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30
AOÛ
Journée de Jérusalem : Appel de «Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme» Imprimer
Lundi, 30 Août 2010 [Liste des articles]
 
Journée de Jérusalem : Appel de «Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme»

Appel lancé par Shmiel Borreman (Association Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme), pour la Journée de Jérusalem …

Source : Centre Zahra.

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11
AOÛ
Assassinat de Rafic Hariri : le Hezbollah accable Israël ! Imprimer
Mercredi, 11 Août 2010 [Liste des articles]
 

Conférence de presse du chef du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, à Beyrouth le 9 août 2010.Conférence de presse du chef du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, à Beyrouth le 9 août 2010.

Assassinat de Rafic Hariri : le Hezbollah accable Israël !


Lors d'une conférence de presse tenue ce lundi 09 août 2010 à Beyrouth,  et retransmise en direct à la télévision, le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a révélé les indices de l'implication d'Israël dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Voici quelques extraits de son discours :


Comme promis, dans cette conférence de presse je vais vous révéler des indices sur l’assassinat de Rafic Hariri par Israël. Depuis que j’ai annoncé cette conférence, beaucoup a été dit sur le sujet : pourquoi maintenant ?  pourquoi pas avant ?  Des questions qui ont toutes émané d’un seul coté… !
 
Israël travaille contre le Hezbollah depuis le 13 septembre 1993, c’est-à-dire depuis que nous avons manifesté contre les accords d’Oslo, manifestation pendant laquelle nous avons perdu des martyrs. Suite à cet incident, il y a eu des tensions avec le gouvernement de Hariri, et un agent israélien a alors convaincu le Président Hariri que le Hezbollah planifiait de l’assassiner, et qu’il était au stade de l’exécution !  Quelques mois après cette manifestation, les services de renseignements syriens ont arrêté un des nôtres, Abou Hassan Salamé. J’ai alors su que Abou Hassan était interrogé à Anjar, et j’ai demandé au général Ghazi Kenaan de le libérer. Il m'a répondu  qu’il avait reçu la visite de  Rafic Hariri, et que ce dernier lui avait révélé qu’un proche  de Hajj Imad Moughnieh lui avait dit que lui et Abou Hassan comptaient l’assassiner,  d’où la nécessité de le garder en détention…  En 1996, les services de sécurité de la Résistance ont interpellé un agent israélien nommé Ahmad Nasrallah, dans la banlieue Sud. Durant l’enquête il a avoué (et nous allons vous montrer un enregistrement) avoir eu des contacts avec une personnalité éminente proche de Rafic Hariri, à qui il avait dit ces mensonges, à savoir que Hajj Imad Moughnieh comptait assassiner Rafic Hariri. Il avait ainsi réussi à convaincre la sécurité de Hariri, allant même jusqu’à lui dicter où aller et où ne pas aller !  L’agent interpellé avait également révélé un plan pour assassiner Bahia Hariri à Saida, dans lequel Rafic Hariri devait aussi être tué. J’ai donné cet enregistrement au général Ghazi Kenaan, et je ne sais pas pourquoi, l’agent Ahmad Nasrallah a alors été libéré et s’est enfui en 2000 en Palestine occupée…

Voici à présent les indices de l'implication d'Israël dans l'assassinat de Rafic Hariri, le 14 février 2005.

1 -  La possibilité et les capacités d’Israël pour une telle opération :

L’histoire d’Israël en est témoin, surtout au Liban, pays propice à la réalisation de tels assassinats à cause de ses frontières géographiques et d'une longue côte. J'expliquerai plus tard comment les Israéliens entrent depuis les côtes libanaises dans le pays, et y restent parfois durant des semaines.
 
2 -  Le motif :

Le problème d'Israël n’est pas que la Syrie  ait sous sa  tutelle le Liban,  le problème d’Israël est l'aide et le soutien que la Syrie apporte à la Résistance. Un responsable arabe a affirmé au président syrien Bachar Al-Assad que la communauté internationale n’était pas contre la présence de la Syrie au Liban, au contraires elle l'encourageait même à y être jusqu'au fleuve Litani au Sud-Liban, mais seulement à  deux conditions : désarmer le Hezbollah, et  désarmer les camps palestiniens. Le président Bachar a alors répondu qu’Israël n’était  pas entré au Liban à cause des armes dans les camps palestiniens, et que la Résistance faisait partie de la défense stratégique de la Syrie…  Il était donc nécessaire pour Israël de provoquer un événement obligeant la Syrie à se retirer du Liban. Le sang de Rafic Hariri a ainsi été utilisé pour faire sortir la Syrie du Liban et pour affaiblir le Hezbollah…

3 -  La méthode d’Israël dans cette opération :

Quand les israéliens veulent réaliser  une telle opération, ils ont d'abord recours à des survols aériens de toute sorte, à des observations via des caméras dissimulées au sol, à des appareils d’écoute, à la reconnaissance sur le terrain au travers d'espions et de commandos…

4 -  Les activités d’espionnage d'Israël au Liban :

Plusieurs agents ont été arrêtés en 2009, et ont fait des aveux enregistrés. Voici quelques exemples :

L’agent Sader : La reconnaissance du terrain intervient nécessairement avant chaque opération d’assassinat. Cet agent a récolté des informations sur la maison du président Sleiman, ses sorties… On a également demandé à cet agent de se rendre à pied depuis le palais présidentiel jusqu'à la côte libanaise, et une autre fois de faire le même trajet en voiture. La côte libanaise est un facteur très important pour les Israéliens dans leurs opérations au Liban. L'agent a également avoué avoir récolté des informations concernant le yacht du commandant de l’armée !  Je vous le demande, comment se fait-il que l'enquête ait été close alors que la cible était le président Sleiman et le commandant de l’armée ?  Et pourquoi la commission d’enquête n’a-t-elle pas interrogé  cet agent ?

