Journée mondiale de Jérusalem (Al Qods) – Vendredi 3 septembre 2010
Je tiens à m’adresser à tous ceux qui veulent lutter contre l’injustice et l’oppression.
Cette journée mondiale a été décrétée par l’Ayatollah Khomeiny (p), peu après la victoire de la Révolution islamique en Iran. Elle prend pour symbole Jérusalem (Al Qods) : la ville des trois monothéismes abrahamiques (Judaïsme, Christianisme et Islam). Jérusalem (Al Qods) est aujourd’hui la capitale de la Palestine : un pays occupé, colonisé et martyrisé. C’est autour de la Palestine que se concentrent, depuis plus de 60 années, les pires injustices et les pires crimes : déplacements forcés de populations, spoliations de terres, bombardements de civils, refus de reconnaître l’existence de tout un peuple sur sa propre terre… Ces crimes sont commis par le sionisme, une idéologie de domination et de racisme. Ces crimes sionistes, longtemps occultés par toute une machine internationale de propagande, ne concernent pas seulement le peuple palestinien, mais également toutes les nations du monde et tous les gens épris de paix et de justice.
Aujourd’hui, le sionisme et son entité en Palestine font courir le risque d’une catastrophe nucléaire à toute l’Humanité. Ces menaces de guerre sont permanentes et s’étalent avec cynisme : acte de guerre contre une flottille humanitaire dans les eaux internationales (9 morts) avec l'impunité pour les agresseurs sionistes, sanctions contre la République islamique d’Iran et contre son peuple à l’instigation du seul État nucléaire de la région – Israël – qui n’est jamais inspecté et qui est au-dessus de toute loi ! C’est aussi le cas en Europe et en particulier en France où le lobby sioniste, véritable gouvernement occulte de la France, prétend imposer ses mensonges et ses choix politiques, persécutant par là même tous ceux qui osent lui tenir tête.
Voilà pourquoi la Journée de Jérusalem (Al Qods) est importante. C’est l’occasion pour tous les opprimés et pour tous les déshérités de s’unir et de dénoncer partout où ils se trouvent le sionisme et ses agents. C’est l’occasion également de manifester une totale solidarité avec le Front de la Résistance au sionisme ; avec le peuple palestinien qui continue son combat contre l’occupant malgré la répression et les trahisons ; avec le peuple iranien dont la détermination face à l’USraël en fait aujourd’hui le rempart le plus solide pour tous les peuples épris de liberté et d’indépendance ; avec les peuples du Liban et de Syrie que les multiples agressions sionistes ne sont pas parvenues à faire plier ; et enfin avec tous ceux de par le monde – Juifs, Chrétiens, Musulmans, Humanistes – solidaires de ce combat aux dimensions mondiales qui se livre en Palestine avec pour emblème : Jérusalem (Al Qods).
Alain Minc, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy...
Expulsions de Roms : Alain Minc réagit aux propos du pape Benoît XVI
Economiste, essayiste et dirigeant d'entreprise, Alain Minc est un conseiller officieux de Nicolas Sarkozy. Ses visites en soirée à l’Elysée l’ont fait surnommer « le visiteur du soir ». Ses origines polonaises et juives – habilement mises en avant quand il le faut – et ses réussites universitaires et professionnelles voudraient faire de M. Minc un exemple réussi d’intégration républicaine. Habitué des conseils d'administration et des plateaux télévisés, Alain Minc a généralement réponse à tout. Il est donc parfaitement autorisé à nous donner son point de vue sur les allusions de Benoît XVI aux expulsions de Roms par l’État français.
Interrogé à ce propos sur France Inter, mercredi 25 août, Alain Minc avait juste envie « d’exploser un peu ». « On peut discuter de ce que l’on veut sur l’affaire des Roms, mais pas un pape allemand ». Et d’ajouter, « Jean-Paul II peut-être, mais pas lui » (allusion faite aux origines polonaises de Jean-Paul II). Puis, il a laissé entendre que de part sa nationalité, Benoît XVI était un héritier du régime nazi: « Son insensibilité qu’on a mesurée quand il a réinstallé un évêque révisionniste, son insensibilité à l’Histoire, dont il est comme tous les Allemands un héritier, non pas un coupable mais un héritier ». Voilà l’état d’esprit d’un conseiller officieux du Président de la République ! On ne peut pas parler du problème des Roms avec un pape parce qu’il est allemand, donc héritier de la période hitlérienne… De plus, l’insensibilité du pape serait allée jusqu’à réinstaller un évêque dit révisionniste (Monseigneur Richard Williamson). La cause est entendue : Benoît XVI n’a pas voix au chapitre concernant les Roms parce qu’il est Allemand et pape ayant levé l’excommunication de Monseigneur Williamson.
