qui ont conduit à la violence à l'encontre des Juifs dans les pays arabes. L'hostilité née de la violence israélienne et de la domination militaire sur les Juifs vivant en Israël et ailleurs est utilisée pour justifier encore plus de violence sioniste.
Nous nous engageons à : Rejeter l'héritage colonial et l'expansion colonialiste en cours.
Dès l'instant où le mouvement sioniste a décidé de bâtir un état juif en Palestine, il est devenu un mouvement de conquête. A l'instar de tous les mouvements de conquête et des idéologies colonialistes en Amérique ou en Afrique, le sionisme s'appuie sur la ségrégation entre les peuples ; par la confiscation de la terre, il s'engage dans le nettoyage ethnique qui repose sur une violence militaire implacable.
Les sionistes ont travaillé main dans la main avec l'administration coloniale britannique, contre le peuple indigène de la région et contre son espoir légitime de liberté et d'autodétermination. L'imaginaire sioniste d'une Palestine "vide" et pauvre a justifié la destruction de la vie palestinienne à l'instar du racisme qui a justifié l'extermination des peuples autochtones d'Amérique, la traite atlantique des esclaves et bien d'autres atrocités encore.
Avec l'expansion permanente des colonies et le Mur d'apartheid, l'engagement colonialiste d'Israël l'a amené à détruire l'environnement ainsi que les paysages de la Palestine. Cette politique, qui n'a pas réussi à stopper la résistance palestinienne, conduit l'Etat d'Israël à toujours plus de violence et à des politiques qui, lorsqu'elles sont menées à leur point ultime, finissent en génocide. A Gaza, l'État d'Israël dénie l'accès à la nourriture, à l'eau, à l'électricité, à l'aide humanitaire et aux fournitures médicales, c'est l'arme qu'il utilise contre les fondements même de toute vie humaine.
Israël, qui a été en son temps l'outil favori des Britanniques et des Français contre l'unité arabe et l'indépendance, est devenu le plus jeune associé de l'alliance US pour le contrôle militaire, économique et politique au niveau mondial, qui vise plus particulièrement la domination de la région stratégique du Moyen Orient/Asie du Sud-ouest. Le danger d'une guerre nucléaire représenté par une attaque israélo-américaine sur l'Iran nous rappelle qu'Israël est une bombe atomique qui devrait faire l'objet d'un démantèlement urgent, en vue de sauver les vies de toutes ses victimes actuelles et potentielles.
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Lettre d'Eyal Sivan au Forum des Images
Londres, le 6 octobre 2009.
Chère Laurence Briot et Chantal Gabriel,
Je vous écris suite à la demande que vous avez adressé à mes producteurs, Mme Trabelsi et M. Eskenazi, de programmer mon dernier film "Jaffa, La mécanique de l’orange" dans la rétrospective 'Tel-Aviv, le Paradoxe' que vous organisez le mois prochain au Forum des Images, dans le cadre de la célébration du centenaire de la ville de Tel-Aviv.
Je tiens d’abord à vous remercier pour votre offre de participer à cet événement et je vous demande d'excuser mon retard à répondre à vos chaleureuses sollicitations. Je suis sincèrement honoré que vous ayez envisagé de programmer mon film "Jaffa, La mécanique de l’orange" pour clôturer votre rétrospective. Toutefois, après mûre réflexion, j'ai décidé de décliner votre invitation. Les raisons de cette décision sont complexes et de nature politique, c'est pourquoi je voudrais, si vous le voulez bien, vous les expliquer dans le détail.
Comme vous le savez probablement, l'ensemble de mon travail cinématographique, qui compte plus de quinze films, a principalement pour objets la société israélienne et le conflit israélo-palestinien. En m’opposant à la politique israélienne à l'égard du peuple palestinien, je me suis toujours efforcé d’agir indépendamment pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté sur le fait que je ne représente pas la "démocratie (juive) israélienne ". C'est pourquoi, depuis le tout début de ma carrière cinématographique, il y a plus de 20 ans, je n'ai jamais bénéficié d'aucune aide ou d’aucun support d'une quelconque institution officielle israélienne.
J’ai toujours agi de manière à éviter que mon travail puisse être instrumentalisé et revendiqué comme une preuve de l'attitude libérale d'Israël ; une liberté d'expression et une tolérance qui ne sont accordées par l’autorité israélienne qu'à l’égard, bien sûr, des critiques juives israéliennes.