L’agent Tanius : Il a avoué qu’il récoltait des informations sur le chef des Forces Libanaises Samir Geagea, ses sorties et venues… Les Israéliens ont demandé à cet agent  des informations sur  Samir Geagea lorsqu'il était aux Cèdres et lorsqu'il a quitté les Cèdres, et on lui a demandé des informations sur les visites de Saed Hariri à Geagea, ainsi que sur les visites de responsables politiques chez lui.

L’agent Mahmoud Rafeh : Il a avoué son lien dans l’opération de Zahrani en 2005, découverte par les services de renseignements militaires libanais. Elle visait le président du Parlement, un chiite. La bombe qui était placée était très sophistiquée, de l’aveu même de Rafeh, ce qui signifie que c’était surement une bombe  israélienne, comme celle qui a tué  Rafic Hariri, un sunnite. Cette bombe planifiait donc de semer la zizanie entre sunnites et chiites. L'agent Rafeh a également avoué avoir accueilli des Israéliens et assuré leur transport !

L’agent Nasser Daher : Il a participé à l’assassinat du cadre de la Résistance Ghaleb Awali, dans la banlieue Sud de Beyrouth. Nasser est un musulman chiite qui vit à Jaledib... A l’époque, le groupe Jund al-Sham prétendait avoir tué Awali, ce qui était ridicule de la part d’Israël qui pensait alors que le Hezbollah allait croire une telle chose !

5 -  Les télécommunications :

Il est désormais certain qu’Israël contrôle le secteur des télécommunications, lui permettant de déterminer la localisation de pratiquement toute personne au Liban !
 
6 -  Les survols israéliens :

Une question très sensible !  Les Israéliens ont des capacités technologiques très performantes en ce domaine. Ils ont  des avions de combats, des AWACS,  des drones en tous genres, ils  en produisent même de très puissants. Ils ont un œil sur tout le Liban !

Le secret que nous avons promis de vous révéler, commence avec l’opération d’Ansarieh en 1997.  Quelques temps avant cette opération, la Résistance avait réussi à  détecter le signal d'un drone de type  MK, prenant des photos au-dessus du Sud-Liban, et les envoyant à une chambre d’opération en Palestine occupée. La Résistance avait alors réussi à pirater toutes les données envoyées par ce drone aux Israéliens, en même temps que ces derniers les recevaient !  J’avoue qu’au début nous avons eu des difficultés techniques dues au cryptage des données, ainsi qu'à l'abondance des drones  et de leurs signaux parcourant notre ciel. Mais la Résistance est parvenue à décoder les images prises par un drone israélien survolant la côte libanaise jusqu’à Ansarieh (Sud-Liban). Nous avons alors supposé que les Israéliens y préparaient une opération militaire, et donc nos hommes sont restés des semaines à surveiller la région. Et puis en 1997, un commando israélien a débarqué sur les côtes libanaises, a pris le chemin de Ansarieh, et s'est dirigé vers notre piège… Voici la vidéo !  Cette vidéo montre que le drone est un moyen efficace pour préparer une opération militaire…

Nous avons analysé les survols de drones au-dessus des lieux de différents assassinats. Voici les vidéos de deux exemples : la préparation de l’opération d’Abou Hassan Khodor, et la préparation de l’opération des frères Majzoub. (…)

A présent, venons-en au vif du sujet : l’assassinat de Rafic Hariri. Lorsque j’ai visité la famille Hariri au lendemain de l’assassinat, elle m’a demandé de l’aider dans l’enquête. Mais, les accusations contre la Syrie, puis l’affaire Der Spiegel, ont obstrué cette demande… Il n'empêche que nous avons créé une équipe pour enquêter de façon sérieuse, sur la base des aveux des agents arrêtés. Nous avons alors analysé les archives d’images prises par les drones israéliens que nous avions piraté, et nous nous sommes concentrés sur les images prises avant l’assassinat de Rafic Hariri. Nous avons travaillé pendant une année à décoder les images, à étudier quand et comment Rafic Hariri était suivi par des drones israéliens, et nous sommes parvenus à des conclusions tangibles. Nous allons vous montrer des images prises par des drones israéliens au-dessus de Beyrouth à des périodes  différentes, et sous différents angles, signifiant ainsi que la reconnaissance n'était pas innocente ou anodine. Ces images concernent le trajet de Rafic Hariri depuis son domicile jusqu’à sa résidence d’été à Fakra. (…) Vous verrez que les images prises sont souvent celles de routes partielles, de croisements de routes, ou des ruelles : le domicile de Rafic Hariri, le palais ministériel du Sérail, la côte libanaise longeant la ville de Beyrouth depuis Raouché jusqu’au lieu de l'assassinat… Les images israéliennes montrent que le président Hariri empruntait deux routes plus que les autres,  et ces mêmes images ont été prises par les drones israéliens à différentes dates, et sous différents angles. Les cercles en rouge qui s’inscrivent sur les images sont les points choisis par l'ennemi où auront lieu les assassinats… Notez que dans toutes les images prises, apparaissent toujours les cotes libanaises, un grand point fort pour les Israéliens…
 