Tout Allemand est donc « héritier d’Adolphe Hitler ». Une question vient alors à l’esprit : de quoi un Allemand a-t’il par conséquent le droit de parler ? Puisque tout Allemand est « héritier du passé de l’Allemagne » (qui a perdu la guerre), il n’est autorisé à faire que ce que l’on fait quand on hérite d’un « passif » : payer ! C’est d’ailleurs ce que fait l’Allemagne depuis 1945 en versant, chaque année, d’énormes indemnités à l’entité sioniste qui n’existait pas au moment de la deuxième guerre mondiale. Ces indemnités sont également versées à des associations opaques dirigées par des sionistes nord-américains, dont les prétendus bénéficiaires (les victimes juives de la deuxième guerre mondiale) n’en voient que rarement la couleur. Voilà donc sans doute pour M. Minc quelle doit être en 2010 la fonction de l’Allemand : se taire et payer. La complicité servile d’Angela Merkel et de son gouvernement envers l’entité sioniste n’empêchera pas Alain Minc et de nombreux sionistes qui ont pris goût aux indemnisations, de dire que « l’Allemand reste toujours l’Allemand ». Si, en plus, cet Allemand est pape (donc catholique), et qu’il n’a pas cru bon de persécuter un de ses évêques aux opinions non conformes sur un point d’histoire, alors il n’y a plus rien à dire...
Il est vrai que les bonnes manières se perdent. Pour qui se prend ce catholique allemand devenu pape, et qui ose donner des leçons à M. Sarkozy, l’ami d’Israël ? Benoît XVI devrait savoir qu’être ami d’Israël est un statut qui vous met au-dessus de toute critique et vous assure une totale impunité. Alors qu’être Allemand fait de vous un éternel héritier qui doit expier ses fautes jusqu’à la fin des temps. Alain Minc a eu au moins le mérite de le dire crûment !
Première centrale nucléaire d’Iran : c’est parti !
Ce samedi 21 août, l’Iran et la Russie ont commencé à charger les barres de combustible dans le réacteur de la première centrale nucléaire iranienne, située dans le port de Bouchehr au sud du pays. Les cérémonies étaient présidées par M. Ali Akbar Salehi, chef de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran (AEOI), et M. Sergueï Kirienko, chef de l’Agence fédérale de l’énergie atomique russe (Rosatom). Le chargement du combustible par les ingénieurs iraniens et russes est placé sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et se poursuivra pendant 7 à 8 jours.
C’est la conclusion heureuse d’un projet démarré en 1975 avec la compagnie allemande Siemens (à l’époque l’Iran, sous la botte du Shah et allié d’Israël, avait droit au nucléaire civil !). Mais la compagnie stoppa ses travaux en 1979, pour se retirer définitivement à la fin des années 1980 sous la pression du lobby sioniste. En 1995, l’Iran se tourne alors vers la Russie. Mais suite à des problèmes techniques (adapter le réacteur de fabrication russe aux travaux commencés par Siemens), et surtout politiques (pressions de l’USraël), la conclusion du projet irano-russe aura finalement pris 11 ans de retard.
Malgré la politique de sanctions menée à son encontre, l’Iran est le premier pays musulman de la région à se doter d’une centrale nucléaire civile. Bénéficier du nucléaire civil est un droit légitime pour toutes les nations, y compris celles qui ne se soumettent pas à l’USraël. Il suffit d’avoir la volonté de résister, et de ne pas céder aux chantages et aux tentatives de corruption. Pour cela, les dirigeants doivent en être capables et déterminés ! Quelle grande leçon pour toutes les nations, notamment arabes, qui souhaitent se libérer de la domination sioniste exercée par chefs d’États locaux interposés.
