Interview de Yahia Gouasmi par la chaîne Al-Alam (Paris, 01/02/12).Interview de Yahia Gouasmi, candidat à l'élection présidentielle, par la chaîne Al-Alam
*Vidéo en fin d’article.
Yahia Gouasmi, candidat à l'élection présidentielle, a répondu aux questions de la chaîne d’information Al-Alam. L’interview a eu lieu le 01/02/12, depuis le bureau parisien de M. Gouasmi, place Vendôme.
Voici les questions qui lui ont été posées :
Questions nationales :
- Est-ce facile d’être musulman en France et de se présenter à l’élection présidentielle ?
- Vous avez dit : « Il n’y a pas de clivage gauche/droite », pouvez-vous clarifier ce propos ?
- Vous dites : « Les hommes politiques de droite comme de gauche, qui prétendent que ce sionisme n’existe pas, cherchent à tromper ceux qui les écoutent et servent, d’une manière ou d’une autre, Israël et le sionisme ». On n’est donc pas sorti de l’auberge ?
- N’avez-vous pas peur d’être taxé d’antisémite ?
- L’ère Sarkozy a été marquée par une offensive – en matière de lois – antimusulmane. Cela ne semble t’il pas être une stigmatisation déguisée ? Quel est votre regard sur l’ère Sarkozy ?
- Vous faites souvent référence au Général de Gaulle qui pointait du doigt le sionisme en France et l’atlantisme. La France a-t-elle perdu ses valeurs gaulliennes pour assister aujourd’hui à un « sarkozysme » qui a délaissé ces valeurs ?
- Nous assistons à la paupérisation de la société française. Pensez-vous que la politique économique et sociale de Sarkozy soit un échec ? Pensez-vous que l’UMP n’ait plus de solution à proposer ?
- Quels sont les moyens que vous proposez pour endiguer le sionisme en France ? Craignez-vous l’abstention lors des prochaines élections ?
Questions internationales :
- Que est votre sentiment par rapport à la batterie de sanctions votées par l’Europe contre le pétrole et le gaz iraniens ?
- L’acharnement de la diplomatie française contre la Syrie en dit long sur ce couac que traverse la diplomatie française. Depuis l’avènement de Sarkozy, on parle de redorer le blason de la diplomatie française alors que, selon les observateurs, elle fait encore du « sur place »…
- La France vient d’adopter une loi incriminant ceux qui ignorent le génocide arménien en 1915. Quelle lecture donnez-vous à cette logique parlementaire qui consiste à adopter ce type de loi ?
- La relation franco-turque, assez ancienne, est mise à mal par les menaces de sanctions économiques turques contre la France. Pouvons-nous dire, comme Alain Juppé, que cette loi était malvenue ?
- Vous dites : « Avec le Printemps arabe, l’entité sioniste est de plus en plus isolée et les États-Unis ont perdu leurs derniers pions arabes dans la région ». Ceci est-il vrai ?