7 -  Le trajet des drones israéliens le jour de l’assassinat de Rafic Hariri :

Nous avons certaines preuves, mais permettez-moi d'en maintenir une secrète… Voici une vidéo. (…) Des drones et des avions de combats israéliens, ainsi qu'un avion AWACS, ont survolé le Liban quelques heures avant l’assassinat de Hariri. L'avion AWACS a survolé au large des côtes libanaises le jour de l'assassinat. Comme vous le savez, un tel avion sert à superviser et à contrôler des opération militaires. Des avions de chasse israéliens ont survolé le lieu de l'assassinat la veille entre 20h43 à 23h50 heures locales. Nous avons également noté une « guerre électronique » ainsi qu'une activité aérienne israélienne anormalement élevée le jour de l'assassinat, sans compter le survol des avions militaires israéliens après l’assassinat…

8 -  Enfin, le dernier indice découvert  il y a quelques semaines :

Ghassan al-Jedd, un des agents exécutifs qui a avoué son lien dans l’assassinat de Ghaleb Awali, était présent sur le lieu de l’assassinat de Rafic Hariri la veille. C’est l’un des plus dangereux agents !


Voilà pour l’instant. Le reste, je le garde pour plus tard, car nous vivons dans un temps où il faut toujours être en alerte, et armé !


Sayed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah,
Beyrouth, le 09 août 2010.

 
08
AOÛ
Des ex-CIA alertent Obama : Israël pourrait bombarder l’Iran ce mois-ci ! Imprimer
Dimanche, 08 Août 2010 [Liste des articles]
 

Des ex-CIA alertent Obama : Israël pourrait bombarder l’Iran ce mois-ci !

Des ex-CIA alertent Obama : Israël pourrait bombarder l’Iran ce mois-ci !


Un groupe d’anciens officiers des services secrets, de la CIA et de l’armée américaine, le Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS), a fait savoir au Président Obama via un mémorandum qu’Israël préparerait une attaque contre l’Iran pour ce mois-ci. L’entité sioniste serait en effet tentée de lancer une attaque contre l’Iran avant la reprise des négociations entre Téhéran et la communauté internationale en septembre prochain, afin d’empêcher tout accord permettant de normaliser leurs relations. Le groupe d’experts demande par conséquent au Président américain de dénoncer publiquement une telle attaque, afin d’éviter une guerre plus étendue, pouvant entraîner à terme la destruction d’Israël.

Le mémorandum des VIPS précise que l’attaque surprise d’Israël contre l’Iran rendrait intenable la position des Étas-Unis, les obligeant alors à fournir un soutien total à la campagne militaire. Selon eux, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou serait persuadé que le gouvernement américain est à la disposition d’Israël pour satisfaire ses demandes, faisant par là référence à des commentaires qu’il avait faits il y a neuf ans, et retransmis alors à la télévision israélienne : « L’Amérique est quelque chose qui peut facilement être déplacée. Déplacée dans la bonne direction… Ils ne se mettront pas en travers de notre chemin.  Quatre-vingts pour cent des américains nous soutiennent ».

Le groupe d’experts poursuit ainsi : « Nous espérons que vos conseillers vous ont dit que l’objectif premier d’Israël est un changement de régime à Téhéran, et non les armes nucléaires iraniennes (…) Seule une déclaration publique forte de votre part, mettant personnellement en garde Israël de ne pas attaquer l’Iran, pourrait empêcher une telle action ».

Les membres du VIPS font également remarquer que dans le passé, les dirigeants de l’entité sioniste ont utilisé l’argument selon lequel les États arabes menaçaient alors de déclencher une guerre contre Israël, justifiant ainsi la guerre israélienne de 1967 et l’occupation des terres arabes.

Enfin le mémorandum conclue qu’il n’y a aucune garantie que la guerre aboutisse à de bons résultats, même avec l’intervention des États-Unis : « Si les États-Unis ont de nombreuses victimes, les Américains se rendront compte que ces pertes sont dues à des allégations israéliennes exagérées concernant la menace nucléaire iranienne, et il n’est pas surprenant qu’Israël perde alors une grande partie de son statut aux États-Unis ».

 

Signataires :

Phil Giraldi, Directorate of Operations, CIA (20 années de services).

Larry Johnson, Directorate of Intelligence, CIA ; Department of State, Department of Defense consultant (24 années de services).