Par ailleurs, en respectant ses engagements, la Russie se trouve impliquée davantage dans sa relation avec l’Iran. En effet, le contrat se monte à plus d’un milliard de dollars, et la présence en Iran de nombreux spécialistes russes rend problématique toute tentative d’agression contre l’Iran. Il est clair que Moscou ne resterait pas les bras croisés si ses intérêts économiques et ses ressortissants étaient menacés.
De toute évidence, l’inauguration de la centrale de Bouchehr est une victoire de l’Iran contre les tentatives d’étranglement et d’isolement que poursuit l’USraël depuis des années. Dès sa mise en route, cette centrale nucléaire soulagera notoirement l’économie iranienne que les embargos successifs ont cherché à détruire. C’est surtout une leçon pour tous ceux qui combattent le sionisme et son entité en Palestine. Oui, il est possible de tenir tête à Israël et à ses lobbies, et pour cela deux choses suffisent : une volonté inébranlable, et une politique tenace et intelligente… La République islamique d’Iran possède les deux !
Dans un contexte de démantèlement des camps de Roms, d’expulsions, de stigmatisation des gens du voyage et de graves incidents dans certaines banlieues entre des jeunes et les forces de police, M. Sarkozy et son gouvernement tentent de rebondir en enfourchant le vieux cheval « sécuritaire », sur fond de xénophobie et de racisme.
Après les échecs économiques et sociaux et les scandales politico-financiers, M. Sarkozy a réactivé la campagne sécuritaire dans un discours prononcé à Grenoble le vendredi 30 juillet, à l’occasion de l’installation du nouveau préfet de l’Isère (un haut fonctionnaire de police, comme c’est maintenant le cas dans le département de la Seine-Saint-Denis). Lors de son intervention, le Président a marqué sa volonté de déchoir de la nationalité française certains Français, et a ouvertement associé délinquance et immigration. Il a annoncé des interpellations à grand spectacle dans les cités dites sensibles, et s’en est pris aux maires et aux élus municipaux jugés laxistes en matière de sécurité. Cette véritable offensive lancée par le gouvernement a créé, même dans son propre camp, un fort malaise : certains élus UMP n’ont pas manqué de prendre leurs distances avec les propositions et les déclarations tonitruantes du gouvernement.
On connaît les problèmes constitutionnels que poserait la déchéance de la nationalité française. On a pu voir le peu de résultats que les opérations de police et les interpellations ont donnés ces dernières semaines. On sait que la plupart des Roms expulsés de leurs campements s’installeront plus loin, ou alors expulsés de France vers leur pays d’origine – souvent la Roumanie membre de l’Union européenne – ils ne tarderont pas à revenir en France. Quel est alors le véritable but de cette offensive sécuritaire et xénophobe de M. Sarkozy ? Il y a bien-sûr l’optique électorale pour 2012 : conserver voire augmenter le nombre de voix racistes et xénophobes. Mais à ce jeu M. Sarkozy ne sera pas nécessairement gagnant, vu l’échec de sa politique depuis 2007. De nombreux électeurs sécuritaires ou xénophobes risquent fort de retourner à leur parti d’origine ou de s’abstenir.
Indépendamment des calculs politiciens pour l’élection présidentielle de 2012, ce gouvernement a largement banalisé la xénophobie et la recherche du bouc émissaire. Depuis qu’Eric Besson, ministre de l’Immigration, a ouvert le 2 novembre 2009 un grand débat sur l’identité nationale, et avec les dérapages racistes du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, qui lui ont valu une condamnation en justice pour laquelle il a fait appel, on sent très bien qu’un nouveau climat a été instauré en France. On cherche volontairement à opposer les communautés, à désigner des coupables, en un mot, à créer un véritable climat de pré-guerre civile !