La politique raciste et fasciste du gouvernement israélien et le silence complice de la plupart de ses milieux culturels pendant le récent carnage opéré à Gaza comme face à l'occupation continue et aux violations des droits humains et aux multiples discriminations à l'égard des Palestiniens sous occupation, ou ceux, citoyens palestiniens de l'Etat israélien – toutes ces raisons justifient que je maintienne une distance vis-à-vis de tout événement qui pourrait être interprété comme une célébration de la réussite culturelle en Israël ou un cautionnement de la normalité du mode de vie israélien. Puisque votre rétrospective fait partie de la campagne internationale de célébration du centenaire de Tel-Aviv et qu'elle bénéficie, à ce titre, du soutien du gouvernement israélien, je ne peux que décliner votre invitation.
Par ailleurs, considérant les attaques blessantes, humiliantes et continues dont mon travail fait l'objet, tant en France qu'en Israël, et les très rares confrères israéliens qui se sont exprimés pour me défendre et manifester leur solidarité sincère (je ne tiens pas compte des déclarations de principe en faveur du privilège hégémonique de la "liberté d'expression"), il ne m'est pas possible de me sentir solidaire d'un tel groupe.
Je ne peux être associé à une rétrospective qui célèbre des artistes et cinéastes jouissant d'une position de privilège absolu et d'une totale immunité, mais qui ont choisi de se taire quand des crimes de guerre étaient commis au Liban ou à Gaza et qui continuent d'éviter de s’exprimer clairement au sujet de la brutale répression des populations palestiniennes, du blocus de trois ans et de l'enfermement de plus d'un million de personnes dans la Bande de Gaza.
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Les Palestiniens privés d'eau par Israël
Amnesty International annonce que le manque d’eau en Cisjordanie et à Gaza vient d’atteindre un point critique...
Dans un rapport qui vient d’être publié, Amnesty International déclare que l’Etat d’Israël empêche les Palestiniens d’avoir un accès normal à l’eau potable tout en permettant aux colons israéliens de consommer de l’eau de façon presque illimitée.
Dans les colonies, on voit des piscines, des pelouses arrosées généreusement autour des maisons et des systèmes d’irrigation des exploitations agricoles qui fonctionnent 24 heures sur 24. Cette situation contraste violemment avec celle des villages palestiniens voisins dont les habitants luttent pour aller chercher le peu d’eau dont ils ont besoin, même pour un usage domestique. 80 pour cent des villes et des villages palestiniens ne reçoivent que quelques heures d’eau par semaine, obligeant la population à faire des réserves dans des bidons et dans des conditions d’hygiène hasardeuses. Les Palestiniens n’ont pas le doit de forer des puits.
Amnesty International indique que 180.000 à 200.000 Palestiniens n’ont aucun accès à l’eau courante dans les communautés rurales de Cisjordanie, tandis qu’en d’autres endroits plus favorisés les robinets sont souvent secs.
« Israël ne permet pas aux Palestiniens d’avoir accès à l’eau en quantité suffisante, alors que les ressources en eau se trouvent la plupart du temps en Cisjordanie occupée » a déclaré Donatella Rovera, qui fait des enquêtes pour Amnesty International. Et selon le rapport d’Amnesty, intitulé Troubled waters - Palestinians denied fair access to water, la consommation d’eau des Israéliens est en moyenne quatre fois plus grande que les 70 litres consommés chaque jour par un Palestinien en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza. Mais Israël doit faire face à une pénurie d’eau sans précédent. C’est pourquoi les Israéliens contrôlent une grande partie des ressources en eau de la Cisjordanie, en pompant dans ce qu’ils appellent « la couche aquifère montagneuse » à la frontière d’Israël.
Le rapport d’Amnesty International dit aussi qu’Israël utilise plus de 80 pour cent de l’eau tirée de la couche aquifère montagneuse, bien que ce pays dispose d’autres sources. En revanche, la couche aquifère montagneuse est la seule source d’approvisionnement en eau de la Cisjordanie.
Dans la bande de Gaza, plusieurs travaux de réparation du réseau de distribution d’eau et de la voirie étaient en cours pour améliorer la situation sanitaire avant que le blocus israélien soit imposé en 2007. Mais les projets ont été suspendus, car Israël empêche totalement l’entrée des matériaux de construction.