W. Patrick Lang, Col., USA, Special Forces (ret.) ; Senior Executive Service : Defense Intelligence Officer for Middle East/South Asia, Director of HUMINT Collection, Defense Intelligence Agency (30 années de services).

Ray McGovern, US Army Intelligence Officer, Directorate of Intelligence, CIA (30 années de services).

Coleen Rowley, Special Agent and Minneapolis Division Counsel, FBI (24 années de services).

Ann Wright, Col., US Army Reserve (29 années de service) ; Foreign Service Officer, Department of State (16 années de services).

 
06
AOÛ
Gaza, Iran, et sionisme : Interview de Shmiel Borreman Imprimer
Vendredi, 06 Août 2010 [Liste des articles]
 

Shmiel Borreman, membre de l'Association « Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme »Shmiel Borreman, membre de l'Association « Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme »

Gaza, Iran, et sionisme : Interview de Shmiel Borreman


Shmiel Borreman, membre de l'Association « Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme », était l'invité il y a quelques jours du Centre Zahra. Il livre son opinion concernant l'attaque israélienne de la flottille humanitaire Free Gaza, le blocus israélien sur la population civile de Gaza, ainsi que les risques de guerre des Etats-Unis et de l'Europe contre l'Iran (*vidéo en fin d'article).


Que pensez vous de l'attaque israélienne sur la flottille humanitaire pour Gaza, ainsi que du blocus israélien sur Gaza ?

Le blocus et l'étranglement de Gaza sont inhumains et contraires au judaïsme. Nous avons été choqués des événements concernant la flottille. Peu de temps avant nous avons eu l'occasion de rencontrer une des organisatrices à Bruxelles, et avions beaucoup d'espoirs quant aux résultats de la flottille. La terreur avec laquelle la flottille a été abordée ne nous a pas étonnés, mais nous avons quand-même été choqués sur le moment même. Nous avons alors pensé que cela pourrait galvaniser le combat en faveur de Gaza. La fièvre médiatique a duré quelques semaines, mais je pense que la réponse à cet acte de piraterie des sionistes a été beaucoup trop faible. J'appelle chacun à soutenir Gaza selon ses propres possibilités, que Gaza ne sorte pas de nos coeurs et soit l'une de nos premières préoccupations. Je pense que pour les musulmans le mois de Ramadan est l'occasion de faire son examen de conscience en ce qui concerne son propre engagement pour Gaza. C'est un combat spirituel qui doit se faire dans les semaines à venir, ainsi qu'un combat politique. Il faut éclairer les gens autour de nous, et mettre à nu le rôle de la clique Abbas, des faux nationalistes et faux musulmans. Il faut vraiment clarifier les fronts, et je pense qu'il y a beaucoup à faire dans ce domaine.

Que pensez vous des récents évènements concernant le risque de guerre des Etats-Unis et de l'Europe contre l'Iran ?

Dans ce risque de guerre, il va de soi que toute ma sympathie va vers la République islamique d'Iran. C'est plus une guerre psychologique et médiatique qu'une autre. J'espère qu'on en restera là. On peut croire les déclarations compétentes iraniennes selon lesquelles l'agresseur réfléchira à deux fois et même trois avant d'oser attaquer l'Iran. Il y a également un devoir d'éclairage dans ce domaine, sans pour autant avoir un rôle de propagandiste pour la République islamique d'Iran. Il faut contrer la propagande sioniste, ainsi que la propagande impérialiste qui lui est associée dans ce domaine. Souhaitons que l'Iran reste ferme, car elle a de mauvais alliés comme la Russie qui est un allié incertain. Nous approchons du mois de septembre, et de l'Assemblée générale de l'ONU, où on peut s'attendre une nouvelle fois à la présence du Président iranien Mahmoud Ahmadinejad. J'espère qu'il nous encouragera par ses déclarations, et je pense que le Ramadan sera là également pour l'aider et le renforcer. Je pense sincèrement qu'il faut avoir des nerfs d'acier. Les sionistes peuvent faire beaucoup de bruits, de menaces, de chantage, induire beaucoup de gouvernements en erreur…  mais le compte à rebours a commencé, et ce sont eux les perdants.

 

Shmiel Mordche Borreman,
Association d’étude «
Yechouroun - Judaïsme contre Sionisme ».

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Gaza, Iran, et sionisme : Interview de Shmiel Borreman

 

 
31
JUIL
Lettre de Salah Hamouri à Nicolas Sarkozy Imprimer
Samedi, 31 Juillet 2010 [Liste des articles]
 

Salah Hamouri

Lettre de Salah Hamouri à Nicolas Sarkozy


J’espère que vous lirez cette lettre…

Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.

Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.

Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.

Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Bien à vous,


Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Section 4
Le 14 juillet 2010.


Source : Comité national de soutien à Salah Hamouri

 
25
JUIN
Le Printemps des Sayanim Imprimer
Vendredi, 25 Juin 2010 [Liste des articles]
 

Le Printemps des Sayanim Le Printemps des Sayanim

Le Printemps des Sayanim, livre de Jacob Cohen, est un récit qui illustre parfaitement l'existence et la malfaisance du lobby sioniste en France. Son auteur, courageux, a eu la chance de trouver un éditeur (L' Harmattan), lui aussi courageux...  Un livre à faire connaître autour de soi !


Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des Juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence. Leur nombre en France se situerait, selon les auteurs, autour de trois mille. Ils se recrutent principalement au sein du Bnaï Brit (franc-maçonnerie juive internationale) et autres organisations juives nationales.

Mêlant réalité et fiction, le récit explore cette nébuleuse à Paris, aux ramifications étendues et insoupçonnées.

Youssef El Kouhen en fera l’amère expérience. Fils d’immigrés marocains, professeur d’histoire, il espère parfaire son intégration républicaine en adhérant au Grand Orient de France. Mais son engagement pour la Palestine provoquera les représailles des sayanim, infiltrés dans les hautes sphères de l’obédience maçonnique.

Même mésaventure pour sa compagne. Ayant rejoint une petite association pro-palestinienne dont le nom « dérange », Florence Meyer découvrira, la mort dans l’âme, les moyens mis en oeuvre et les complicités diverses pour la mettre hors jeu.

Il en ira ainsi de quelques autres épisodes, impliquant des sayanim français dans la guerre psychologique que mène le Mossad pour défendre la sacralité d’Israël.

Né en 1944 à Meknès, Jacob Cohen obtient une licence en Droit (Casablanca) et le diplôme de Sciences-Po (Paris). Il vit à Berlin et Montréal avant de revenir à Casablanca, où il est maître-assistant à la faculté de Droit, de 1978 à 1987. Il vit depuis à Paris. Il a déjà publié Les noces du commissaire; Moi, Latifa S.; Du danger de monter sur la terrasse; L’espionne et le journaliste. Il tient un blog : http://jacobdemeknes.blogspot.com .


Editeur : L'Harmattan (03/2010).
Auteur : Jacob Cohen.


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20
JUIN
La Belgique, complice de crimes de guerre ? Imprimer
Dimanche, 20 Juin 2010 [Liste des articles]
 

La Belgique, complice de crimes de guerre ?

La Belgique, complice de crimes de guerre ?


Suite à l'attaque meurtrière israélienne sur la flottille humanitaire Free Gaza, une "carte blanche" (texte ci-dessous) a été rédigée par des professeurs d'Universités et divers acteurs de la société civile belge.

La publication de ce texte a été refusée par les deux quotidiens belges francophones de référence, Le Soir et La Libre Belgique, ainsi que par le quotidien français Le Monde. L'argument avancé par les trois journaux est identique : « Manque de place ! ». Il est à noter qu'entre l'envoi de notre texte à La Libre Belgique et la réception de leur réponse négative : il s'est exactement écoulé 18 minutes...

Les auteurs sont aussi consternés par ce triple refus que par la gravité des faits qui ont suscité le texte. Contournant ce rejet d'ouvrir un débat à la hauteur de l'indignation planétaire qu'à provoqué le dernier crime de l’État d'Israël, nous avons entrepris de faire circuler ce texte en dehors des médias traditionnels. Nous vous invitons à le diffuser largement. Sa circulation massive démontrera la futilité des efforts de ceux qui pensent qu'il est encore possible aujourd'hui d'étouffer un débat légitime et nécessaire…


En 2009, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies adopte une résolution condamnant l'absence de collaboration d'Israël à l'enquête de la commission conduite par le juge Goldstone. Son rapport concluait que des « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité » avaient été commis par l’armée israélienne et des militants palestiniens lors de l’offensive militaire israélienne contre Gaza fin décembre 2008. Que fait la Belgique lors du vote de ladite résolution?  Elle s'abstient ! 
 
1,5 millions de Gazaouis survivent dans une bande de terre équivalente à 1% de la superficie du territoire belge, en situation de catastrophe humanitaire depuis l’embargo illégal imposé par Israël en juin 2007. Un convoi civil maritime tente de forcer ce blocus en apportant une aide humanitaire aux assiégés. Il est assailli dans les eaux internationales par les militaires israéliens qui tuent, blessent ou enlèvent un nombre encore indéterminé de civils dont 5 Belges. Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU vote une résolution relative à la mise en place d'une "mission d'enquête internationale". Que fait la Belgique?  Elle s'abstient !
 
Le blocus de Gaza est justifié par la prise du pouvoir par le Hamas en juin 2007. Mais pourquoi celui-ci ne pourrait-il pas exercer le pouvoir, alors qu'il a gagné les élections en janvier 2006 dans l'ensemble du territoire plus ou moins administré par les Palestiniens?  En quoi le Hamas serait-il moins légitime que le parti d’extrême-droite du ministre israélien des Affaires étrangères ? 
 
Le Hamas est accusé  de vouloir détruire Israël, ce qui est supposé justifier toutes les sanctions contre les habitants de Gaza. Mais la revendication fondamentale du Hamas, comme de tout le mouvement national palestinien depuis la création d'Israël en 1948, c'est le droit au retour pour les réfugiés expulsés ou ayant fui à l'époque. Au nom de quoi refuse-t-on à des réfugiés de rentrer chez eux après un conflit ?  De plus, ce droit est sanctionné à la fois par l'article 13 de la Déclaration Universelle des droits de l'homme et par la résolution 194 du Conseil de Sécurité de l'ONU. Mieux, comment peut-on considérer qu'un « peuple » a le droit de « revenir » sur une terre habitée par ses supposés ancêtres il y a 2000 ans, mais que les habitants de cette terre en 1948 ou leurs enfants n'ont pas ce droit ? 
 