Il est intéressant d’observer les réactions des fonctionnaires de police à travers leurs syndicats, ainsi que celles de la gendarmerie, interdite de syndicalisme mais dont les états d’âme sont malgré tout perceptibles. Ces fonctionnaires ont à faire à une réduction drastique de leur budget, donc des effectifs et des moyens. Ils sont au premier rang pour comprendre l’absurdité de la politique sécuritaire de M. Sarkozy : on leur demande toujours plus de « sécurité », avec moins de moyens sur le terrain. Ajoutons à cela la politique du chiffre dans le but d’obtenir une baisse des statistiques de la délinquance, et on comprendra aisément que le moral de la police ne soit pas au plus haut. Cela s’est d’ailleurs manifesté le 23 mars dernier à Melun, lorsque des policiers de la BAC (Brigade Anti Criminalité) ont tourné le dos au Président de la République, alors que celui-ci rendait hommage à un policier tué pendant son service par un membre de l’ETA (Le Monde, le 18 août 2010). Le malaise est moins perceptible au sein de la gendarmerie, mais le mécontentement s’y fait tout autant sentir.
On est alors en droit de se poser une question : qui souhaite une escalade de la violence prenant à partie les forces de l’ordre ? Une aggravation de la situation donnerait à M. Sarkozy l'occasion d’apparaître alors comme un « sauveur ». Lors de l’élection présidentielle de 2007, nous avons en effet compris à qui avaient profité les émeutes de 2005. Est-ce cette politique du pire, de la peur et de la discorde qui a été programmée ? Il est à craindre qu’un drame ne se produise dans un quartier dit sensible, autant la mort d’un jeune que d’un fonctionnaire de police. Il pourrait s’en suivre alors une série d’émeutes, permettant au pouvoir de durcir la législation et les mesures sécuritaires en cette période de crise.
Tout le monde sent, confusément, que la France est en train de glisser vers un climat politique malsain, qu’elle n’a pas connu depuis au moins la guerre d’Algérie. Souhaitons que les jeunes aussi bien que les fonctionnaires de police sauront éviter le piège que leur tend M. Sarkozy, et qu’ils refuseront de devenir de fait ses agents électoraux.
Interview de Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste, par Meriem Abdou, journaliste au quotidien algérien Le Courrier d’Algérie
Depuis les attentats du World Trade Center en 2001, certains musulmans sont mis au ban de la société et le discours politique se radicalise. Quelle est la part de responsabilité imputée aux politiques tant occidentaux que musulmans dans cette dangereuse dérive ?
Il est un fait que le 11 Septembre a changé radicalement la relation entre l’Occident (USraël et Union européenne) et le monde musulman. La responsabilité des dirigeants occidentaux, en premier lieu nord-américains, est considérable. Il est évident que le 11 Septembre – attentat ou manipulation – a été le prétexte pour l’USraël et l’Occident de stigmatiser l’Islam dans sa totalité, et de se lancer dans les guerres contre l’Irak et l’Afghanistan, dans l’attente hélas d’autres conflits sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Ces guerres ont toujours trois particularités : frapper des pays musulmans, coïncider avec les plans globaux du sionisme, et enfin viser des pays riches en matières premières ou occupant une situation stratégique. Face à l'offensive permanente des grands médias occidentaux, contrôlés quasi exclusivement par le lobby sioniste, les dirigeants musulmans se sont divisés en deux camps : ceux qui se sont alignés sur l’USraël, et ceux qui continuent à le combattre, à savoir : le Front de la Résistance au Moyen-Orient (Iran, Syrie, Hezbollah, Hamas), l'Afghanistan contre l'agresseur américain et ses alliés, et l'Algérie dans ses prises de position.
Cette année, l'Aïd el-Fitr devrait tomber autour du 11 septembre. De nombreuses associations regroupant des musulmans craignent que la confusion ne se fasse entre cette fête religieuse joyeuse et l'anniversaire des attentats d'Al-Qaida, alors que la construction d'une mosquée près de Ground Zero fait déjà débat. Cet amalgame entre fête religieuse et référence au 11 septembre 2001 ne risque t’il pas d’exacerber le climat d'islamophobie qui règne depuis quelque temps, tant aux États-Unis comme en France ?
Il est à craindre, en effet, que la coïncidence entre les deux dates soit un prétexte pour exacerber l’islamophobie. La polémique aux États-Unis concernant le projet de construction d’une mosquée non loin de Ground Zero en est déjà une illustration. Mais la campagne islamophobe déclenchée en France cet hiver à partir du débat sur l’identité nationale, démontre bien que l’islamophobie est une arme utilisée par le sionisme et les gouvernements qui lui sont soumis, et cela indépendamment des coïncidences de dates. Et il faut s’attendre à ce que l’islamophobie continue, car elle est un moyen propagandiste d’Israël et de ses lobbies dans la préparation de ses futures agressions.