S’ajoutant à une situation déjà catastrophique, la guerre de Gaza a laissé des réservoirs d’eau, des puits, des réseaux d’égouts et des stations de pompage sévèrement endommagés. Le rapport d’Amnesty International indique que la nappe phréatique côtière, seule ressource en eau douce, a été polluée par des infiltrations d’eau de mer, des infiltrations d’eaux usées non traitées, et par la surexploitation. « La situation de l’eau à Gaza vient d’atteindre un point critique avec 90 à 95 pour cent de l’approvisionnement en eau qui est polluée et non consommable » a déclaré Donatella Rovera. De ce fait, beaucoup de Palestiniens tombent malades. L’organisme israélien d’administration des eaux a protesté en disant que le rapport était « pour le moins biaisé et incorrect » et que, bien qu’il y ait pénurie d’eau, celle-ci n’est pas aussi grande que ce que prétend Amnesty International. Il dit qu’Israël a tenu ses engagements aux termes de l’accord de paix d’Oslo, mais que les autorités palestiniennes n’arrivent pas à atteindre leurs propres objectifs de recycler l’eau, et qu’elles ne la distribuent pas efficacement.
Source : Agoravox.fr
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Interview du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad par Newsweek
Par Lally Weymouth, le 23 Septembre 2009.
Dans une interview exclusive d’une heure et demie et couvrant de nombreux sujets accordée à Lally Weymouth de Newsweek et des journalistes du Washington Post, le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad aborde les futures négociations avec les Etats-Unis, ce qu’il pense du président Obama, l’Holocauste, ainsi que les combats en Afghanistan sous l’égide des Etats-Unis, qu’il considère perdus d’avance. Il y fait part pour la première fois de son offre d’acheter aux Etats-Unis de l’uranium enrichi pour usage médical, proposition qui selon les experts en non-prolifération nucléaire est probablement promise à l’échec. Extraits :
Comme vous le savez, l’Iran détient un correspondant de Newsweek depuis trois mois, Maziar Bahari. Je sais que vous avez été très généreux ce matin, en indiquant que vous aideriez à la libération des trois randonneurs américains. Serait-il possible que vous envisagiez de relâcher Maziar, pour motif humanitaire ?
- Je voudrais que tous les prisonniers soient relâchés, mais je ne suis pas le juge. Le juge doit se prononcer. Si j’étais en charge de ce dossier, je pourrais garantir que tous les prisonniers seraient libérés.
Vous avez pourtant déclaré que vous tenteriez d’obtenir la libération des randonneurs américains. Pourriez-vous faire la même chose pour Maziar ?
- Je désire la libération de tous les prisonniers. Tous. Américains et non-Américains — sans distinction.
Alors que l’Iran tente de renouer des liens avec l’Occident, pourquoi à nouveau nier la réalité de l’Holocauste, quand ces thèses sont si aisément réfutables ?
- Ne pensez-vous pas que l’Holocauste est un sujet important ?
Oui, je pense que c’est le plus grand crime du XXe siècle.
- Vous êtes donc d’accord sur le fait que le sujet est important. Pensez-vous que l’Holocauste est encore d’actualité aujourd’hui, qu’il nous concerne encore aujourd’hui par ses effets ? Pouvez-vous m’expliquer en quoi il influe sur les questions de l’heure ?
Ce que je pense importe peu, M. le président, c’est ce que vous pensez qui compte.
- Bien sûr, mais je voudrais que nous puissions échanger nos points de vue afin de pouvoir régler une question.
Le monde voudrait savoir ce que vous pensez.
- De quel monde parle-t-on ici ?
L’Iran tente d’améliorer ses relations avec l’Occident, c’est du moins ainsi que je le comprends. Il est clair que l’Holocauste a eu lieu. Pourquoi dire qu’il n’a pas eu lieu ? Pensez-vous qu’il ne devrait pas y avoir un état Juif ? Pas d’Israël ?
- Ce que je dis est extrêmement clair. C’est une approche académique d’un sujet d’importance capitale, qui se fonde également sur des considérations humanitaires. Ce que je dis, c’est que bien des choses sont survenues tout au long de l’histoire, et qu’au cours de la seconde guerre mondiale, bien des crimes ont été commis. Plus de 60 millions de gens ont été tués, encore plus déplacés. Il se pose donc un certain nombre de questions spécifiques quant aux événements de la seconde guerre mondiale, et je pense qu’on ne pourra trouver de réponses à ces questions dans la propagande que diffusent les médias. Au bout du compte, il faut des réponses convaincantes à ces questions. La première chose que je voudrais comprendre, c’est la raison pour laquelle, étant donné tout ce qui s’est passé au cours de la seconde guerre mondiale, on met l’accent sur l’Holocauste plus que sur tout autre [événement] ?
