Bachar al-Assad, Président de la République arabe syrienne.Syrie : « L’Europe paiera le prix pour les livraisons d’armes aux rebelles ! » (Bachar al-Assad)
Le Président syrien Bachar al-Assad a assuré, lors d’un entretien avec le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) que l'Europe paierait le prix d'éventuelles livraisons d'armes aux rebelles : « Si les Européens livrent des armes, l'arrière-cour de l'Europe deviendra un terrain favorable au terrorisme et l'Europe en paiera le prix ».
« La conséquence des livraisons d'armes serait une exportation directe du terrorisme en Europe », a poursuivi le président, « les terroristes reviendront [en Europe, ndlr] avec une expérience du combat et une idéologie extrémiste. Le terrorisme signifie ici le chaos et le chaos mène à la pauvreté. Et cela signifie que l'Europe perd un marché important », assurant que « l'Europe, que cela lui plaise ou non, n'a pas d'autre choix que de coopérer avec l'Etat syrien » !
Bachar al-Assad rejette en outre, les accusations fallacieuses des Occidentaux selon lesquelles l'armée syrienne a fait usage d'armes chimiques contre les rebelles : « Si Paris, Londres et Washington avaient une seule preuve de leurs allégations, ils les auraient présentées au monde ». Puis il a jouté que « tout ce qui est dit sur l'emploi d'armes chimiques est la poursuite des mensonges sur la Syrie. C'est une tentative de justifier une plus grande ingérence militaire »…
Washington a estimé qu'entre 100 et 150 personnes au minimum avaient été tuées dans des
attaques chimiques en Syrie en un an, ce à quoi Bachar al-Assad répond que « d'un point de vue militaire, les armes conventionnelles peuvent tuer en une seule journée un nombre beaucoup plus grand » de personnes !
« Il est illogique d'employer des armes chimiques pour tuer un nombre de personnes qui
peut être atteint avec des armes conventionnelles », argumente-t-il, avant de s'en prend tout particulièrement à la France et à la Grande-Bretagne qui, « avec les Nations unies, cherchent des laquais et des marionnettes qui font prévaloir leurs intérêts ».
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad, a de son côté, affirmé le 17 juin, que vouloir armer les rebelles était un « appel au meurtre ».
Lors du G8, les pays occidentaux ont tenté d’arracher des concessions sur la Syrie au
président russe Vladimir Poutine, plus déterminé que jamais dans son soutien au régime de Damas et viscéralement opposé à armer les terroristes.