Comment considérer la communauté musulmane en France, longtemps discrète et effacée, surtout quant on sait que le lobby sioniste est profondément enraciné dans les différentes instances (politiques, médiatiques et économiques) ?
En France, des institutions musulmanes dites « représentatives » ont été créées par Sarkozy alors qu’il était ministre de l’Intérieur (de 2002 à 2007). Et pour bien montrer leur soumission au lobby sioniste au pouvoir, leurs dirigeants assistent chaque année au dîner du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France). Le CRIF est en France le véritable ambassadeur d’Israël dans la classe politique, dans l’administration, et dans les médias, et son dîner annuel est le moment où on vient lui faire allégeance… Ceci nous en dit long sur la vraie nature de ces institutions musulmanes dites « représentatives ». Cette communauté est de plus très divisée, soit par des instances étrangères, ou par des partis politiques français traditionnels, notoirement liés au sionisme. Les principaux dirigeants de cette communauté se gardent bien de dénoncer l’existence d’un lobby sioniste en France, et bien entendu de faire le lien entre ce lobby et la montée de l’islamophobie. Tout cela explique la relative faiblesse de la communauté musulmane de France quand il s’agit d’intervenir sur des questions politiques concrètes (islamophobie, Palestine, Liban, sanctions contre l’Iran). Malgré cela, des progrès ont été réalisés et l’existence de notre parti, le Parti Anti Sioniste, qui sans être communautaire est écouté par une partie non négligeable de la communauté musulmane, en est bien la preuve. En effet, il propose aux musulmans français une alternative autre que les partis traditionnels largement sionisés.
En cette période estivale, ceux qui en ont encore les moyens profitent pour partir en vacances et voyager. La Sarkozie, ce pays qui fut appelé la France à une certaine époque, mérite que l’on s’y attarde. Avec M. Sarkozy au poste de Président, les curiosités ne manquent pas…
Notre première étape sera l’affaire Woerth-Bettencourt. C’est le feuilleton de l’été, avec chaque jour ou presque un nouvel épisode. Nous n’allons pas reprendre chacun des faits ayant marqué cette affaire mais plutôt la résumer. Il existe en France un micro-parti composé d’adhérents fortunés ou donateurs de l’UMP, dont M. Woerth, ancien ministre du Budget et aujourd’hui ministre du Travail, était le trésorier il n’y a pas très longtemps. Certains de ces donateurs, très riches, vivent à l’étranger (Londres, New-York…), et beaucoup utilisent ces paradis fiscaux que M. Sarkozy et M. Woerth souhaitent voir disparaître. Ces donateurs seraient donc en théorie totalement « désintéressés », puisqu’ils financent le parti et les dirigeants qui veulent détruire les paradis fiscaux où est placée leur fortune ! Fraude fiscale, graves soupçons de trafics d’influence, paralysie d’une justice aux ordres… Serait-ce la fin d’un règne ?
Cet été a également permis le retour en force du débat sur l’identité nationale. On se souvient que ce débat, décidé et dirigé par le gouvernement, a surtout eu pour but de stigmatiser la communauté musulmane de France. Devant l’opposition et l’indifférence des Français, sans parler des dérapages verbaux aux plus hauts niveaux de l'État, le débat avait tourné court et semblait enterré. Mais à la suite d’un incident survenu avec les gens du voyage et des troubles dans une banlieue de Grenoble, le débat a été remis à l’ordre du jour, passant en quelque sorte de la théorie à la pratique.
Voyant sans doute que la stigmatisation des musulmans de France ne faisait pas la recette escomptée, Sarkozy et le gouvernement ont cru trouver le maillon faible : les Roms et les gens du voyage. Les Roms, dont on nous parle tant, sont majoritairement des citoyens roumains, hongrois et slovaques, et donc appartiennent depuis peu à l’Union européenne (l'espace Schengen). Ils ont ainsi le droit de circuler librement au sein de cet espace, mais ne sont pas autorisés à y travailler. Croyant au vieux mythe de « La France, pays des droits de l’Homme », ils sont venus chez nous pour fuir les discriminations et la misère, espérant donner un autre avenir à leurs enfants. Quant aux gens du voyage, dont le statut est tout à fait légal en France, ils sont majoritairement français. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux ont des ancêtres qui étaient déjà français à une époque où ceux de M. Sarkozy ne l’étaient pas encore !