Disons que les crimes de Staline étaient de même gravité.
- La seconde question est : pourquoi les hommes politiques en occident sont tellement obsédés par ce problème ? La troisième question est : de quelle façon cet événement est-il relié aux problèmes que nous pouvons observer autour de nous dans le monde d’aujourd’hui ? Fut-il un événement historique isolé, sans impact sur la situation présente ? La question qu’on doit se poser ensuite est : si cet événement s’est produit, où s’est-il produit, qui en sont les responsables, et quel fut le rôle du peuple palestinien ? Quel crime a-t-il commis pour mériter ce qu’il a subi en conséquence ? Pour quelle raison le peuple palestinien devrait-il être brimé ? Saviez-vous que plus de cinq millions de Palestiniens ont été déplacés, et bénéficient du statut de réfugié ? Quel rôle ont-ils joué dans l’Holocauste ? Pourquoi exploite-t-on l’Holocauste comme prétexte à l’occupation de la terre d’un autre peuple ? Pourquoi les Palestiniens devraient-ils donner leur vie en échange ? Vous devez savoir que les habitants de Gaza ont dû subir plusieurs embargos.
Et ceux-ci ont lancé des frappes contre Israël au moyen de missiles.
- En fin de compte, les habitants de Gaza sont dans leur maison, c’est leur vie, et c’est leur terre. Qui est l’occupant ici ? Quel régime d’occupation est condamné par les résolutions des Nations Unies ? Quel esprit juste pourrait accepter qu’un événement qui s’est déroulé en Europe entraîne l’occupation de sa terre, autre part dans le monde ? Si un crime a été commis en Europe, pourquoi les habitants de Palestine devraient-ils en payer le prix ? La question est simple à comprendre. Malheureusement, les politiciens occidentaux refusent de répondre à ces questions, et préfèrent changer le sujet. Nous sommes opposés par principe au meurtre d’êtres humains. Soixante millions de gens ont été tués à l’époque [de la seconde guerre mondiale] et c’est effectivement très regrettable. Peu importe quelles étaient leur foi ou leurs opinions — c’étaient des êtres humains et leurs vies auraient dû être respectées du seul fait que c’étaient des êtres humains. Je voudrais souligner que nous ne vivons pas dans le monde d’il y a soixante ans. Nous vivons aujourd’hui. Nous considérons l’Holocauste comme un prétexte au génocide commis sur le peuple palestinien.
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La Norvège se désinvestit de la société israélienne Elbit
La ministre norvégienne des Finances, Kristin Halvorsen, a annoncé jeudi que la société israélienne Elbit ne serait plus soutenue par le fond de pension scandinave pour des "raisons morales".
Le matériel de l'entreprise est utilisé pour surveiller la barrière de sécurité construite en Judée-Samarie.
"Nous refusons de financer des entreprises qui contribuent ouvertement à l'infraction du droit humanitaire international", a déclaré Halvorsen. Elle a ajouté que les actions avaient discrètement été revendues avant l'annonce officielle.
Selon la ministre, "le mur de séparation entrave de manière éhontée les déplacements des Palestiniens de la Judée-Samarie. Par conséquent, investir dans une entreprise qui participe à un tel projet revient à "contribuer à la violation de normes éthiques fondamentales".
Par ailleurs, deux autres compagnies ont été visées par le communiqué norvégien : l'entreprise française de défense Thales SA et l'exploitant minier d'Afrique du Sud DRD Gold Ltd.
La Norvège est un important exportateur de pétrole et de gaz naturel. Les revenus excédentaires de l'Etat sont placés sur le fond de pension global du gouvernement afin d'éviter que des fonds étrangers ne prennent trop de place dans l'économie intérieure du pays.
Le fond recueille actuellement, sous l'égide de la Banque centrale, l'équivalent de 333 milliards de dollars. Depuis 2004, un conseil éthique vérifie tous les investissements nationaux et publie régulièrement des recommandations.
Source : Jerusalem Post
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Un pionnier du Sionisme renonce au Sionisme
Par Helena Cobban, le 17 août 2009.
Il est rare qu'un Sioniste, surtout ceux de la première heure, les plus endoctrinés, ceux qui ont lutté pour établir en Palestine un état juif par un processus de nettoyage ethnique mené contre les Palestiniens et qu'ils ont eu le culot d'appeler "guerre d'indépendance" rejette définitivement ce pour quoi il a lutté.