En pratique, le mouvement national palestinien, y compris le Hamas, accepte de renoncer à  ce droit et se borne à demander l'établissement d'un Etat palestinien sur les seuls 22% de la Palestine historique conquis par Israël en 1967. Plus globalement, un plan de paix adopté par le Sommet arabe en 2002 propose la reconnaissance d’Israël par les Etats arabes en échange de son retrait des territoires conquis en 1967. Ceux-là même que la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l'ONU exige qu'Israël évacue. 
 
Depuis le « processus de paix » d'Oslo, qui remonte à 1993, cette solution – deux Etats pour deux peuples – est bloquée. Mais par qui ?  Comment peut-on penser que c'est le faible, celui qui n'a pas d'Etat, qui empêche le fort de lui en octroyer un ?  Quand la résistance palestinienne est non violente, on étend la colonisation. Quand elle devient violente, Israël en prend prétexte pour justifier l'arrêt des négociations.
 
Guerre du Liban, blocus et assauts contre Gaza, assassinats ciblés de leaders politiques palestiniens, extension constante des colonies, et aujourd'hui, attaque en haute mer de civils ressortissants de plus de 40 pays différents. A chaque fois, Israël oppose la même justification : sa raison d’Etat prime sur le droit et les institutions internationales. Un tel mépris de la Communauté internationale n’est possible que par la complaisance conciliante des gouvernements des Etats-Unis et de l’Union européenne.

Sans doute les pacifistes du Free Gaza Flotilla n’avaient-ils plus grande confiance dans les organisations internationales pour exprimer leur refus du blocus de Gaza. Ils ont cher payé, certains de leur vie, la lâcheté de leurs représentants politiques, souvent si prompts à condamner verbalement Israël pour mieux occulter leur obstruction à toute action coercitive sanctionnant l’Etat hébreu. La récente adhésion d’Israël à l’OCDE à l’unanimité de ses membres, dont la Belgique, n'est pas faite pour les contredire.
 
Faut-il rappeler qu’en 2007 la Belgique fut le cinquième exportateur d’armes européen vers Israël ?  Faut-il rappeler que les aéroports belges demeurent  des points de passage obligés pour les importations israéliennes ?  Que l’Union Européenne est le premier partenaire commercial d’Israël ?  Faut-il rappeler que le droit international reconnait la légitimité de la résistance armée en cas d’occupation ?  Que face à la répression coloniale, les peuples recourent bien souvent à la violence, y compris parfois sous des formes terroristes ?  Faut-il rappeler que l'immense majorité du monde non occidental, ainsi qu'une partie croissante de notre opinion publique, s'indignent de la duplicité  de nos représentants politiques et considèrent que celle-ci discrédite nos principes et valeurs démocratiques ?

Il convient donc de prendre acte de la complicité passive de nos Autorités et de balayer devant notre porte : comment pouvons-nous en tant que citoyens de Belgique nous désolidariser de l’ethnocide en cours des Palestiniens ? 
 
Notre intérêt bien compris doit nous mener à répondre positivement à l'appel de la société civile palestinienne demandant le boycott d'Israël tant qu’il violera le droit international.


Signataires :

Jamila Bouajaja (Economiste ULB, Belgique)

Jean Bricmont (Professeur UCL, Belgique)

Souhail Chichah (Economiste ULB, Belgique)

Jean-Marie Dermagne (Avocat et ancien Bâtonnier)

Jamal Essamri (Sociologue)

Oscar Flores (CRER - Coordination de solidarité avec les réfugiés)

Bahar Kimyongür (Membre du Front populaire - Turquie)

Olivier Mukuna (Journaliste)

Monique Mbeka Phoba (Réalisatrice)

Anne Morelli (Professeure ULB, Belgique)

Nouria Ouali (Sociologue ULB, Belgique)

Pierre Piccinin (Professeur Sciences - Po Ecole Européenne, Belgique)

Aurore Van Opstal & Abdellah Boudami (Co-auteurs de « Israël, parlons-en ! »)

 
16
JUIN
Iran : le mensonge Imprimer
Mercredi, 16 Juin 2010 [Liste des articles]
 

Iran : le mensonge Iran : le mensonge
Iran : le mensonge


« J'ai écrit ce livre dans l'urgence. Quelques minutes avant l'irréparable. En ce temps où notre monde bascule à toute allure dans un gouffre de non-sens, d'absurdité, où le mal se prend pour le bien et fait porter à celui-ci ses propres tares, j'ose élever une petite voix à contresens. Au tribunal de ce monde aux valeurs inversées, je plaide la cause de l'Axe du Mal, et accuse l'Axe du Bien.

Un pavé dans la mare bien pensante des médias.