Dans un discours prononcé à Grenoble, M. Sarkozy a fait connaître sa volonté de déchoir de leur nationalité certains Français nés de parents étrangers. Bien entendu, son entourage le plus proche (le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux ainsi que certains parlementaires UMP) lui a alors emboîté le pas : la xénophobie et le racisme, jamais totalement absents, revenaient en force. Dans la foulée, on s’est empressé d’affirmer ouvertement un lien entre délinquance et immigration. Comme si Eric Zemmour, qui avait tenu les mêmes propos quelques mois auparavant, avait en fait été missionné pour préparer le terrain… Tout s’est mis en place pour diviser davantage la communauté nationale, utilisant la vieille méthode des boucs émissaires et semant la haine entre les communautés…
Evidemment, tout en désignant le maillon faible – les Roms et les gens du voyage – on n’a pas perdu de vue la principale cible : la communauté musulmane. Ainsi à Nantes, un Français de confession musulmane (né de parents étrangers), a été placé en garde à vue afin d’établir qu’il était polygame et qu’il fraudait les services sociaux. Et pendant ce temps, on habitue l’opinion publique française aux démantèlements de camps de Roms et aux démonstrations policières médiatisées dans une banlieue de Grenoble. Sans grands résultats dans ce dernier cas, puisque les interpellés ont été relâchés dès le lendemain, faute de preuves.
La France a ainsi beaucoup changé en peu de temps. Il y a d'abord la volonté de distinguer plusieurs catégories de Français en fonction de la nationalité de leurs parents, ou en fonction de leur ancienneté dans la nationalité française. Bien que les plus éminents juristes aient déjà fait savoir qu’une telle idée serait contraire à la Constitution, un projet de loi est prévu pour la rentrée. Il y a également la volonté d’habituer l’opinion française aux interventions policières et aux rafles contre certaines catégories nettement ciblées par le chef de l’État. Comment en effet appeler autrement ce qui est fait aux Roms ? Par ailleurs, l’expérience nous enseigne qu’après les Roms d’autres catégories pourraient suivre… Il y a enfin la volonté, en cultivant chaque jour la xénophobie, de faire diversion en essayant de faire oublier le chômage, la misère galopante, la crise économique (qui n’épargne que les riches donateurs de l’UMP), et les risques de guerre que court le monde…
Le risque majeur de guerre, situé aujourd’hui au Moyen-Orient (Liban, Syrie, Gaza), est causé par la volonté d’agression d’Israël contre la République islamique d’Iran. Les États-Unis et la France dirigée par Sarkozy sont les principaux complices du projet sioniste, à savoir : casser les pays et les peuples qui ne se soumettent pas à son dictat. Nous citerons par exemple l’installation d’une base militaire française à Abou Dhabi, face à l’Iran. D'autre part, la FINUL (force d’interposition entre le Liban et Israël), à laquelle participe la France, ne prend jamais acte des provocations israéliennes envers le Liban, mais veut perquisitionner les domiciles de citoyens libanais que les services secrets sionistes ont désignés : le Hezbollah est directement visé. Pour préparer l’opinion publique à une agression israélienne contre le Liban, la France a également organisé une simulation d’évacuation de ses ressortissants au Liban…
La France de Sarkozy et l’Union européenne, auxiliaires aux ordres d’Israël, ont pris des sanctions scandaleuses à l’encontre de la République islamique d’Iran, punissant ouvertement la population civile iranienne (gels d’avoirs iraniens, embargos sur toute une série de produits dits stratégiques mais qui ne le sont pas, refus d’atterrissage à des compagnies civiles iraniennes, etc.). Ces sanctions vont bien au-delà de celles votées par le Conseil de Sécurité, elles-mêmes totalement injustes. Qui a demandé à la France et à l’Union européenne de prendre ces sanctions ? L’USraël d’Obama et Netanyahou…
Voici donc le triste tableau de la Sarkozie en ce mois d’août. Scandales en tout genre aux plus hauts niveaux de l’État, argent insolent qui circule au service d'un clan qui s’est installé au pouvoir… Dans le même temps, nous observons une recrudescence de la xénophobie (la France est même dénoncée sur ce sujet par l’ONU !), la stigmatisation de la communauté musulmane, et l’arrogance envers les faibles et les pauvres, tout cela sur fond de préparatifs de guerres voulus par l’entité sioniste et son lobby en France. A ce propos, parmi les donateurs de l’UMP et ses bénéficiaires, combien y a-t-il d’antisionistes ? Aucun, tous soutiennent Israël dans ses crimes et ses agressions… Est-ce un hasard ?