Le rejet du Sionisme par Dov Yermiya, un vétéran sioniste de 94 ans, est la preuve que cette idéologie politique disparaîtra à terme des pages de l' Histoire, signalant la fin du colonialisme, et, pour le Judaïsme, la fin de ce qui est une véritable Shoah/Nakba/Catastrophe.
Voici la traduction d'extraits de l'article d'Helena Cobban ( www.counterpunch.org , le 17/08/09 ) intitulé "Zionist Pioneer Renounces Zionism" :
Je n'ai jamais rencontré Dov Yermiya, un pacifiste israélien qui a maintenant 94 ans. Mais bien sûr j'ai lu son livre qu'il a publié en 1983 dans lequel il relatait sa colère contre la torture et d'autres mauvais traitements des civils dont il avait directement été témoin lors de l'invasion israélienne du Liban l'année précédente. J'ai son livre en main.
Je viens juste d'apprendre dans une lettre ouverte publiée par Uri Avnery, que Yermiya a récemment renoncé à l'idéologie et la pratique du Sionisme avec ces mots de révolte :
"Moi, un vieux Sabre ( juif né en Israël) de 95 ans, qui a labouré ses champs, planté ses arbres, construit une maison et suis le père de fils, le grands père de petits fils et l'arrière grande père d' arrière petits fils, et qui ait aussi versé son sang sur le champ de bataille pour la création de l'Etat d'Israël,
"déclare ici même que je renonce à ma croyance dans le Sionisme qui a échoué, que je ne serai pas loyal à l'état juif fasciste et ses folles visions, que je ne chanterai plus l'hymne national, que j'observerai une minute de silence seulement les jours de commémoration pour ceux qui sont tombés des deux côtés dans les guerres, et que j'observe le coeur brisé un Israël qui est entrain de se suicider et les 3 générations de descendants que j'ai nourris et élevés en son sein.
"...Pendant 42 ans, Israël a transformé ce qui devait être la Palestine en un immense camp de détention, et maintient captif tout un peuple sous un régime oppressif et cruel, avec comme unique but de leur prendre leur pays, quelque soit ce qui arrive !!!
"L'IDF supprime avec empressement leurs efforts de rébellion, avec l'aide active des colons voyous, avec des moyens brutaux d'Apartheid et un blocus choquant, un harassement inhumain des malades et des femmes sur le point d'accoucher, la destruction de leur économie et le vol de leurs meilleures terres et de leur eau.
"Au dessus de tout cela flotte le drapeau noir d'un mépris effrayant pour la vie et le sang des Palestiniens. On ne pardonnera jamais à Israël cette terrible quantité de sang répandu, spécialement le sang des enfants, dans des proportions qui font se dresser les cheveux sur la tête...."
Yermiya avait déjà publié dans l'hebdomadaire communiste israélien, Zo Hadereth, en Juin 2008, une lettre très critique dans laquelle il avait annoncé qu'il renvoyait au ministre de la défense Barak, une lettre d'invitation que ce dernier lui avait envoyé pour participer à la cérémonie pour honorer tous les vétérans de la guerre de 1948 appelée par les Sionistes "Guerre d' Indépendance".
Dans cette lettre il écrivait :
"...En tant que vétéran de la guerre de 1948, qui avait déjà été blessé dans un combat au corps à corps deux semaines avant la déclaration d'indépendance, je me sens obligé ici même de vous retourner cette invitation, à vous ministre de la défense. Je le fais à regret, mais je le considère comme mon devoir.
"Je vous considère vous, Ehud Barak, comme l'un des hauts commandants militaires et hauts dirigeants politiques responsables d'avoir transformé l'armée dite "forces de défense israéliennes" en une armée d'occupation et d'oppression du peuple palestinien, et comme défenseur des colonies criminelles dans leur pays.
"40 ans d'occupation ont profondément corrompu l'armée israélienne et toutes les couches de la société israélienne. Toutes deux sont caractérisées par le "vent d'est " nationaliste ( qui apporte vagues de chaleur et sauterelles) qui souffle et allume des guerres sans fin, qui menace notre peuple et notre terre d'une troisième et dernière destruction. Votre part de responsabilité dans tout cela est énorme et par conséquent je vous retourne votre invitation, sans remerciement....".
Sources :
- version originale : www.counterpunch.org
- traduction et commentaires : www.planetenonviolence.org
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