Salutaire ! Qu'il s'agisse du nucléaire, de la condition féminine, du sort des minorités, de l'économie... A chaque fois nous sautent au visage le mensonge et l'injustice. Tous les moyens sont bons pour qu'apparaisse un Iran néfaste et diabolique contre lequel une guerre serait la seule issue possible. Le point d'orgue étant le commentaire honteux des dernières élections et de la tentative de coup d'état qui s'en suivit. Le lecteur jugera d'après les contre-enquêtes, les témoignages et les chiffres apportés dans ce livre. Il constatera ce qu'il en est réellement de la politique iranienne. De sa vision socialisante et participative. De son engagement auprès d'autres pays non-alignés afin de faire de l'homme un but, et non une machine à produire.

Puisse ce livre apporter quelques lumières de vérité dans un procès truqué d'avance. Et servir la cause de la Paix. »

Gilles Lanneau est né le 2 février 1949 à Reims. Il exerce la profession de paysagiste, puis crée une structure d'accueil axée sur le bio et l'éthique de vie. En parallèle, il voyage en Iran, en Inde et au Pakistan dans le cadre de recherches sur la naissance des grands mythes fondateurs de la culture indo-européenne et sur la survivance dans des régions reculées de traditions s'y rapportant. Il donne des conférences et a écrit un ouvrage sur ce sujet.


Editeur : Diffusion International Edition, France (05/2010).
Auteur : Gilles Lanneau.


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09
JUIN
Pourquoi je suis devenu anti-sioniste Imprimer
Mercredi, 09 Juin 2010 [Liste des articles]
 

Pourquoi je suis devenu anti-sioniste

Pourquoi je suis devenu anti-sioniste

Par Joseph Malard, lecteur de Marianne.


Joseph Malard, lecteur de Marianne, ne prend pas de gants pour expliquer pourquoi, anciennement pro-israélien, il a basculé dans l'opposition absolue au sionisme. Radical, mais significatif d'une opinion qui s'est détachée d'Israël depuis des années. Il répond à un article intitulé « Contre la diabolisation d'Israël », écrit par un autre lecteur de Marianne nommé L'Hérétique.


Monsieur L'Hérétique aurait-il une carte du CRIF en poche ?  On serait tenté de le croire.

« Comprenons-nous bien : il faut qu’Israël soit le méchant en toutes circonstances » (L'Hérétique).

Ah ben non !  C'est vrai que le monde entier fait preuve d'une mauvaise foi flagrante. Après tout, bombarder des civils avec des bombes d'une tonne, à l'artillerie lourde, au phosphore et au canon de char n'est rien. Enfermer 2 millions de personnes dans un ghetto à ciel ouvert, toujours en les bombardant, et comme si ça ne suffisait pas en les affamant est négligeable. De même, procéder à une épuration ethnique lente à Jérusalem Est comme en Cisjordanie, voler les terres et l'eau, contraindre les habitants à l'exode en prenant la terre et en détruisant les maisons, cultures et le peu d'industrie existant est peccadille. Laisser des femmes enceintes mourir en couches sur place en les bloquant sans raison (elles accoucheraient sans doute d'une bombe) à des check-point représente également le summum de la générosité de l'Etat hébreu. Tirer sur des civils désarmés, hommes, femmes enfants mêlés pendant une manifestation, quand ce n'est pas sur les ambulances qui les emmènent ensuite est sans doute un geste humanitaire.

Point de méchanceté donc…  Et cela dure depuis maintenant plus d'un demi-siècle. Ça fait que du haut de mes 51 ans je dis ceci. A 20/25 ans, bien bourré de propagande officielle sur les pôv's israéliens ... encerclés/menacés par les vilains arabes égorgeurs, j'étais pro-Israël. Puis, les années passant, j'ai vu s'empiler les innombrables s....... faites par les israéliens. Du bombardement massif de pays tiers (Liban) au racisme, au terrorisme d'Etat en passant par les innombrables "petits meurtres" commis sur des civils, tout cela m'a ouvert les yeux.

Je suis aujourd'hui férocement anti-sioniste et anti-Israël. D'aucuns s'empresseront d'ajouter un autre "anti" quelque chose mais je m'en tape ...

 

Joseph Malard, Mariannaute.

Source : Marianne2.fr

 
02
JUIN
Flottille pour Gaza : Lettre ouverte au Président de la République Imprimer
Mercredi, 02 Juin 2010 [Liste des articles]
 

Flottille pour Gaza : Lettre ouverte au Président de la République

Lettre ouverte de Monsieur Abdellah Ouahhabi, réalisateur et producteur TV, journaliste, à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République.

La Varenne Saint-Hilaire, le lundi 31 mai 2010.


Après les derniers crimes israéliens, il n’est pas soutenable, il n’est pas digne que la France, porteuse de valeurs humanistes universelles, se limite à des protestations platoniques (« usage disproportionné de la force »), comme ce fut le cas après l’utilisation de passeports français pour commettre des crimes ou après les 1400 morts, majoritairement des femmes, des enfants et des vieillards, de 2009...

 

Monsieur le Président,

Je suis un Français d’origine coloniale ; en fait mes ancêtres sont partis de l’État français, et sont plus anciennement Français que nos concitoyens Savoyards ou d’autres encore. Mais, je ne pense pas me tromper en pensant que tous les Français sont égaux, ont des droits égaux et ont également à cœur la France, indépendamment de leur origine et/ou de leur religion.