Devant le Parlement cubain, ce samedi 7 août 2010, quatre ans après avoir cédé le pouvoir, le leader historique de la révolution cubaine Fidel Castro, 84 ans, a lancé un appel pour éviter une conflagration nucléaire entre les États-Unis et l’Iran. Il avait également évoqué ce risque dans une interview donnée à des journalistes vénézuéliens, et largement reprise par les chaînes de télévision latino-américaines.
Selon Fidel Castro, un conflit nucléaire entre les États-Unis et l’Iran, voulu par les Israéliens, est malheureusement probable. Bien que l’Iran ne cèdera jamais aux menaces, un processus incontrôlable pourrait se déclencher à partir d’un simple contrôle de navire iranien (comme le prévoient les nouvelles sanctions du Conseil de Sécurité), et mener au cataclysme nucléaire. Il ajoute en substance que les Israéliens pensent avoir persuadé Washington de déclencher cette guerre le moment venu.
D’après l'ancien leader cubain, tout dépend aujourd'hui d’un seul homme : le président Obama, qui en dernière analyse devra prendre ou non la terrible décision d’être à l’origine d’une guerre nucléaire pouvant causer 100 millions de morts. L'objectif primordial selon lui est d’éviter la guerre grâce à une opposition de toutes les grandes puissances. De ce fait, les Israéliens ne pourraient se permettre de tirer un seul missile de façon unilatérale.
En s’adressant aux députés cubains, Fidel Castro s’adressait en réalité à l’opinion publique mondiale et au Président Obama, qu’il considère quelque peu différent de ses prédécesseurs (« descendant d’Africains et de Blancs, de Mahométans et de Chrétiens »), le créditant de certaines qualités qui pourraient l’empêcher d’être à l’origine d’un suicide collectif. Nous remarquons la faible importance que les médias français, aux ordres du lobby sioniste, ont donnée à cet appel, comme s'ils avaient reçu pour principale mission d’endormir l’opinion publique en l’égarant avec l’affaire Woerth ou les perquisitions dans les banlieues de Grenoble… Cette anesthésie de l’opinion publique française fait partie, sans aucun doute, de la préparation psychologique à l’agression.
Fidel Castro, dont la longévité et l’expérience lui confèrent en politique un rôle de vieux sage, parlait-il en son nom propre, ou au nom d’autres chefs d’États qui voient venir la catastrophe voulue par Israël et le sionisme et ne comptent plus que sur Obama pour l’empêcher ? A-t-il voulu mettre en garde le président américain sur la responsabilité morale qu’il endosserait en obéissant aux ordres d’Israël, et en déclenchant une telle guerre nucléaire, ou a-t-il voulu l'avertir des dangers qu’il rencontrerait s’il venait à contrecarrer les plans du lobby sioniste ? Fidel Castro, qui était déjà au pouvoir quand le président John Fitzgerald Kennedy fut assassiné, s'exprime ici avec tout le poids de l’expérience !
Cet avertissement et cet appel du prestigieux dirigeant cubain sont peut-être les derniers avant que ne se produise le pire. C’est une raison de plus pour affirmer haut et fort sa solidarité avec la République islamique d’Iran et le Front de la résistance (Iran, Syrie, Liban, Hamas), et désigner le seul fauteur de guerre : l’USraël et son lobby au pouvoir en France. La détermination et la combativité restent les meilleurs moyens de stopper ceux qui, aussi bien à Tel Aviv qu’à Washington, pensent préserver leur domination mondiale en sacrifiant des dizaines de millions d’êtres humains.
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