J’apprends aujourd’hui, que l’État israélien s’est de nouveau rendu coupable de crimes de guerre en assassinant 19 pacifistes civils qui s’étaient donnés pour mission de porter secours à la population Gazaouie soumise à un blocus comparable à celui du ghetto de Varsovie. On parle d’une trentaine de blessés.

Cinq questions se posent avec force et urgence aux plus hautes autorités de la France dont plus de dix millions de citoyens sont des descendants d’indigènes ou d’esclaves :

Y a-t-il des Français parmi les 19 victimes ?

Y a-t-il des criminels français parmi ceux qui ont assassiné ou blessé ou tenté d’agresser des concitoyens français, parmi les soldats qui ont commis ces crimes de guerre ?

Qu’allez-vous faire pour faire revenir en France ces criminels et les faire juger ?

Et s’ils refusent de venir rendre des comptes devant la justice française, qu’allez-vous faire pour leur retirer la nationalité française et toutes les pensions et autres formes de versements opérés à leur avantage par l’État français ?

Allez-vous enfin interdire à une armée officiellement colonialiste -ayant en plus commis des crimes de guerre qui font déjà l’objet d’une enquête de l’ONU- et aux œuvres de cette armée de collecter des fonds en France ?

Rappel :

1 / Israël est un État – conséquence de la Seconde Guerre Mondiale – qui n’est pas membre à part entière de l’ONU parce qu’il ne satisfait pas les critères requis. 
Pourtant il doit sa création à l nature colonialiste de l’ONU de 1948 et aux principes actuellement obsolètes qui prévalaient, à savoir la pérennité du colonialisme et la tutelle des pays développés sur les pays colonisés ou sous protectorat.

Israël continue de réclamer son droit à coloniser un autre peuple et des croyants d’autres religions en leur attribuant un statut inférieur sur la terre de leurs ancêtres.

En d’autres termes, l’État d’Israël - État colonialiste, basé sur la supériorité raciale de la population européenne Khazar et sur la suprématie d’une religion sur les autres dans un territoire donné – a perdu sa légitimité internationale du fait de l’évolution du droit international par le fait de la décolonisation de la planète.
Le fait que la majorité de la population dont se réclame l’État d’Israël (les Khazar – 90% et les Juifs sémites – 10%) refuse de vivre en Palestine 60 ans après son apparition bien qu’il offre aux immigrés des facilités économiques exceptionnelles et un statut avantageux de colonisateur montre que cet État n’a en plus aucune légitimité sociologique et historique.

2 / Israël, dans le cadre de sa politique coloniale illégale au regard du doit international, a établi par la force des armes et en dehors de toute légalité internationale un blocus de la zone de Gaza au titre de sanction collective d’une population d’un million d’habitants… de la même manière que le firent les Nazis à Varsovie.

Or les sanctions collectives – le blocus de Gaza – sont strictement interdites par la législation internationale.

On se trouve donc face à deux infractions à la loi internationale : le colonialisme et le blocus.

3 / Dans ce contexte doublement illégal, en décembre 2007-janvier 2008, Israël a mené des bombardements de cette population, considérés par la communauté internationale comme des crimes de guerre. L’enquête de l’ONU est en cours.

C’est pourquoi, différents gouvernements – parfois amis d’Israël – ont demandé que ce blocus cesse. Il en a été de même de différentes instances de l’ONU et y compris de son Secrétaire Général, Monsieur Ban Ki Moon.

Enfin, tout récemment, Israël a défié la résolution de l’ONU signée à l’unanimité par 185 pays (y compris par les USA et la France) réunis pour la Conférence quinquennale sur la non prolifération nucléaire en refusant de soumettre son armement nucléaire au contrôle de l’AIEA.

De la même manière, Israël a utilisé des passeports de pays de l’Union Européenne – dont des passeports français – pour commettre des crimes dans un pays tiers (le Qatar).

On est donc bien en face d’un comportement d’un État-voyou qui ne respecte rien, qui tue des civils y compris des pacifistes de toutes nationalités dans le but de faire fructifier un régime honteux de ségrégation raciale à l’intérieur et de colonisation à sa périphérie, le tout motivé par des vérités messianiques alors que des chefs religieux Juifs de renom dénoncent cette dérive au même titre que d’autres dénoncent les dérives réelles ou supposées de certaine hiérarchie chrétienne pendant le Nazisme.

4 / Les crimes de ce jour – 19 morts et plusieurs dizaines de blessés – se situent dans la droite ligne de cette dérive sanglante d’un État aux abois qui a perdu toute légitimité morale ou de droit international auquel ne reste plus que l’usage inapproprié et abusif de la force, de la violence d’État.

La France, un pays qui a renoncé au colonialisme en 1962 et qui se présente comme un État de droit, comme la patrie des droits de l’homme doit absolument prendre des mesures… au moins contre ceux qui se prétendent ses ressortissants et qui sont impliqués dans l’assassinat de Français ou de citoyens de l’Union Européenne.

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Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste